‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 72 sur 139 · Z 0 0 I, 0 G I E DES G R 1 R T I V E · texte numérisé non relu

Z 0 0 I, 0 G I E DES G R 1 R T I V E

o° Leur distribution dans les tentacules;

4° Les tentacules eux-mêmes.

L’anneau, est au-dessous de l’ossicale discoïde et audessus du tube digestif ; il donne quinze branches directes : cinq aux bras et dix aux tentacules.

Bras du côté ventral après injection.

v.l'., vaisseaux latéraux. — tentacules. — p.d ., ossicule discoïde.

Les branches remontent verticalement dans les ailes de l’ossicule discoïde, en donnant chacune deux ramifications : les deux supérieurs vont aux tentacules buccaux inférieurs et les deux inférieurs aux tentacules buccaux supérieurs. Les tentacules buccaux sont les seuls qui soient desservis directement par l'anneau aquifère ; les branches latérales se terminent aux tentacules supérieurs, et leur tronc ne s’avance pas plus loin.

Les vaisseaux qui se rendent aux tentacules se ter-

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minent en cul-de-sac à leur extrémité, et ne présentent à leur base aucun rendement.

Nous avons décrit la marche de la branche médiane, qui pourra être appelée brachiale ou radiaire.

En détruisant la substance calcaire par l’acide azotique employé dans la proportion de 5 p. 100, on peut séparer très bien le vaisseau brachial et le soumettre à l’examen. Sa forme n’est pas régulière, au contraire elle présente dans tout son parcours des rétrécissements réguliers, correspondant exactement aux ossicules discoïdes, en face du point où il donne naissance aux ramifications destinées aux tentacules.

Il est rare de trouver des Ophiures ayant les bras complets ; dans ce dernier cas, l’extrémité ne présente pas des tentacules, le vaisseau se termine comme dans les tentacules en cul-de-sac.

Histologie. — Si l’on isole un vaisseau brachial (l’anneau aquifère et ses branches ayant partout la même structure) d’un animal vivant et, si l’on soumet cette partie à l’examen, on la voit couverte d’un tissu diaphane rempli de petites granulations. Cette partie, au premier abord, paraît appartenir au tissu conjonctif extérieur, et être due aux brides qui sont restées attachées au vaisseau, quand on cherche à l’arracher. Mais un examen attentif montre que le vaisseau est pourvu d’une enveloppe propre due au tissu diaphane.

Si on traite les vaisseaux par l’acide azotique, on distingue bien la structure de fibres.

A un très faible grossissement, on reconnaît les détails de la structure (fig. 135). La paroi présente deux couches,

c.uv.

Fig. 135.

Vaisseau brachial aquifère.

c.in., couche interne. — c.e., couche externe. — end., endothélium.

— f.t., granulations.

une extérieure et une intérieure, à la limite de laquelle existe un revêtement de cils vibratiles.

La paroi extérieure est formée exclusivement de fibres longitudinales de tissu conjonctif rempli de granulations, qui se colorent facilement avec enxîs le picro-carminate.

La couche intérieure est un endothélium, un véritable tissu hyalin, réfractant la lumière, sans éléments distincts.

Outre les fibres longitudinales, dans le vaisseau existent des fibres transversales qui embrassent l’anneau. Leur insertion se fait sur les limites des parois externe et interne où commence le tissu hyalin intérieur.

Chez les animaux conservés dans l'alcool comme dans d'autres liquides, on aperçoit toujours les parois des vaisseaux pleines de granules jaunâtres réfringents. Cela est du au liquide périviscéral qui, en se coagulant, prend cette apparence et se dépose sur les vaisseaux.

Dans une coupe longitudinale comme dans une coupe transversale, portant sur un tentacule, on distingue les couches décrites dans le vaisseau, sauf la couche extérieure qui y est tégumentaire, surajoutée, remplissant certainement un rôle pro-

Tentacule coupé.

OPHIURIDES -

lecteur. Cette couche chez notre Ophiure est couverte de petites aspérités ressemblant à autant de verrues disposées de différentes manières (fig. 136).

Système vasculaire ou

SOUS - AMBULACRAIRE. — Le

système aquifère, que nous avons vu communiquer par la plaque madréporique avec l’extérieur, est accompagné dans toutes ses parties par un ensemble de cavités, qui peuvent se diviser :

1° En un canal annulaire ou anneau labial situé audessous de l’anneau aquifère ;

2° Du canal annulaire partent d’un côté cinq canaux radiaux sous-ambulacraires, recouvrant les canaux ambulacraires de chaque bras et placé entre ceux-ci et la paroi du corps ;

Fig. 137.

Coupe schématique passant par l’intervalle de deux bras et au milieu d’un bras. Le système aquifère est représenté en bleu, les cavités en rouge.

t., téguments, — v.p., vésicule de Poli. — e, estomac. — o.e, œsophage. — v.a., vaisseau aquifère. — », système nerveux. — p.n, espace périnerveux. — s.t., espace péristomacal. — r, espace radial. — d, espace dorsal. — v, espace ventral. — p , espace périphérique. — o, point où s’étahiit la communication entre les espaces périnerveux et brachial. — o.d., ossicules discoïdes. — m., muscle.

Appareil plastidogène. — Préparation. — Cet organe est situé à coté du véritable canal aquifère, qui par son extrémité supérieure fait le tour du conduit glandulaire. La partie supérieure est entièrement libre. Ainsi, il faut mettre de côté l'hypothèse qui consiste à considérer cet organe comme le centre de. la circulation.

o° Ce canal communique d’autre part, sur l’un des intervalles des bras, avec une vaste cavité divisée par des membranes ou cavités secondaires. C'est Y organe sacciforme qui contient dans son intérieur le canal aquifère et l’appareil plastidogène.

Cet ensemble de cavités n’est pourtant qu’une dépendance de la cavité générale avec laquelle il communique largement. Aussi on conçoit que le liquide de la cavité générale est en connexion indirecte d’une part avec les parois du tube digestif, d’autre part, dans les cavités sous-ambulacraires, avec le liquide ambulacraire qui est chargé du rôle respiratoire.

Le liquide de la cavité générale du corps peut donc se charger à la fois de l’oxygène et des matières assimilables fournies par l'intestin.

Fig. 138.

Canal aquifère.

p.m., plaque madréporique. — c.a, canal aquifère. — op, glande pyriforme.

OPHIURIDES. — l’oPHIOTHRIX 317

A l’état frais, soumis à l’examen microscopique, il se présente comme un amas cellulaire enveloppé d’une mince enveloppe de tissu conjonctif. L’examen intérieur est un lacis conjonctif très compliqué, limitant de nombreux aréoles.

p.rrL.

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