‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 12 sur 168 · ANNE LI DE TU13IC0LE. — GHÉTOPTÈRE G · texte numérisé non relu

ANNE LI DE TU13IC0LE. — GHÉTOPTÈRE G

Les chambres communiquent entre elles par des orifices ménagés dans les cloisons.

Les chambres séparées par les cloisons sont, dans plusieurs segments, des espaces irréguliers avec diverticules dans les rames pédieuses. Dans la région inférieure, deux diverticules sont remarquablement grands et situés dans les rames dorsales, ils sont occupés par les organes segmentaires (fig. 339, f). Dans les trois derniers segments de la région moyenne, la séparation de ces trois cavités dans un même segment est plus complète (fig. 339, e).

La chambre médiane est occupée par le tube digestif, les latérales par les organes segmentaires.

Musculature. — C’est la seule partie résistante de l’animal. Chez la plupart des annélides polychètes, le tissu musculaire est groupé en quatre muscles, deux ventraux et deux dorsaux, qui s’étendent d’une extrémité à l’autre. Dans le Chétoptère la disposition varie suivant les régions.

Dans la région supérieure toutes les parois sont très musculaires, les faisceaux forment cependant à chaque face, à la face dorsale et surtout à la face ventrale, une bande épaisse qui représente les muscles dorsaux et ventraux des autres annélides. Les régions moyenne et inférieure possèdent deux gros muscles ventraux (fig. 339, c, d, e, /’), dont la coupe se montre sous forme de deux oves sur toutes les coupes transversales pratiquées dans ces régions. Ils diminuent progressivement pour se terminer en pointe à l’extrémité inférieure. Chemin faisant, ils fournissent des faisceaux aux rames ventrales et dorsales des pieds.

Appareil digestif. — Le tube digestif est situé sur la ligne médiane et va en ligne droite de la bouche à l’anus. La bouche en forme d’entonnoir est extraordinairement grande (fig. 329). Les conditions dans lesquelles vit l’animal expliquent ce grand développement : emprisonné dans son tube, le chétoptère est dépourvu d'organes de préhension comparables à ceux des Serpuliens ou des Térébelliens, l’orifice buccal s’est développé pour mieux remplir la fonction.

Le diamètre de la bouche est sensiblement supérieur à celui du tube digestif.

L’entonnoir buccal d’un rouge brunâtre est tapissé sur toute sa surface par un épithélium à cils vibratiles. L’action de ces cils, jointe à celle des gouttières vibratiles indiquées précédemment, fait que les particules en suspension dans le courant d’eau qui traverse le tube, sont entraînées dans l’appareil digestif.

Celui-ci, dans la région supérieure, est maintenu en place par les épaisses cloisons qui limitent les segments. Dans la région moyenne, il est coloré en vert foncé et est irrégulièrement boursouflé. Ces replis sont nécessités par l’allongement considérable que peut atteindre cette région. Au niveau des trois palettes dorsales il se dilate pour remplir la chambre centrale de chacune de ces palettes et se rétrécit fortement pour passer d’une palette dans l’autre. Dans la région inférieure il conserve sa teinte verdâtre et présente encore, mais moins accusés, des rendements dans chaque segment.

Il est composé de deux couches : une interne, épithéliale, une externe cellulo-musculaire. La couche épithéliale formée de cellules allongées présente, surtout dans

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