Partie antérieure de l’appareil digestif
6., bouche. — ce., œsophage. — b. ce., bulbe œsophagien. — i. , commencement de l’intestin. — vestibule.
NÉMATODES. — l’aNGUILLULE
avec noyaux épars. La lumière de l’oesophage est étroite.
Le bulbe œsophagien (fig. 281, b. œ .) globuleux offre la même structure histologique que l’œsophage (fig. 280), seulement les fibres radiaires ne sont pas toutes perpendiculaires à l’axe de la lumière de l’organe; elles s’irradient
Fig. 282.
Coupe optique longitudinale du bulbe œsophagien (schématique).
œ . , œsophage. — lumière de l’appareil digestif. — c. int., cuticule interne
— d ., parties mobiles (dents). — en., parties immobiles jouant le rôle d’enclumes.
— ap. I. , parties élargies de la lumière. — m., muscles radiaires. — n., noyaux. — c. ext., enveloppe externe. — i. , intestin.
du centre, c’est-à-dire de l’appareil dentaire, vers la périphérie. En outre sa lumière a la forme d’un Y (fig. 281 et 282).
L 'appareil dentaire doit être étudié sur le vivant et sur les coupes. Sur le vivant on peut en étudier les mouvements et sur les coupes la structure.
En comprimant légèrement l’animal, il semble que la lumière du bulbe présente, au milieu de l’organe, deux
petits appendices latéraux, en forme de cæcums (fig. 282, ap. I.), et on constate que, lorsque le bulbe fonctionne, ce sont les lèvres antérieures de ces appendices cæcaux (fig. 282, d. d.) qui sont mobiles, tandis que les lèvres postérieures (fig. 282, en. en.) restent fixes.
Le mécanisme dès lors se comprend aisément. Les particules alimentaires sont broyées entre les pièces dures mobiles ou dents (fig. 282, d.) qui jouent le rôle de marteaux, et les pièces immobiles, également dures (fig. 282, en.) qui jouent le rôle d’enclumes. L’observation est rendue plus facile lorsqu’on nourrit les anguillules avec de la colle colorée avec de la poudre de carmin et qu’un grain de cette poudre est engagé dans l’appareil dentaire.
Pour se faire une idée plus exacte de la structure du bulbe œsophagien, il est indispensable d’étudier cet organe par la méthode des coupes.
L’étude des coupes transversales (fig. 280) montre que la lumière du bulbe œsophagien est en forme d’Y sur toute sa longueur, mais que cette lumière devient plus vaste vers le milieu du bulbe, point qui correspond à ce que nous avons appelé les dents ou marteaux et les enclumes.
Il y a donc en réalité trois dents : une dorsale (fig. 280, d. d.) et deux latérales ventrales (fig. 280, d. l.v.). Dès lors nous comprenons que ce qui, dans la coupe optique longitudinale (fig. 280, ap. L), nous apparaissait comme des appendices cæcaux n’est que la partie moyenne et élargie de la lumière du bulbe dont les bords, revêtus par une cuticule épaisse, constituent l’ensemble de ce qu'on nomme l’appareil dentaire.
Les dents, examinées avec un objectif à immersion,
NÉMATODES. — l’ANGUILLULE
offrent des stries qui justifient le nom qui leur est donné.
En arrière du bulbe œsophagien, le tube digestif présente un étranglement qui sépare le bulbe de l’intestin (fîg. 281, {.).
Les parois intestinales sont cellulaires et ne présentent pas de cils vibratiles. D’ailleurs l’absence complète des cils vibratiles à tous les stades du développement est un caractère des Nématodes.
L’intestin (fig. 278, i.) s’étend en ligne droite jusque vers l’extrémité postérieure , dorsalement situé , c’est-à-dire au-dessus du tube génital. Il apparaît avec une grande netteté surtout chez les individus cultivés dans de la colle à laquelle on a ajouté de la poudre fine de carmin ou d’indigo.
A l’extrémité postérieure, l’intestin est fermé par un sphincter (fîg.
283, sph.). En arrière de celui-ci se trouvent deux glandes rectales, l’une à droite et l’autre à gauche et qui, dans la figure 283 ( gl . r.) ont été représentées comme si l’une était dorsale et l’autre ventrale, afin que le dessin soit plus simple. Les glandes rectales droite et gauche sont représentées en place dans la figure 284 {gl. r. g. et gl. r. d.).
Le rectum (fig. 283, r.) est court, à lumière étroite, et il est revêtu intérieurement par une cuticule qui se continue avec la cuticule de la peau. Il est dirigé de haut en bas et