‹ Zoologie descriptive, anatomiehistologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 26 sur 89 · II · texte numérisé non relu

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Le sinus ventral, de forme prismatique (fig. 463), esl situé juste au-dessus du soc pédieux, compris entre les muscles obliques et la sangle musculaire horizontale qui forme son plafond et le sépare de Tintestin. Sur toute sa longueur, les petites glandes pédieuses font saillie dans sa lumière et antérieurement la saillie des glandes salivaires ventrales l'oblitère en grande partie. Aux deux extrémités céphalique et cloacale ce sinus se perd insensiblement dans le réticulum conjonctif ambiant.

Le sinus dorsal n'est pas mieux limité à ses deux extrémités. C'est seulement dans sa partie moyenne, le long des glandes génitales, qu'il peut réellement se distinguer de la cavité générale. Là, il est compris (fîg. 467) dans l'angle dièdre formé par les deux glandes hermaphrodites accolées et il est complété dorsalement par une voûte de fibres conjonctives mêlées de quelques libres musculaires détachées de la paroi générale du corps.

Postérieurement, là où. les glandes génitales se jettent dans le sac péricardique, le sinus rencontre la saillie médiane de ce dernier et se loge dans l'invagination de sa paroi dorsale qui règne tout le long de l'organe. C'est cette invagination qui forme le cœur. Celui-ci n'a donc pas d'existence indépendante de la paroi péricardique. Ses contractions rythmiques, mais un peu irrégulières, qu'on voit sur le vivant, chez les individus jeunes et un peu transparents, se propager d'arrière en avant toutes les deux ou trois secondes, sont dues aux contractions de la couche musculaire qui revêt la paroi invaginée, comme tout le reste du sac péricardique, et dont quelques fibres détachées traversent en sens divers la cavité cardiaque.

Au delà de l'involution péricardique, le sinus dorsal n'a

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plus la moindre individualité et se perd de suite au voisinage du cloaque dans les lacunes interorganiques de la cavité générale. Les veines branchiales afférentes indiquées chez la Neomenia par les premiers observateurs n'existent pas.

Physiologiquement, cet appareil circulatoire ne peut pas avoir une grande importance fonctionnelle. Chez les jeunes, avant la maturité sexuelle, le sang appelé des lacunes branchiales par la diastole cardiaque et chassé par la systole d'arrière en avant se répand dans toute la cavité générale et revient de la région antérieure aux branchies en partie par le siaus ventral. Mais à mesure que les produits génitaux se développent et dilatent les glandes génitales, la lumière du sinus dorsal est de plus en plus réduite et oblitérée, et quand les ovules ont envahi le sac péricardique, le cœur lui-même est comprimé, puis presque complètement effacé, de sorte que le mouvement du sang ne doit plus consister qu'en oscillations irrégulières sous l'action des contractions du. corps.

Le développement de la Paramenia impexa est totalement inconnu.

Méthodes pour l'étude des Néoménies. — En raison de sa petite taille et du parenchyme qui unit tous les organes, la Paramenia, comme tous les autres Néoméniens, ne peut guère être utilement soumise à la dissection. On ne peut l'étudier qu'en toto par transparence sur le vivant et par la méthode des coupes sériées.

Le premier procédé, à cause de l'opacité des téguments, ne permet guère, même chez les plus jeunes individus, que d'observer le rythme des battements du cœur, la position et les rapports des papilles buccales et des branchies : nmis il en est indispensable pour étudier les II. 22..

•boutons sensitifs céphalique et caudal toujours violemment contractés sur les coupes et perdus au milieu de la forêt des spicules voisins.

Pour diviser le corps en coupes 'orientées et facilement reconstituables, la principale difficulté est de tuer l'animal en état d'extension. Les différents anesthésiques ne m'ont donné que des résultats incertains et n'empêchent pas le corps de se tordre ou tout ou moins de se recourber fortement sur la face ventrale. Le procédé le plus commode et le plus sûr est le suivant : placer l'animal sur une lame porte-objet dans une forte goutte d'eau ; quand il s'est bien allongé et commence à ramper, l'emprisonner avec précaution entre les bords de deux autres porte-objets rodés, choisis d'une épaisseur égale au diamètre du corps et qu'on rapproche avec précaution jusqu'à le toucher sans le comprimer ; puis recouvrir le tout d'une dernière lame de verre. Une goutte d'une solution de sublimé, par exemple, déposée alors à l'aide d'une pipette sous le bord de la lame supérieure, diffuse rapidement, et, en raison de la lenteur des mouvements de l'animal, le tue assez vite pour que les obstacles dont il est entouré suffisent à l'empêcher de se déformer.

On peut alors le débiter en tronçons et le traiter par les méthodes ordinaires. La fixation s'effectue parfaitement par le sublimé acétique, si on ne veut pas conserver les spicules calcaires, la coloration en masse ou sur coupes par les différentes préparations de carmin ou d'hématoxyline. Le vert deméthyle en solution alcoolique faible est très électif et excellent pour l'étude des glandes mucipares.

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