Partie postérieure de l’appareil digestif d’une femelle
intestin. — sph., sphincter rectal. — > r., rectum. — q ., queue. — an., anus. — gl. r., glandes rectales.
d’avant en arrière où il s’ouvre à l’origine de la queue (fig. 283, an.).
Respiration et circulation. — L’Anguillule du vinaigre, comme tous les Nématodes, est dépourvue d’organes de respiration et de circulation.
La respiration ne peut s’effectuer que par la surface cutanée et peut-être par la surface intestinale.
La cavité générale contient un liquide qu’on trouve coagulé dans les coupes.
Système nerveux et organes des sens. — Le système nerveux de l’Anguillule du vinaigre n’a pas été étudié. A cause de la petitesse de cette espèce on n’est pas encore parvenu à mettre en évidence les éléments nerveux qui doivent exister dans la couche hypodermique et dans ses épaississements longitudinaux.
On ne connaît pas à l’anguillule d’organes sensoriels.
Description des organes excréteurs. — Les organes excréteurs consistent en deux fins canaux longitudinaux qui sont logés, l’un à droite et l'autre à gauche, dans les champs latéraux (fig. 280, c. exc.). Ils sont aussi longs que les lignes latérales et se terminent en cul-de-sac à leurs deux extrémités.
Un peu en arrière du bulbe œsophagien, les deux tubes excréteurs latéraux se réunissent en un canal commun qui va déboucher au dehors sur la ligne médiane ventrale par le pore excréteur (fig. 278, p.).
Comme nous l'avons vu en étudiant les téguments, les deux champs latéraux paraissent formés par deux rangées
NEMATODES.
l’anguillule
de cellules (fig.280,n) plus ou moins fusionnées, et les canaux excréteurs sont vraisemblablement intracellulaires.
Le liquide contenu dans les canaux excréteurs est incolore et est sans doute rejeté en dehors par les contractions de l’enveloppe musculo- cutanée.
Les cellules phagocytaires que Nassonow et d’autres observateurs ont décrites chez quelques autres Nématodes, comme étant en relation avec l’appareil excréteur n’ont, pas pu être observées chez l’anguillule. Cette espèce est évidemment trop petite pour qu’on puisse songer à faire des injections dans la cavité du corps et, d'autre part, en les faisant vivre aussi longtemps que possible dans le carmin à l’alun, l’hématoxyline, etc., on n'observe aucune localisation de la matière colorante. Le résultat est le même quand on incorpore dans la colle, dans laquelle on élève les anguiilules, de la poudre très fine de carmin ou d’indigo. Dans ces conditions, les anguiilules ont l’intestin injecté en rouge ou en bleu, mais on ne voit pas de localisations de la matière colorante en dehors de l’intestin.
Description des organes génitaux. — Nous étudierons successivement les organes mâles et les organes femelles. Ces organes se trouvent sous l’appareil digestif.
Organes males. — Ils se composent d’un testicule, d’un canal déférent, d’un conduit éjaculateur et d’un organe copulateur.
Le testicule (fig. 278 et 284, t.) se trouve à une certaine distance en arrière.du bulbe œsophagien et replié ventralement. C'est un organe cellulaire qui produit les spermatomères. Il se dirige d’arrière en avant, puis se recourbe
Appareil génital mâle et ses connexions avec l'appareil digestif.
f., testicule. — • c. d., canal déférent. — c. éj., canal éjaculateur. — ^ , orifice mâle. — i., intestin. — s/»â., spliincter. — gl. r. g ., glande rectale gauche. — r. d., glande rectale droite. — r., rectum, — a., anus. — j9.s. jo., orifice de la poche des spiculés. — c/., cloaque. — <7., queue. — f. d., face dorsale. — f. v., face ventrale.
NÉMATODES. — l’ANGUILLULE 607
de bas en haut de façon à prendre une direction inverse d’avant en arrière.
