‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 105 sur 139 · LE G IR AT OR · texte numérisé non relu

LE G IR AT OR

de l’animal dont le Gyralor se nourrit. Puis le sphincter distal se ferme, le sphincter proximal se dilate, en même temps le pharynx se contracte et les aliments sont refoulés dans l’oesophage. Tel est le jeu de cet organe.

L 'œsophage (fig. 209, œ.) est un tube cylindrique, excessivement court, qui est intermédiaire entre la lumière du pharynx et la cavité intestinale. 11 est tapissé, comme le pharynx, par un épithélium aplati qui passe rapidement à l’épithélium columnaire de l’intestin.

Autour de l’orifice œsophagien du pharynx se trouve une collerette de cellules glandulaires (fig.

209, gl.), que l’on pourrait désigner sous le nom de glandes salivaires ou glandes œsophagiennes, pour les distinguer des cellules contenues dans le pharynx et auxquelles il convient de réserver le nom de cellules ou glandes pharyngiennes.

Les cellules glandulaires œsophagiennes déversent leur produit dans l’œsophage.

L 'intestin est un vaste sac qui s'étend depuis le cerveau jusqu’au receptaculum seminis. Dorsalement il est appliqué contre les téguments (fig. 208, 7), dont il n’est séparé que par une mince couche de mésenchyme. Ventralement et latéralement, il se moule sur tous les organes. Il ne présente pas d’autre orifice que l’orifice œsophagien. . >

Dans les jeunes embryons, l'intestin remplit presque tout le corps. Mais, à mesure que les organes de la repro-

Fig. 211.

Cellules épithéliales de l’intestin.

duction se développent, il est rejeté vers la partie dorsale et légèrement à droite.

L’intestin est formé par un épithélium très columnaire (fig. 211). Ses cellules, polyédriques à leur base par pression réciproque, ont au contraire une extrémité libre, distale, renflée et de forme très irrégulière , qui paraît présenter des mouvements amœboïdes. Ces cellules possèdent un beau noyau à leur base et ont un contenu fortement granuleux. Elles absorbent par phagocytose.

La base des cellules intestinales repose directement sur une mince couche qui doit être considérée comme une condensation du mésenchyme.

Respiration et circulation. — La respiration n’est pas localisée. Elle se fait par toutes les surfaces libres de l’animal en contact avec l’eau : les téguments ciliés d’abord et aussi sans doute, dans une certaine mesure, la surface intestinale.

Ainsi que chez les autres Rhabdocœlides, il n’y a ici aucune trace d’organe circulatoire.

Description du système nerveux et des organes des sens. — Le Cerveau est situé en arrière de la trompe (fig. 201 et 208, C.) et est entouré de toutes parts par le mésenchyme.

Il peut être considéré comme formé par deux ganglions qui se seraient soudés sur la ligne médiane ; il présente, en effet, sur cette ligne une légère échancrure en avant et en arrière.

A part de légères irrégularités, il peut être représenté schématiquement par un carré d’environ 214 a de coté,

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