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(Grobben), des ouvertures destinées à déverser au dehors ses produits, tandis que pour d'autres (Guénot), elle est entièrement enveloppée par un épithélium (lig. 587, ép.) à cuticule imperméable (c) et imperforée. De gros troncs veineux ( V.) y entrent par le pédicule après avoir traversé le cœur branchial ; ils s'y dichotomisent et viennent s'épa-
ep.e
Fig. 587.
Détail d'un fragment de l'appendice lymphoïde du cœur veineux de la Sèche (d'après Cuknot).
V'., vaisseaux. — C. /?/»i., cellules lymphoïdes, — ep, e., épithélium externe. c, cuticule.
nouir à la surface en petits bouquets vasculaires. Le long de ces rameaux (fig. 587, V.) sont appendues des grappes de cellules (C. lym.) qui les entourent comme de manchons. Le tout forme une sorte d'épongé dans les lacunes de laquelle tombent les cellules des manchons dont on peut suivre la transformation progressive en globules amiboïdes du sang. Grobben a vu en outre, à la périphérie, des culs-de-sac glandulaires. Cette structure est encore mal définie, et ce n'est qu'avec circonspection que l'on
peut assimiler cette glande, de même que le cœur branchial et la dernière glande qui reste à signaler, aux glandes péricardiques des autres Mollusques. Elles sont toutes les deux contenues dans un diverticule de la cavité viscéro-péricardique (fig. 590, p. c).
S** Glande de la branchie, — Le long de la charnière membraneuse qui rattache chaque branchie à la paroi du manteau, se trouve un tissu blanc, ovale allongé (fig. 584 et r>8o, /?.), aplati, enfoncé dans le tissu conjonctif et musculaire; il reçoit une grande quantité de veines provenant de l'appareil afférent branchial. Cette glande, assez compacte, est formée de nombreuses cellules polyédriques juxtaposées, mais laissant entre elles des lacunes sanguines. Elle n'a pas de canal excréteur; les uns la regardent comme une sorte de rate, les autres comme un organe lymphoïde ; d'autres lui dénient toute fonction globuligène ; enfin dernièrement Kovalewsky a émis l'opinion que c'est une sorte de cartilage de soutien de la branchie. De tout cela il résulte que l'on ne sait rien du rôle de cet organe.
4^ Corps blancs, — Ce sont de grosses masses blanchâtres de tissu mou entourant Tœil dans l'orbite et que Ton croyait simplement destinées à lui servir de coussin. Mais en réalité il se compose de tissu lymphoïde constitué par une trame conjonctive sur laquelle sont disposées de nombreuses cellules que l'on a vu se transformer en globules sanguins.
Appareil urinaire et cavité générale secondaire.
— Les organes excréteurs de la Sèche forment un appa-
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reil des plus compliqués par suite des relations qu'il contracte avec les autres viscères et les cavités du corps.
z.br.
Fig. 588.
Disposition des sacs urinaires et de la cavité générale secondaire chez la Sèche. Une fenêtre a été pratiquée dans le sac dorsal, coloré en bleu, pour laisser voir la communication des deux sacs ventraux, le trou par lequel passe l'intestin et le sommet de la cavité générale secondaire. Cette dernière est teintée en rouge.
0. U., orifices urinaires. — o. c. g. s., orifices de la cavité générale secondaire (en rouge) dans le vestibule urinaire. — tr., trou par lequel passe l'intestin entre les deux sacs urinaires ventraux (figurés par des hachures noires). — C, canal de communication des deux sacs urinaires ventraux. — *. ur. v.g.^ sac urinaire ventral droit. — s. ur. v. dr.. sac urinaire ventral gauche (les deux dernières lettres, g. et dr.^ ont été mises, par erreur, aux sacs inverses). — ap. c. br., appendice où est logé le cœur branchial. — S. ur. d.. sac urinaire dorsal (en bleu).— Gl. G., glande génitale. — C. (r., canal génital. — C. G, «., cavité générale secondaire. — O. G., orifice génital.
11 se compose : 1*^ d'une glande sécrétant l'urine, diffuse et répartie sur les gros troncs veineux ; 2^ de sacs membraneux dans lesquels l'urine sécrétée par les glandes
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s'accumule avant d'être expulsée ; 3° d'un autre système de cavités, en communication avec les sacs urinaires, et renfermant divers organes, en particulier le cœur et les glandes génitales. Ce sont elles qui constituent ce que Ton nomme cœlome ou cavité générale secondaire.
Sacs urinaires. — Au-dessous de Tanus, sur une Sèche dont on a ouvert la cavité palléale (fig. 561), on aperçoit deux petits tubes dressés de chaque côté du rectum ; ce sont les orifices excréteurs des sacs urinaires (o. u. wr.).Ils conduisent dans une cavité formée de deux moitiés symétriques, qui est en quelque sorte le vestibule commun des trois sacs urinaires. De ces derniers, l'un est dorsal (s. ur. d.), appliqué contre la coquille (il a été teinté en bleu sur la figure 588). Près de son ouverture dans le vestibule, s'en trouvent deux autres, symétriques, conduisant dans les deux sacs ventraux (fig. 588, S. ur. v. dr, et S. ur, V. g.) ; ils sont teintés en noir sur la figure. Ces deux sacs communiquent par un canal transversal (C.) à leur extrémité inférieure, ce qui détermine un trou (tr.) dans leur intervalle par lequel montent l'intestin terminal et l'aorte. Les trois sacs urinaires forment donc une sorte de trépied creux dont les cavités se réunissent dans un vestibule.
