‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 103 sur 139 · H II A B D 0 C OK L E S · texte numérisé non relu

H II A B D 0 C OK L E S

LE GYRATOR

cellule initiale, qui se constituent aux dépens de l'endoderme, dans le voisinage du blastopore, et qui s’intercalent entre l’endoderme et l'ectoderme.

Les mésenchymes se forment aux dépens de cellules d’origine ectodermique, ou endodermique, ou mésodermique, ou à la fois mésodermique et endodermique, qui se séparent isolément de l’un ou de l’autre des trois feuillets blastodermiques, en des points très variables, et émigrent de façon à constituer un pseudo-mésoderme ou à renforcer le mésoderme vrai.

Il y a donc lieu de distinguer des mésenchymes d’origine ectodermique, endodermique ou mésodermique. Le mésenchyme du Gyrator , comme celui des Turbellariés en général, est d’origine ectodermique.

Description de la trompe. — Dans le paragraphe consacré à l’éthologie et aux mœurs, nous avons vu l’usage que fait le Gyrator de sa trompe. Voyons maintenant l’anatomie de cet organe.

C’est un organe musculeux, cylindrique, mais d'un diamètre un peu plus grand à sa base qu’à sa pointe libre.

On peut y distinguer deux parties : la pointe ou cône préhenseur (fîg. 205, Tr) et la base (fig. 205, TV), deux .ou trois fois plus longue que la première.

Le cône préhenseur est la partie de la trompe qui est libre dans la gaine proboscidienne (fîg. 205, G. tr.). Il est recouvert par un épithélium épais, non vibratile, et renfermant des organes en forme de bâtonnets ou rhabdîtes (fig. 206, Ep). C’est le seul point du corps du Gyrator , où l’on rencontre de pareils organes qui sont si généralement répandus dans les téguments des autres Rhabdocœles.

Il est probable que les rhabdites du cône préhenseur de la trompe jouent un rôle analogue à celui des rhabdites qu’on trouve dans les papilles adhésives de l’extrémité postérieure des Macrostoma et des Stenostoma , par

exemple.

Il est admissible, d’autre part, que la trompe peut encore adhérer au Gopépode dont le Gyrator fait sa proie , en agissant à la manière d'une ventouse. Le cône préhenseur peut en effet s’invaginer, comme le montre la figure 206, B.

L’épithélium du cône préhenseur de la trompe est en continuité avec l’épithélium de la gaine proboscidienne (fig. 206, ep’). Ce dernier est notablement plus mince, il ne renferme pas de rhabdites et se continue IuLmême avec l’épithélium cilié des téguments.

La masse musculaire , qui constitue la base et la partie la plus volumineuse de la trompe (fig. 205, 7V), n’est pas revêtue par un épithélium. Elle est plongée dans le mésenchyme et est constituée par une lamelle musculaire limitante (fig. 207, m. ext.) et par de nombreux muscles longitudinaux (fig. 206 et 207, M).

A la base de la trompe se trouvent quelques cellules glandulaires (fig. 205, gl.).

La trompe est fixée aux téguments par des muscles sus-

Fig. 205.

Trompe.

O., orifice proboscidien. — G. tr., gaine proboscidienne. — Tr., cône préhenseur de la trompe. — Tr'., masse musculaire de la trompe. — m., muscles suspenseurs. — ml., muscles rétracteurs de la trompe. — gl., glandes. — M., mésenchyme. — p, p , p., points d’insertion des muscles longitudinaux.

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