T RI CL AD ES
PLANAIRE BLANCHE
la face dorsale du corps (fi g. 234, C. o.). Ces pores sont plus ou moins symétriquement situés à droite et à gauche. Il semble en exister une paire en arrière du cerveau, une autre paire un peu plus en arrière, et deux paires dans la région des organes copulateurs.
Aux points qui correspondent aux orifices externes, le canal collecteur s’élargit, devient tordu et se dirige vers la face dorsale où l’on peut le suivre jusqu’à l’épiderme. Avant de s’ouvrir au dehors, il forme une faible dilatation qui se rétrécit bientôt de nouveau. Sur des coupes transversales, Jijima a pu voir que ces canaux dorsaux percent la membrane basale et arrivent à la base des cellules épidermiques où ils se dérobent à l’investigation.
Le contenu des canaux excréteurs est un liquide incolore contenant quelques granulations.
Description des organes génitaux. — La Planaire blanche, comme tous les Triclades, est hermaphrodite; elle est protérandre.
Nous étudierons successivement les organes mâles qu i arrivent les premiers à maturité, puis les organes femelles, enfin le cloaque génital.
Organes males. — Les organes mâles comprennent les testicules, les canaux déférents, le pénis.
Testicules. — Les testicules sont des vésicules arrondies, très nombreuses, disséminées dans le mésenchyme
depuis la région des ovaires jusqu’à l’extrémité postérieure (fig. 238, T). On les trouve aussi bien au-dessus qu’au-dessous de l’appareil digestif (fig. 235, T .).
Au début, les testicules sont des amas cellulaires solides
dépendant du mésenchyme. La formation des spermatozoïdes apparaît d’abord au centre de ces amas cellulaires. En même temps il se constitue en ce point une cavité dans laquelle il est aisé de suivre les phases de la spermatogénèse. Cette cavité n’a pas de paroi propre, elle est pourtant tapissée par des cellules, mais celles-ci sont elles-
Fig. 235.
Portion d’une coupe transversale.
/., rameaux gastriques. — N., nerf longitudinal. — Ôd.,oviducte — gesticules. — L ., lécithogènes. — gl. m. , glandes muqueuses. — d/., mésenchyme.
— m. d. v., muscles dorso-ventraux.
Fig. 236.
Coupe transversale d’un canal déférent.
C., cellules de la paroi. — il/., mésenchyme. — O., orifice par lequel pénètrent des spermatozoïdes.^ — 5jo., spermatozoïdes.
mêmes des spermatogonies et des spermatocytes. A la périphérie on ne constate que du mésenchyme seulement un peu plus condensé, comme toujours au contact immédiat des organes, et constituant ce que Jijima nomme une tunica propria.
Les spermatozoïdes mûrs sont des filaments très fins et très longs. Ils sont éjaculés en petites masses ayant la forme de larmes bataviques.
Lorsque tous les spermatocytes d’une vésicule testiculaire ont évolué en spermatozoïdes, ceux-ci forment un amas dans une lacune du mésenchyme, sans qu’il soit possible de trouver trace d’un canal excréteur.
Je crois avec Jijima que les spermatozoïdes arrivent
TRICLADES. — PLANAIRE BLANCHE 513
aux canaux déférents par les interstices du mésenchyme, d’autant plus qu'à la maturité des organes mâles, les spermatozoïdes sont répandus un peu partout dans le mésenchyme.
Canaux déférents. — Les canaux déférents sont au nombre de deux, situés de chaque côté de la gaine du pharynx, en dedans des nerfs longitudinaux et des oviductes et en dessous de l'appareil digestif. Ce sont deux canaux sinueux (fig. 237 et 238, cd.) qui n’atteignent pas tout à fait en avant le point d’insertion du pharynx et qui, en arrière, convergent vers la ligne médiane pour s’ouvrir, sans se fusionner, dans la partie renflée du pénis. Leur extrémité antérieure, ordinairement plus large, parait se terminer en cul-de-sac.
La paroi des canaux déférents n’est pas musculeuse, elle est formée par des cellules épithéliales peu élevées, non ciliées, qui s’aplatissent quand les canaux sont dilatés par le sperme. Du côté ventral, les canaux déférents présentent de nombreux orifices par lesquels pénètrent les spermatozoïdes (fig. 236).
Pénis. — Le pénis ou organe copulateur mâle présente une cavité spacieuse, il est presque sphérique et son extrémité libre est seulement légèrement étirée. La cavité (fig. 237, C) reçoit les deux canaux déférents. Elle est tapissée intérieurement par un épithélium glandulaire formant de nombreuses papilles contenant des granulations arrondies.
L’épithélium est entouré extérieurement par un épais feutrage défibrés musculaires qui sont en continuité avec la musculature de la gaine du pénis et celle de la partie
conique du pénis. Cette couche musculaire est entourée par le mésenchyme.
La cavité du pénis reçoit le produit de nombreuses cel-
Fig. 237.
Appareil génital.
C. d ., canaux déférents. — C., cavité du pénis. — P., partie invaginée du pénis. — C. p., partie conique du pénis. — G. p., gaine du pénis. — Gl. p., glandes •du pénis. — U ., utérus. — c. u canal utérin. — B. e., bourse copulatrice. — Od ., oviductes. — O. c., oviducte commun. — Gl. a., glandes albumineuses. — ■Cl. g., cloaque génital. — Ô 9’ orifice génital.
Iules glandulaires (tig. 237 Gl.p.) à canal très allongé. Ces glandes du pénis sont un peu ramifiées à leur extrémité périphérique, elles sont disposées radiairement autour de la cavité du pénis dont elles traversent la couche musculaire pour venir s’ouvrir entre les papilles de l’épithé-