Il passe alors au canal déférent (ï. ig. 278 et 284, c. d.) dans lequel on trouve successivement et d’avant en arrière des spermatogonies, des spermatocytes et enfin des spermatozoïdes.
Les spermatozoïdes recueillis dans les organes mâles ont la forme de cellules plus ou moins allongées, généralement renflées en massue dans la partie où se trouve le noyau (fig. 285).
La partie postérieure du canal déférent peut être désignée sous le nom de canal éjaculateur (fig. 284, c. éj.).
Les parois des canaux déférent et éjaculateur sont cellulaires. Si des fibres musculaires propres ne sont pas
observées dans la paroi du canal éjaculateur, ce canal est néanmoins susceptible d’être brusquement comprimé, comme nous le verrons plus loin.
Le conduit éjaculateur s’ouvre dans un cloaque (fig. 284, cl.) où débouchent égalementle rectum dorsalement (fig. 284, a.) et la poche des spiculés (fig. 284, p. sp.).
L'appareil copulateur comprend deux spiculés symétriques et une pièce accessoire formés de chitine, et une gaine ou poche des spiculés.
Les spiculés sont placés l’un à droite et l’autre à gauche du rectum et du canal éjaculateur qu’ils embrassent. Leurs pointes postérieures convergent l’une vers l’autre sur la
Fig. 286.
Appareil copulateur vu de face.
sp., spiculés. — p.
acc., pièce accessoire. — o. cl., orifice cloacal.
Fig. 285.
Spermatozoïdes.
Z O O L 0 G I E D E S C lt I P T 1 V E
ligne médiane ventrale. Leurs extrémités antérieures sont recourbées en crochet ventralement. Enfin les deux spiculés sont arqués, leur côté concave étant tourné vers la face ventrale. Il est encore à noter que sur le côté interne tourné vers le rectum, ils présentent une gouttière.
La pièce accessoire (fig. 286et288,/>. acc., et fig. 287 B)
est plus petite que les spiculés. Elle est située dorsalement au-dessus et en arrière du rectum. L’extrémité antérieure légèrement renflée se termine par une petite apophyse, et l’extrémité postérieure converge vers les pointes des spiculés. La pièce accessoire est légèrement arquée, son côté concave étant dirigé en avant et ventralement.
Les spiculés et la pièce accessoire sont indépendants l’un de l’autre, mais sont logés dans une gaine (fig. 288, g.) qui paraît être un diverticulum dorsal de la paroi cloacale (fig. 284, p. sp.).
Cette gaine et par suite les pièces chitineuses qu’elle contient sont actionnées par des muscles dont les uns (fig. 288, m. r.) vont s’insérer sur la face dorsale du corps et jouent le rôle de muscles rétracteurs , tandis que les autres (fig. 288, m. ext.) s’insèrent sur la face ventrale du corps et sont des muscles extenseurs.
Sous l’influence de ces muscles antagonistes, les spiculés peuvent faire saillie au dehors de l’orifice cloacal ou
A. Spiculé isolé. B. Pièce accessoire isolée.
NÉMATODES. — l’âNGÜILLULE
rentrer à l'intérieur de leur gaine. Assez souvent les spiculés sont saillants chez les individus qu’on a fixés par les réactifs.
Ces spiculés doivent sans doute jouer le rôle d’organes
Frg. 288.
Appareil copulateur vu de profil.
sp., spiculés. — p., acc. pièce accessoire. — g., poche ou gaine des spiculés.— m. r., muscles rétracteurs. — m. ext., muscles extenseurs. — intestin. — ql.r., glande rectale. — r., rectum. — an ., anus. — c. éj., canal éjaculateur. — orifice mâle. — o. cl., orifice cloacal. — f. v., face ventrale. — /’. d., face dorsale.
dilatateurs du vagin lors de l’accouplement. Lorsque leurs pointes sont projetées hors de 1 oritice cloacal, les branches recourbées se rapprochent l’une de l’autre en comprimant le canal éjaculateur, tandis que les pointes tendent à s'écarter.