T R E M E L L AIR E
Il ne peut être étudié en détail que par la méthode des coupes.
Le canal commun (iig. 266, c. c .), qui résulte de la fusion des deux canaux déférents (fig. 266, c. d .), passe insensiblement à l'organe vésiculeux. Il est en outre revêtu d’une
Fig. 266.
Organes copulateurs mâle et femelle. Coupe sagittale schématique
(d’après Lang).
b. P., base du pénis dévaginé. — c. c., canal commun. — c. d ., canaux déférents. — c. gl. coq., conduit des glandes coquillières. — cl., cloison. — ép., épithélium. — gl. coq., glandes coquillières. — gl. gr., glandes granuleuses. — g. P., gaine du pénis. — m., musculature. — o. c. d., orifice des canaux déférents dans l’organe copulateur mâle. — org . adh., organe adhésif. — org. c., organe copulateur femelle. — P., pointe du pénis dévaginé. — pr. P , protracleur du pénis. — r. t., muscles rétracteurs. — ut., orifice des utérus dans l’organe copulateur. — v. gl. gr., vésicule des glandes granuleuses. — v. s., vésicule séminale. — (J) . Orifice mâle. — Q. Orifice femelle.
enveloppe musculeuse comme celui-ci et, pour ces raisons, il peut être considéré comme un prolongement de l’organe copulateur.
La structure de l’appareil copulateur mâle a été étudiée avec soin par Lang.
La grosse vésicule, qui extérieurement paraît simple, se montre, dans les coupes, constituée en réalité par deux vésicules’superposées, une supérieure dorsale plus gander
(fig. 266 et 267 v. s.) et une inférieure ou ventrale plus petite tig. 266 et 267, v. gl. gr.).
La cloison (fig. 266 et 267 cl.) qui sépare les deux compartiments de la grosse vésicule n'est pas horizontale,
mais concave en haut et convexe en bas, de sorte que la section transversale du compartiment supérieur (fig. 267,. v . s.) est circulaire, tandis que le compartiment inférieur (fig. 267, v. gl. gr.) présente une section en forme de croissant.
La cloison s'insère en avant sur la paroi de la vésicule musculeuse, mais elle ne s’étend pas tout à fait jusqu'à l’extrémité postérieure de cette vésicule (fig. 266, cl.) dont les- deux compartiments communiquent entre eux à l’extrémité la plus postérieure, au point où se trouve l’étroit orifice qui fait communiquer la vésicule avec la gaine du pénis (fig. 266, g. P.).
Histologiquement la cloison est constituée par deux assises superposées de cellules épithéliales plates. L'une de ces assises forme la paroi inférieure du grand compartiment dorsal de la vésicule, l'autre assise constitue la paroi supérieure du compartiment ventral. Cette cloison
rrc.t.
- TTL. O.
-v.gl.gr.
gl-9r-
Fig. 267.
Coupe transversale de copulateur mâle.
l’organe
v . s., vésicule séminale et amas de spermatozoïdes. — v. gl. g?'., vésicule des glandes granuleuses. — Ep épithélium vibratile. — ép., épithélium aplati. — cl. Cloison. — gl. gr., conduits sécréteurs des glandes granuleuses. — m. c. , couche de fibres musculaires circulaires. — m. I., couche de fibres musculaires longitudinales.
POLYCLADES. — THÉMELLAlKE . 5C9
doit donc être considérée comme un repli de l’épithélium de la vésicule musculeuse.
Le compartiment dorsal (fig. 266 et 267, v. s .) se continue en avant avec le canal commun (fig. 266, c. c.) et il renferme des amas de spermatozoïdes (fig. 267, v.s.). C’est donc la vésicule séminale de l'organe copulateur.
La vésicule séminale possède un épithélium aplati, semblable à celui de la cloison, mais formé seulement d’une seule assise de cellules.
