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gnait. Les coupes faites à l'aide d’un rasoir mouillé avec de l’alcool sont portées ensuite dans l’eau où, en se gonflant, elles se débarrassent de la matière ayant servi à l’enrobement *.
Pour les objets délicats et surtout pour ceux qui renferment dans leur intérieur des cavités, tels que les petits animaux et les embryons, il est absolument nécessaire de les inclure avant de les couper, c’est-à-dire de les infiltrer d'une substance liquide qui, en se solidifiant, remplisse l’intérieur des cavités et pénètre même la substance des éléments, de manière à donner à toutes les parties une consistance à peu près uniforme et suffisante, permettant de les débiter en tranches très minces dans lesquelles les rapports naturels de tous les organes et de tous les éléments se trouvent exactement conservés.
Inclusions à la paraffine. — Les pièces convenablement déshydratées par l’alcool à 95° ou par l’alcool absolu doivent d’abord être pénétrées par un liquide dissolvant de la paraffine ; ce liquide sera le chloroforme, l’essence de bergamotte, le xylol ou l’essence de bois de cèdre.
Le passage de l’alcool au dissolvant de la paraffine doit se faire autant que possible graduellement ; on arrive à ce résultat en portant successivement la pièce dans des
i On peut donner plus de résistance à la pièce destinée à être coupée en l’imprégnant d’une solution sirupeuse de gomme arabique additionnée d'une petite quantité de glycérine. On laisse sécher la pièce jusqu’à ce qu’elle ait acquis la consistance du cartilage, et on peut alors la couper à l’aide du microtome Ranvier sans l’enrober en la calant simplement avec de la moelle de sureau. Les coupes sont mises dans l’eau pour les débarrasser de la gomme avant de les colorer.
mélanges d’alcool et de dissolvant, renfermant de moins en moins d’alcool pour arriver finalement au dissolvant pur. Un autre procédé consiste à mettre au fond d'un tube une certaine quantité de dissolvant à la surface de laquelle on verse doucement de l’alcool absolu ; la pièce, lorsqu’elle est de petites dimensions, est mise avec précaution dans la couche d’alcool absolu placée à la surface du liquide dissolvant dans lequel elle pénètre graduellement; lorsqu’elle est arrivée au fond du tube, elle est débarrassée de l’alcool.
Quand la pièce est bien pénétrée par l’hydrocarbure ou par le chloroforme, on la porte dans un bain de paraftine fusible à 36°, où elle séjourne un temps variable, suivant sa nature, puis dans un autre bain de paraffine fusible à 42°, et finalement dans la paraffine fusible à 52° ou 56°, où on ne la laisse que très peu de temps, et c’est dans cette paraffine que se fait l’inclusion.
Un autre procédé, qui convient mieux pour les tissus délicats, consiste à faire dissoudre de la paraffine dans l’hydrocarbure ou dans le chloroforme contenant l’objet et à laisser évaporer ces liquides à une température de 33° environ ; il faut naturellement que le dissolvant de la paraffine soit volatil.
La paraffine fondue contenant l’objet à inclure est coulée dans un moule quelconque, verre de montre, petite boîte en papier, ou mieux dans le moule à parois mobiles de Leuckart, et, pendant qu’elle est encore liquide, on oriente l’objet à l’aide d’une aiguille chauffée, afin qu’il occupe dans le bloc de paraffine refroidi une position connue et bien déterminée.
Pour les organes, les embryons et de petits animaux
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entiers, il est nécessaire d’avoir des coupes en séries, c'est-à-dire de récolter toutes les coupes de même épaisseur et de les conserver dans l’ordre suivant lequel elles ont été faites. Pour cela, on devra chercher à obtenir des coupes en chaînes ou en rubans, chaque coupe se collant d’elle-même par ses bords antérieur et postérieur à celle qui la précède et à celle qui la suit. On arrive à ce résultat en coupant le bloc de paraffine, après refroidissement, de manière à lui donner la forme d’un cube ou d’un parallélipipède et en le fixant sur le microtome, de telle sorte que l’une des faces du bloc se présente parallèlement au tranchant du rasoir.
On préférera toujours, même pour l’étude des tissus, les coupes en chaînes aux coupes isolées ; les premières se font, en effet, plus rapidement et se manipulent ensuite plus facilement, mais on ne peut obtenir ces coupes qu’à l’aide de microtomes spéciaux, et si l'on fait, comme dans le cas de l’enrobement, des coupes à main levée, on n’aura que des coupes isolées et d’épaisseur variable.
Les microtomes les plus employés sont ceux de Thoma, de Minot, le microtome à bascule de la « Cambridge scientific instrument Company » perfectionné par Henneguy et Yignal. Le microtome de Minot, et le microtome à bascule ne permettent que de couper des objets inclus dans la paraffine, et donnent des coupes en chaîne très régulières; le microtome de Thoma sert à couper après inclusion dans la paraffine ou dans une autre substance telle que le collodion, mais il est beaucoup moins rapide et moins régulier.
Les rubans de coupes obtenus sont divisés en tronçons qui sont collés sur des porte-objets, et les coupes seront
ensuite colorées et montées en préparations permanentes. *
A cet effet, on étale, à l’aide d’un pinceau, une couche aussi mince que possible d’albumine de Mayer1, sur le porte-objet, puis on laisse tomber sur celui-ci quelques gouttes d’eau distillée qu’on étale avec un agitateur tenu horizontalement. Les coupes sont ensuite disposées en séries à la surface de la couche d’eau. La lame de verre est portée à une température de 45°. En quelques instants, les coupes se déplissent et s'étalent complètement sur le porte-objet. Celui-ci est alors porté dans une étuve dont la température ne dépasse pas 40°. Au bout d’un quart d’heure toute l’eau est évaporée ; on peut alors chauffer la lame de verre à 75 et 80° pour coaguler l’albumine ou attendre au lendemain afin que les coupes soient devenues bien adhérentes. On verse sur le porte-objet une certaine quantité de xylol qui dissout la paraffine, puis de l’alcool absolu qui enlève le xylol, et enfin de l’eau distillée pour enlever les traces de glycérine provenant de l’albumine de Mayer, et qui restaient sur la lame de verre. On procède ensuite à la coloration.
Inclusions au collodion . — Pour certains tissus (tissu conjonctif dense, muscles utérins, etc.), qui deviennent durs et cassants dans la paraffine, ou bien pour les pièces volumineuses qui ne se laissent pas pénétrer par cette substance, l’inclusion dans le collodion pharmaceutique, ou dans la celloïdine dissoute dans un mélange à parties égales d’éther et d'alcool absolu doit être employée.
1 Albumine de Mayer. On prend un blanc d’œuf, on y ajoute un peu d’une solution de salicylate de soude et on filtre. Au liquide filtré on ajoute un volume de glycérine et encore un peu de salicylate ou un autre antiseptique.