‹ Zoologie descriptive, anatomiehistologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 30 sur 89 · II · texte numérisé non relu

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plein canal dans la cavité de la lamelle, ty^aversée seule- 7nent par quelques fibres musculaires (fig. 491).

Le sang mis en mouvement par le cœur qui fonctionne comme une pompe foulante du côté de Taorte, comme une pompe aspirante du côté de l'oreillette, tombe du sinus branchial dans la lamelle. Il remplit la lamelle et s'iiématose. Lorsque l'oreillette se dilate, il est aspiré dans la veine

Hint. branchùai

Fif?. 491.

A, schéma d'une lamelle de la branchie de la Patelle. — B, bord de la lamelle fortement grossi. .

branchiale et retourne au cœur par son intermédiaire

La branchie de la Patelle, simple diverticule de la face ventrale du manteau, n'est pas homologue de la branchie des Prosobranches, située dans la cavité palléale. Les branchies de la cavité palléale n'existent pas chez la Patelle. Leur place est indiquée par les deux points rouges qui ne paraissent pas cependant représenter leur rudiment el (fig. 480) qui ont déjà été étudiés avec le système nerveux.

Préparation anatomique. — Après avoir enlevé la coquille on aperçoit le cœur par transparence, il suffit donc de déterminer la position du péricarde et de le fendre en ayant soin

GASTÉBOPODKS. — LA PATKLLE COMMINK 377

de respecter ses attaches avec la cavité médiane du cœur (ventricule).

Pour injecter le système veineux il sutiit do pousser au hasard dans une lacune quelconque.

Pour remplir le système artériel, rinjection se fait par le sinus artériel cépbalique,

La seule précaution à prendre tîst d'opérer sur un animal mort en état d'extension.

Enfin pour injecter la veine branchiale, on renverse l'animal sur la face dorsale, et on ouvre le vaisseau au point où il quitte la branchie (à gauche, en avant du muscle coquillier). t La préparation de la branchie exige une injection préalable, et l'emploi de la méthode des coupes.

Histologie. — Les vaisseaux sont de simples lacunes, et l'on ne peut déceler la présence d'un endothélium sauf dans le cœur, l'aorte et la veine pulmonaire.

Le cœur, formé par une paroi conjonctive mince, présente de nombreux faisceaux musculaires constitués par des fibres cellulest

La branchie est tapissée par un épithélium vibratile avec des paquets de cellules à cils vibratiles plus développés {ûg. 491, B).

L'intérieur de la lamelle présente des fibres musculaires ramifiées, à noyau placé latéralement au milieu d'un protoplasma plus clair (fig. 491, A et B).

Description des organes génitaux. — Les sexes

sont séparés chez les Patelles, les organes mâles et femelles occupent la même position.

Glande génitale. — La glande génitale est dépourvue, d'organe copulateur externe, de glandes annexes et de conduit excréteur proprement dit.

Les produits sexuels sont versés dans l'intérieur delà cavité du rein droit et expulsés dans la cavité palléale par rinlermédiaire de Torifice rénal.

La glande génitale est renfermée dans un sac conjonctif, dont les dimensions varient selon Tétat de maturité des produits sexuels.

Il est situé en arrière de la masse viscérale, au-dessous du rein et peut remonter, en refoulant le foie, jusqu'au niveau des poches œsophagiennes.

En plaçant les animaux dans un aquarium pendant le mois de septembre, on assiste sans difficulté à Tévacuation des produits génitaux que j'ai observée plusieurs fois au laboratoire de RoscofT.

Les œufs revêtus d'une coque munie d'un micropyle sont projetés en avant de la tête et forment des amas verdâtres; les œufs sont isolés comme ceux de l'Haliotis.

Les spermatozoïdes sont expulsés de la même manière sous forme de jets blanchâtres.

La fécondation est externe.

Histologie. — L'épithélium formateur des éléments sexuels tapisse originairement le sac conjonctif ; mais très rapidement, par suite de Faccroissement des cellules germinales, le sac tout entier se trouve encombré des œufs en voie de formation. On ne sait pas exactement si Tœuf provient du développement direct d'une cellule germinale de Tépithélium ou si, ce qui est plus probable, il dérive de la division ultérieure des ovoblastes.

Le développement de la glande n'a pas été suivi.

Formes larvaires de la Patelle. — Les premières

formé par quatre grosses cellules encombrées de granulations (fig. 492, 2 et 3).

Pendant la formation du voile, le blastopore est ramené, par inégalité de croissance, sur la face ventrale et devient la bouche définitive (lig. 492, 4 et 5).

Le mésoblaste se forme aux dépens des cellules de l'endoblaste par production de deux indices mésoblastiques (fig. 492, 5 et 7).

Le pied se constitue à la face ventrale par deux protubérances situées au-dessous du blastopore ; enfin l'invagination cocjuillière, d'abord dorsale (fig. 492, 6 et 7), donne naissance à une coquille larvaire enroulée.

Les particularités les plus remarquables de ce développement sont : 1** la présence d'une coquille larvaire enroulée qui se transforme en coquille définitive chez V adulte (fig. 492, 8 et 9).

2*^ La situation ventrale au moment de l'évolution de la bouche, du pied et du tortillon viscéral^ à V extrémité duquel s'ouvre Vanus (fig. 492, 8).

Différentes méthodes recommandées pour l'étude de la Patelle. — Pour les préparations anatomiques, les animaux doivent être tués dans l'eau douce afin d'obtenir le maximum d'extension.

Pour la dissection du système nerveux, il est utile de se servir d'animaux ayant macéré longtemps dans falcool faible (45*). Les muscles deviennent friables et cassants et la préparation des lilets nerveux est grandement facilitée.

Pour l'étude histologique générale, nous recommandons comme fixateur, le sublimé acétique *.

' Voir pour le détail des différentes méthodes histologiques, le traité de Boleslee et Henneguy. Octave Doin, Paris.

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