‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 84 sur 139 · U OTA T EU RS · texte numérisé non relu

U OTA T EU RS

LE BRACHION

il n’est pas possible d’en suivre le trajet (fig. 159, 163).

Il faut ajouter aux tentacules dorsal et latéraux, comme organes sensitifs, les quatre proéminences que nous avons indiquées en parlant de l’organe rotatoire ; proéminences coniques surmontées d’une longue soie tactile qui sont reliées par un mince filet nerveux au ganglion cérébroïde (fig. 161).

Organes génitaux : ovaire, oviducte, œufs. —

L'ovaire est un large sac triangulaire dont la pointe tournée postérieurement s’infléchit et se transforme en un court canal ou oviducte qui vient se déverser dans le cloaque. L’ovaire est placé ventralement ; il est transversal par rapport à l’intestin qu’il masque parfois complètement suivant l’état de développement des œufs. Ce sac est entouré d’une paroi mince, légèrement granuleuse. 11 contient l’ovaire proprement dit et la masse vitelline (fig. 159, 160, 161).

L'ovaire proprement dit est situé, vu par la face ventrale, à l’extrémité gauche antérieure de la masse vitelline ; il se compose d’une trentaine de cellules arrondies, grandes, qui augmentent en diamètre de l’avant à l’arrière (fig. 161).

Chaque cellule germinale a un noyau arrondi.

La masse vitelline occupe, quand l’animal est bien nourri, la plus grande partie de l’organe génital.

Le vitellus est granulé ; c’est une masse protoplasmique dans laquelle sont distribués un nombre limité (huit) de noyaux ovales.

Les nucléoles sont très foncés et très volumineux. Ils remplissent en grande partie les noyaux qui paraissent ne former autour d’eux qu’une bande claire. 11 n’y a pas de

cellules vitellines proprement dites (fig. 161). L’œuf mûr descend l'oviducte et est expulsé par le cloaque. Il reste attaché à la carapace de la mère par un mince filament collant.

De même que chez Mélicerte et comme du reste dans

Fig. 164

a. OEuf d'été femelle embrvonné. — b. Œuf mâle. — c. Œuf d'hiver

ou durable (d’après Cohx).

toute la série rotatorienne, on distingue trois sortes d'œufs :

1° Les œufs dété ovales à enveloppe mince, transparente. Ceux-ci restent accolés au corps de la mère jusqu'à l’éclosion et ne produisent que des femelles (fig. 164 a)\ 2° les œufs d'hiver ou de durée , qui sont entourés d'une coque brune, membrane épaisse, granuleuse, couverte d'aspérités. Ils sont plus larges à une de leurs extrémités, l'autre extrémité amincie porte un petit capuchon ou opercule (fig. 164, c). Ils se détachent assez rapidement de la mère et tombent au fond de l'eau pour n’éclore qu'à la belle saison et ne produisent également que des femelles; 3° les œufs qui produisent les mâles; ils sont lisses,

R OTAT E I. R '

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transparents, moitié plus petits que les œufs d’été femelles et plus arrondis. Ils se développent du reste comme ces

derniers fig. 164. b).

Male, son organisation : rapports avec la femelle. — Le mâle de Brachionm urceolaris est beaucoup plus petit

Pi*r. 165.

Mâle de Brachionus urceolaris, vue dorsale

que la femelle et n'atteint environ que le tiers de la longueur de la lorica de la femelle adulte. Il a le corps court, cylindrique. La tête, le tronc et le pied sont moins nettement distincts que chez la femelle (fig. 165 .

Les mâles n'ont pas de carapace chitineuse armée d'épines. Ils sont cependant protégés par une cuticule chiti-

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neuse opaque analogue à la lorica, mais moins résistante.

Cette cuticule, dans laquelle l’organe rotatoire peut se rétracter, se termine au-dessous de ce dernier par un bord épais légèrement ondulé. Elle s’arrête postérieurement au niveau du pénis.

Le pied est court, large, obtus, terminé par deux doigts courts, fortement annelé transversalement (fig. 165).

L'organe rotatoire se compose d’une guirlande ciliaire continue surmontée de cinq lobes inégaux faiblement marqués, accolés les uns aux autres et donnant à la tête une forme hémisphérique.

Les quatre soies tactiles de la femelle sont visibles et paraissent implantés dans la masse musculaire granuleuse sous-jacente sans qu’il soit possible de voir les petits cônes si visibles chez la femelle.

Les glandes visqueuses du pied, en forme de massues, sont également bien développées, mais plus courtes et débouchent aux extrémités des doigts (fig. 165).

Comme musculature , je ne suis parvenu à trouver que deux paires de muscles longitudinaux rétracteurs de l’organe rotatoire. Les muscles du pied sont peu visibles. Un grand muscle suspenseur du testicule s’étend de la partie antérieure de cet organe et vient s’attacher à la partie médiane de la tête, à la base de l’organe rotatoire. Certainement, comme chez d’autres mâles de Rotateurs, il

doit exister des muscles rétracleurs du pénis, mais on ne peut les distinguer chez Brachionus.

Le système nerveux se compose d’un gros ganglion cérébroïde semblable à celui de la femelle et portant Y œil à sa partie postérieure dorsale (fig. 165).

Les organes tactiles sont représentés par les quatre

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