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ductus ejaculatorius qui est interne à l’état de repos forme, avec l’antrum masculinum, la paroi externe du pénis dévaginé (fig, 261, 1-2).
Tel est le mécanisme probable de l'extroversion du
pénis.
Les muscles pro tracteurs du pénis doivent jouer un
Fig. 2C9.
Pénis dévaginé (schéma de Làmg).
é/>., épithélium du corps. — m., musculature de l’organe copulateur mâle.
— v. s., vésicule séminale. — v. gl. gr., vésicule des glandes granuleuses.
rôle dans l’exstropliie du ductus ejaculatorius, et la contraction des muscles circulaires de la vésicule doit provoquer la sortie des spermatozoïdes et du produit des glandes granuleuses emmagasinés dans les deux compartiments de la vésicule.
On remarquera que le pénis dévaginé passe à travers les rétracteurs et que la contraction de ces libres musculaires doit ramener le pénis à sa position normale d’invagination.
Organes femelles. — Ovaires. — Les ovaires sont extrê-
POLYCLADES.
inement nombreux comme les testicules et, comme eux aussi, ils sont disséminés dans tout le mésoderme mésenchymateux du corps, depuis l’extrémité céphalique jusqu’à l’extrémité caudale, sauf dans la région médiane correspondant au pharynx et aux organes copulateurs.
On les observe, entre les diverses branches intestinales, disposés en séries plus ou moins régulières. Mais sur les
Fig. 270. — Ovaire.
ovd., oviducte.
coupes (fig. 262, ov.) on voit qu’ils sont situés dorsalement, tandis que les testicules sont ventraux.
Ce sont des capsules arrondies (fig. 270), plus ou moins ovoïdes, limitées par un épithélium aplati et dans ia cavité desquelles on observe des œufs nombreux à divers état de développement, ainsi que quelques tractus conjonctifs avec noyaux.
Les ovogonies se forment en un point de la paroi de la capsule ovarienne et aux dépens des cellules épithéliales de cette paroi. Ce point de prolifération est en général opposé à celui où l’ovaire se continue avec un oviducte.
Oviductes. — Chaque ovaire donne naissance à un
oviducte. Tous les oviductes s’anastomosent, formant un réseau en grande partie dorsal, et vont finalement aboutir aux deux utérus.
Les oviductes ont une paroi épithéliale ciliée ; le mouvement des cils dirige les œufs de l’ovaire vers l’utérus. Les oviductes, dans le voisinage immédiat de l’ovaire, ne possèdent pas toujours une lumière ; ils paraissent constitués au début par un cordon cellulaire plein.
Utérus. — Il y a deux utérus, un de chaque côté de la gaine pharyngienne. Ce sont deux larges canaux où s’accumulent et s’emmagasinent les œufs. Ils sont très apparents à l’œil nu quand ils sont distendus par les œufs. On les suit alors à partir de l’organe copulateur femelle, à droite et à gauche de l’organe mâle et de la gaine pharyngienne.
Ils sont situés à peu près sur les mêmes plans que les nerfs longitudinaux, mais du côté dorsal du corps (fig. 262, U). Toutefois, quand ils sont distendus par les œufs, ils s’étendent presque de la face dorsale à la face ventrale.
Dans le voisinage de l’organe copulateur femelle, ils s’amincissent et se rapprochent de la ligne médiane. Ils se dirigent alors un peu en arrière de l’organe copulateur, puis se recourbent en avant et se réunissent au point où ils s’ouvrent dans cet organe par un court canal commun (fig. 266, ut.).
Les utérus sont tapissés par un épithélium aplati, entouré extérieurement de quelques fibres musculaires circulaires. En étudiant une série de coupes transversales, on voit que, par place, la lumière de l’utérus est traversée par des septums longitudinaux.