‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 24 sur 168 · GÉNÉRALITÉS SUR LES T H 0 R A C 0 S T II A C É S · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR LES T H 0 R A C 0 S T II A C É S

sance aux Birgus. Le céphalothorax montre les mêmes régions, » l’abdomen est aussi large que la carapace, l’antenne est dépourvue d’écaille, le telson est réduit et la sixième patte abdominale, éloignée de la fourche caudale, présente une atrophie évidente. Mais le faciès général rappelle davantage celui des Brachyures avec une conformation absolument originale de l’antennule.

On peut supposer que c’est d’un prototype très rapproché des Ilippiens que dérivent les Porcellama , Lilhodes , Dromia , Ilomola et Dorippiens, c’est-à-dire les Brachyures inférieurs ou Notopodes. A mesure que l’on examine ces diverses formes, on constate l’établissement de plus en plus accentué du type vraiment brachyure :

1° La réduction des rames abdominales par rapport au telson et leur indépendance de cette pièce, indiquée chez les Ilippiens, se retrouve dans les Porcellanés dont la sixième patte disposée en éventail est plus courte que le telson. Dans les Dromies, il y a un degré de plus : l’abdomen montre deux petites pièces cornées qui font quelque peu saillie et représentent le reste atrophié de la 6e patte. Dans les types voisins (Homola, Lithodes, Lomis, Dorippa) il n’existe plus aucun vestige d’appendices appartenant au dernier somite. Cette disparition, déjà acquise dans les Notopodes supérieurs, se constate sans exception dans tous les autres Brachyures (Oxystomes, Oxyrhynques, Cyclométopes et Catométopes).

2° Les six segments de Y abdomen sont plus ou moins reployés sous le plastron, mais ils sont encore tous distincts et la soudure des somites ne commence pas avant les Oxystomes;

3° Les appendices de la même région existent tantôt sur les divers anneaux, tantôt sur certains d’entre eux; et on remarque que quelquefois leur distribution reproduit exactement celle qui se constate dans les Brachyures supérieurs, c’est-à-dire que le mâle porte des pattes seulement sur les deux premiers anneaux et la femelle sur les II, III, IV et V segments ;

4° Le faciès de la carapace, tantôt ovale arrondi (Porcellana), tantôt triangulaire (Lithodes), parfois quadrangulaire (Dromie) ou presque quadrilatère (Dorippe), rappelle celui du céphalo-

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thorax des Brachyures supérieurs avec l’indication des régions principales ;

5° L’antennule ne se loge pas dans une fosse dont la présence est caractéristique des vrais Brachyures et qui commence à se délimiter cependant dans les Dromies et les Dorippes. Mais, même dans ces derniers, elle ne peut se reployer complètement dans la fosse, par suite de son développement encore trop grand.

Avec les Oxystomes ( Ranina , Leucosia , Ebalia , Calappa ) se réalisent les modifications dessinées dans les Notopodes. L’abdomen qui dans ces derniers commence à se réduire, c’est-à-dire à se concentrer, est encore muni de six somites distincts dans Ranina. La concentration se manifeste dans Ebalia Pennantn femelle, par exemple ; les deux premiers segments sont absolument indépendants, mais les quatre autres se sont soudés en une seule plaque. Cependant les lignes de soudure sont encore visibles dans cette espèce ; elles disparaissent dans E. Cranchii où la fusion est complète. Dans le mâle de la même espèce, il y a tantôt 6, tantôt 4 anneaux, par suite de la soudure ou non des IIe, IIIe, IVe segments. Dans Calappa, l’abdomen de la femelle comprend 6 anneaux ; celui du mâle, 4.

D’autre part, l’abdomen se reploie en entier contre le plastron, sauf dans Ranina. Il porte généralement une seule patte dans le mâle et 4 dans la femelle (II, III, IV et V anneaux).

En troisième lieu, la carapace est plus ou moins circulaire, quelquefois élargie ou triangulaire , avec délimitation des régions nombreuses qui existent dans les Oxyrhynques, Cyclométopes et Catométopes. Ces régions sont typiquement les suivantes : régions orbitaires, lobes protogastriques, épigastriques, hépatiques, mésogastrique, métagastriques, urogastrique, épibranchiaux, mésobranchiaux, métabranchiaux, cardiaque antérieur et cardiaque postérieur.

Enfin, si l’antennule ne peut se rabattre sous le front dans Ranina, elle le peut et se rabat dans une fosse chez les autres Oxystomes. Cette fosse et l’antennule ne diffèrent pas de ce qu’elles sont dans les Brachyures supérieurs. De même, la réduction si originale de l’antenne et propre à ces trois tribus, commence dans les Oxystomes. v

T II Ü R A COSTRACES.

— l’écrevisse

En définitive, les Oxystomes sont une accentuation du type notopode et réalisent la plupart des caractères principaux des Brachyures supérieurs. Ceux-ci offrent des différenciations très variées, mais secondaires qui ne peuvent trouver place ici.

Toutefois il convient d’indiquer que les Notopodes ont un appareil respiratoire affectant deux manières d’être. L’une est ordinaire; elle existe dans les Porcellana, Lithodes, Dromie et Ethusa; l’autre, originale, se trouve chez les Dorippes. La première se continue, par les Oxystomes, chez les Calappiens et se remarque dans tous les Brachyures supérieurs; la seconde se rencontre seulement dans quelques Oxystomes (Ranina et Leucosiens).

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