Cavité générale secondaire. — Supposons une vaste poche aplatie dorso-ventralement, logée dans la concavité de la moitié inférieure de la coquille (elle a été teintée en rouge dans la figure 588) . Cette poche se bifurque à son sommet en deux cornes dont chacune va s'ouvrir par un entonnoir (fig. 588 et 589, ox.g.s.) ou pavillon cilié
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dans le vestibule urinaire un peu au-dessous du petit conduit urinifère. Les sacs urinaires se trouvent ainsi placés comme une selle sur le dos d'un cheval entre les deux cornes du cœlome ; les deux symétriques sont ventraux, et rimpair est dorsal.
Dans cette cavité on trouve, en haut, le cœur et les glandes annexes des branchies (fig. 588, ap. c. br.) dites cœurs branchiaux ou veineux ; c'est un vrai péricarde. En bas on rencontre la glande génitale (fig. 588, GL G.) dont les produits tombent dans la cavité qui l'entoure.
Ces deux régions, cardiaque et génitale, du cœlome sont séparées par un rétrécissement. Enfin du côté gauche de la cavité, près de la masse de la glande génitale sort un canal (fig. 588, C. G.) qui se modifie de diverses façons le long de son parcours pour former les diverses portions accessoires de l'appareil génital ; il aboutit à gauche de Tanus (0. G.) à peu près au niveau des orifices urinaires (fig. 588, 0. [/.).
Il résulte de ces dispositions que le liquide de la cavité génito-péricardique peut sortir au dehors soit par les deux orifices du vestibule urinaire, soit par i'orifice reproducteur avec les produits des glandes génitales.
Glande urinaire. — Des arborescences nombreuses (fig. 589 et 590, gl. U7\) flottent dans le liquide contenu dans les sacs urinaires; ce sont exclusivement des glandes urinaires dans les sacs ventraux, tandis que dans le dorsal on trouve à la fois le pancréas et des ramifications urinaires. Laissons le pancréas dont il suffit d'avoir constaté la présence dans cette poche.
L'appareil urinaire est en relation intime avec fappa-
reil veineux. Les veines qui reviennent de tous les points du corps vers les branchies (fig. 589 et 590), se dirigent vers le centre de la masse viscérale, qui est en quelque
Ensemble des organes urinaires, circulatoires et respiratoires de la Sèche. La ligne pointillée indique le contour des sacs urinaires ventraux.
A. s., aorle. — V. c, grande veine. — O. ur., orifices urinaires. — o. c. (7.5.. orifices de la cavit(^ générale secondaire dans le vestibule urinaire. — tr., trou fornu' par la s(^paration des deux sacs ventraux, et par lequel nasse l'intestin. — V- d.. veine descendante. — V. ff., veine génitale. — Or., oreillette. — C, ventricule du cœur. — C. B., cœur branchial. — ///. c. ?., glande lymphoïde. — Gl. ur., grlande urinaire, — V. a.i., veine abdominale inférieure. — V.e., veine de la poche à cucrc. — A. /., aorte inférieure. — Br.^ brancliie.
sorte leur rendez-vous, avant de pénétrer dans Torgane respiratoire. Toutes ces veines proviennent soit de la partie supérieure du corps (V. c), (tête, bras, siphon, etc.), soit
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de la région inférieure (F. a. «., V. e.) (viscères digestifs et reproducteurs), soit de la région moyenne (v. p.i, v. jo.j), (manteau, foie). Elles traversent toutes les sacs urinaires
Schéma de la disposition et des rapports des organes urinaires de la Sèche (figure modifiée d'après Vigelius).
V. c, veine cave (grande veine). — O. ur., orifices urinaires. — or. c, orifices de la cavité générale secondaire (cœlome) dans le vestibule urinaire. — c. cœ., corne de la cavité du cœlome. — r. p. 1 ; v. p. 2, veines palléales. — v. g., veines génitales dans le sac urinaire dorsal. — c. br., cœur branchial. — a. c. r., appendice du cœur branchial (glande Ijmphoïde). — l*. c, cavité dépendant du péricarde cœlomatique entourant le cœur branchial. — v. ab., veine abdominale. — //•., trou entre les deux sacs urinaires abdominaux. — r. t'., veine de la poche du noir. — Gl. ur., glande urinaire ramifiée.
et se recouvrent pendant ce parcours de villosités épithéliales sécrétant Turine {Gl. ur.).
Sur la ligne médiane, derrière le rectum, la grande veine ou veine cave supérieure (fig. 589, V. c.) se partage