‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 102 sur 139 · R I I A R D 0 C OE LES · texte numérisé non relu

R I I A R D 0 C OE LES

LE GYRATOR

vers la couche musculaire résistante et serrée, pénètrent sous forme de gouttelettes dans la couche épithéliale dont elles soulèvent peu à peu la surface, la disjoignent bientôt, la crèvent enfin et se mêlent alors au liquide ambiant, après s’être quelquefois grossies par leur fusion avec d'autres gouttelettes voisines. Dans les coupes faites après déshydratation , on ne trouve pas trace de ces gouttelettes ou vacuoles.

Il existe, dans les téguments, des glandes muqueuses piriformes dont les extrémités renflées dépassent, le plus souvent, l’épaisseur de l’épithélium et plongent dans les tissus sous-jacents. Sur le vivant, elles présentent des granulations réfringentes. Ces glandes viennent s’ouvrir, par leur extrémité amincie, à la surface cutanée. Dans certaines observations heureuses, faites sur le vivant, on peut voir la surface du corps constellée d’une infinité de petits pores qui sont les orifices de ces glandes.

Il est à remarquer que l’épithélium cutané ne contient ni rhabdites, ni organes urticants, organes qui sont si généralement présents dans la peau des Rhabdocœlides.

Sous l’épithélium cilié se trouve une double enveloppe musculaire composée d’une couche externe de fibres longitudinales (fig. 203, f. I.) et d’une couche interne de fibres annulaires (fig. 203, f. c.).

L’acide nitrique convenablement étendu d’eau met ces fibres en parfaite évidence.

Ep., épithélium vibratile. — u., vacuoles ou gouttelettes liquides.— f.

fibres longitudinales. — f. c., fibres circulaires.

Z 0 0 L 0 (1 1 E D E S G Itl P T I V E

Dans le paragraphe consacré à la trompe, nous décrirons les muscles propres à cet organe, bien que dépendant de l’enveloppe musculaire cutanée.

Mésenchyme. — Sous l’enveloppe musculo-cutanée se trouve un tissu conjonctif aréolaire qui remplit tous les

intervalles libres entre les divers organes.

C'est un réticulum de fibres conjonctives dans lequel on observe de nombreuses cellules.

Les lacunes de ce tissu aréolaire sont remplies par un liquide qui tend à s'échapper à la périphérie, à travers les téguments, lorsqu’on comprime l’animal. Elles contiennent aussi quelques éléments figurés, rappelant les cellules embryonnaires si nombreuses dans les points où se constituent les organes dans l’embryon. On peut donner à ce liquide le nom d’hémolymphe.

Ces lacunes ne peuvent pas être considérées comme représentant une cavité cœlomique plus ou moins oblitérée, car le cœlome est une cavité ou un ensemble de cavités ou lacunes creusées dans le mésoderme et tapissées par des cellules d’origine mésodermique. Or, le Gyrator , comme les Platodes et les Cnidaires, est dépourvu de mésoderne ; il est donc acœlomate .

A cette occasion, je crois utile de donner ici la définition du mésoderme et des mésenchymes, formations que l’on confond trop souvent.

Le mésoderme apparaît sous forme de bourgeons pairs, creux ou massifs, constitués parfois chacun par une seule

Page 1