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LE GYRATOR
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penseurs (fig. 205, m.), qui s’insèrent à sa base et à la limite entre le cône préhenseur et la masse musculaire.
Fig. 206.
Coupes longitudinales de la trompe.
A, à l’ctat normal . — B, invaginée. — Ep , épithélium de la trompe, —ep'., épithélium de la gaine proboscidienne. — M . , masse musculaire.
11 existe quatre longs muscles rétracteurs de la trompe (fig. 205, m. L, et fig. 208, m./.), qui s’insèrent, d’une part, sur la masse musculaire de la trompe et, d’autre part, à la partie postérieure et \7entrale du corps. C’est la contraction de ces muscles qui fait que le Gyrator se courbe en arc lorsqu’il saisit sa proie, rapprochant ainsi la partie caudale qui porte l'aiguillon de l'extrémité céphalique qui contient la trompe, véritable organe de préhension.
Il existe encore d'autres muscles longitudinaux qu’il
convient de décrire ici, bien qu'ils ne s'insèrent pas sur la trompe. Ce sont des rétracteurs de l’extrémité antérieure
Fig. 207.
Coupe un peu oblique de la trompe.
M., masse musculaire, — m. ext., lamelle musculaire externe (d’après L. von Graff.
du corps. Ils s’insèrent d’une part aux téguments (fig. 205, p, p, p). et, d’autre part, vers la région moyenne du corps.
En se contractant, ces muscles entraînent les points du tégument où ils s’insèrent, et produisent une double et souvent même une triple invagination de la partie céphalique qui peut ainsi rentrer dans le corps, à peu près à la manière des différentes pièces de la lunette astronomique. Ils peuvent aussi concourir à courber le corps au moment de la préhension.
La contraction des différents muscles de l’appareil proboscidien et de la partie antérieure du corps a encore pour effet, avec le concours de la musculature des téguments, de diminuer le volume du corps du Gyrator, de comprimer les liquides de l’organisme, et, ainsi, d’assurer l’adhérence du cône proboscidien sorti de sa gaine. La masse musculaire de la trompe peut ainsi être comparée au piston cylindrique d’une presse hydraulique.
Description de l’appareil digestif. — L’appareil digestif comprend un pharynx contenu en partie dans une gaine, des glandes œsophagiennes, un œsophage et un intestin ou estomac.
La gaine pharyngienne est formée par une invagination des téguments et est tapissée par conséquent par un épithélium. Celui-ci s’amincit à mesure qu’il se rapproche du pharynx. Cet épithélium recouvre également la partie distale du pharynx et se réfléchit à l’intérieur de cet organe pour former son revêtement interne.
Des muscles rétracteurs (fig. 209, m.) s'insèrent à la base de la gaine pharyngienne.
RH ABDOCOELES. — LE GYRATOR
Le pharynx est à peu près sphérique et réalise le type désigné par L. von Graff sous le nom de pharynx rosulatus.
Il présente deux ouvertures opposées pouvant se fermer par un sphincter.
Son axe est légèrement oblique d’arrière en avant, de sorte que l’ouverture distale est un peu antérieure par rapport à l'orifice proximal ou œsophagien.
Une coupe transversale du pharynx montre qu’il est constitué par un épithélium interne (fig. 210, Ep.), entouré d’une couche de fibres musculaires circulaires internes (fig. 210, F.c.
int.). Puis viennent des fibres longitudinales (fig. 210,
F. L). Extérieurement, si nous ne tenons pas compte du revêtement épithélial qui ne recouvre que la portion distale libre dans la gaine pharyngienne, le pharynx est limité par une couche
musculaire de fibres circulaires (fig. 210, F. c. ext.). De nombreuses fibres radiaires (fig. 210, F. r.) s’insèrent,
Fig. 208.
Coupe sagittale schématique du Gyrator.
T( /., téguments. — A/., mésenchyme.
— 7., intestin. — B bouche. — Ph., pharynx. — G. ph., gaine pharyngienne.
— O., pore proboscidien. — TV., trompe. — G. tr., gaine proboscidienne.
— w?., muscles suspenseurs de la trompe.
— m. I., muscles rétracteurs de la trompe. — C., cerveau. — T., testicule.
— L., glande lécithogène. — F. s., vésicule séminale. — B. s ., receptaculum seminis. — A., aiguillon. — gl ., glandes.
— gl. v., glande venimeuse.
d’une part, sur la couche musculaire interne et, d’autre
part, sur la couche musculaire externe.
Entre les fibres radiaires se trouvent de grosses cellules (fig. 210, C.), granuleuses, d'aspect glandulaire, qui, fortement renflées à la périphérie, s’amincissent graduellement à mesure qu’elles se rapprochent de la couche annulaire interne et semblent devoir s’ouvrir dans la lumière du pharynx.
Les fibres annulaires internes sont particulièrement importantes autour des deux orifices pharyngiens où elles constituent un sphincter avec les fibres radiaires.
Cette structure du pharynx explique les mouvements qu’il exécute et que l’on peut observer directement sur le vivant. Ce pharynx fonctionne à la manière d’une pompe aspirante et foulante. Le sphincter oesophagien ou proximal étant fermé et le sphincter buccal ou distal étant ouvert, le pharynx se dilate. Il en résulte une aspiration qui fait affluer, dans sa lumière, les éléments solides et liquides du corps
Fig. 210.
Coupe transversale du pharynx
Ep., épithélium. — F. c. int., fibres circulaires internes. — Fl., fibres longitudinales. — Fr., fibres radiaires. — F. c. ext fibres circulaires externes. — C ., cellules.
Fig. 209.
Pharynx .
Ph., pharynx. — B., bouche. — G., gaine pharyngienne. — gl., glandes. — Œ ., œsophage. — Ep., épithélium tcgumentaire. ■ — m muscles rétracteurs.