Le compartiment ventral (fig. 266 et 267, v. gl. gr.) se termine en cul-de-sac à son extrémité antérieure.
Sa paroi dorsale est tapissée par l’épithélium aplati de la cloison, mais sa paroi ventrale est formée par un épithélium très élevé et vibratile dont les cellules, pourvues d’un noyau à leur base, sont fortement chargées de granulations. Celles-ci, qui sont des produits de sécrétion, ont la forme de bâtonnets ou de massues dont l’extrémité pointue est dirigée vers la lumière du compartiment ventral.
De nombreux conduits glandulaires (fig. 267, gl. gr.) viennent déverser leur produit dans le compartiment ventral de la vésicule. Ces conduits glandulaires débouchent principalement à la partie la plus postérieure de la vésicule (fig. 266, gl. gr.), au point où la vésicule communique par un étroit orifice avec la gaine du pénis. Là les conduits glandulaires sont extrêmement nombreux.
Ces conduits excréteurs traversent la paroi musculaire et correspondent chacun à une cellule glandulaire piriforme et à contenu granuleux, logée dans la région extracapsulaire.
Ces cellules sont désignées sous le nom de glandes granuleuses ou de glandes accessoires mâles.
Le compartiment inférieur de la vésicule, qui reçoit le produit de ces glandes, se nomme vésicule des glandes granuleuses.
Les deux réservoirs superposés de la vésicule ont une musculature commune (fig. 266, m.) qui consiste en une couche épaisse de libres musculaires circulaires (fig. 267, m. c.) et en une couche externe de fibres musculaires longitudinales (fig. 267, m. L). Ces deux couches musculaires renferment de nombreux noyaux disséminés, semblables aux noyaux du tissu mésenchymateux.
En arrière la vésicule qui vient d'être décrite se continue, au point où ses deux compartiments communiquent entre eux, avec la gaine du pénis (fig. 266, g. P.) par un orifice étroit.
La gaine du pénis n’est qu'une dilatation supérieure de l’étroit canal qui descend d’avant en arrière depuis la gaine du pénis jusqu’à l'orifice mâle, et qu’on appelle le duc tus ejaculatorius.
La gaine du pénis et le ductus ejaculatorius sont tapissés par un épithélium peu élevé et cilié.
Ce même épithélium revêt également la partie dilatée du canal qui fait suite immédiatement à l’orifice mâle et que l’on désigne sous le nom de anlrum masculinum (voy. fig. 266).
L’antrum masculinum, le ductus ejaculatorius et la gaine du pénis sont entourés par une couche de fibres musculaires circulaires comme la vésicule.
En outre, des fibres musculaires fortement développées s’attachent autour du ductus ejaculatorius et sur toute sa
POLYCLADES. — TRÉMELLAIRE
d’autre part sur les parois dorsale et ventrale du corps. Ce sont les rétracteurs du pénis.
Quant aux muscles longitudinaux que nous avons signalés dans la partie externe de la capsule musculaire de la vésicule (fig. 267, m. I), ils enveloppent l’appareil copulateur tout entier, à la manière d’un filet d’aérostat
Pénis invaginé (schéma de Lang).
ép., épithélium du corps. — m musculature de l’organe copulateur mâle, — v. .s., vésicule séminale. — o . fjl. f/r., vésicule des glandes granuleuses.
et toutes ses libres viennent s’insérer autour de l’antrum masculinum à la paroi ventrale du corps. Ces muscles sont désignés sous le nom de protracteurs du pénis.
Le ductus ejaculatorius ou pénis est susceptible de se dévaginer au dehors, ainsi qu’on peut l’observer sur l’animal vivant. Les figures 268 et 269 montrent que la gaine du pénis (fig. 268, 2-3) ou dilatation supérieure du ductus ejaculatorius n’existe que lorsque le pénis est invaginé.
Lors de la dévagination, elle disparaît et devient le canal central du pénis saillant, tandis que la paroi du