‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 57 sur 139 · L A C 0 M A T IJ L E · texte numérisé non relu

L A C 0 M A T IJ L E

p<3rd au milieu des petits mésentères du cœlome, la cavité ventrale (la cloison verticale ayant disparu un peu avant que le bras ne rejoigne le disque) poursuit sa route jusque vers le centre du disque et là communique largement avec la grande cavité axiale.

Corbeilles vibratiles. — Les corbeilles vibratiles sont des modifications de l’épithélium cœlomique de la cavité inférieure des bras et des pinnules, situées toujours sur la partie médiane et dorsale de cette cavité : ce sont de petits enfoncements hémisphériques (tig. 104), tapissés d’un épithélium dont les cellules plus hautes sur les bords portent un long cil vibratile ; le fond des corbeilles est occupé par des cellules plates non vibratiles. Ces appareils, qui mettent en mouvement le liquide cœlomique, sont rares et isolés tout le long des bras ; mais il y en a beaucoup dans les pinnules oii elles se touchent les unes les autres.

Organe cloisonné. — On désigne sous le nom d 'organe cloisonné la portion de cœlome, entourée de toutes parts par la coupe nerveuse aborale, qui est fermée comme par un couvercle par la rosette (fig. 95). Dans l’axe de la cavité se trouve un cordon, qui est le prolongement de l’organe axial ; sur cet axe s’attachent cinq cloisons interradiaires (fig. 97), qui divisent ainsi l’organe cloisonne en cinq chambres radial es ; ces chambres paraissent communiquer entre elles à leur base, mais sont fermées du côté cœlomique. L’organe cloisonné a des rapports complexes avec les cirres ; on se souvient que ceux-ci (fig. 88) renferment en leur centre un tronc nerveux creux, dont la cavité est

coupée en deux par une cloison horizontale ; lorsqu’ils s’insèrent sur la centro-dorsale, les cirres se rapprochent de façon à former cinq groupes radiaux, à plusieurs étages de cirres (fig. 95 et 97), dont les cavités viennent

une jeune Coniatule (imité d’E. Perrier).

déboucher dans les chambres correspondantes de l’organe cloisonné ; les cloisons des cirres se groupent de même, traversent les chambres et viennent s’attacher au cordon central ou aux cloisons rayonnantes.

Toutes les cloisons de l’organe et celles des cirres sont

Page 1