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Voyex chapitre XIU

très diverses utilisées pour Tune ou l'autre des fonctions de ranimai dont la cellule feit partie intégrante ; ainsi des globules graisseux dans les cellules de la graisse, des matières colorantes telles que celles de la bile dans le foie, des ferments digestife dans les cellules des glandes de lestomac, du pancréas, etc.

Après une existence d'une certaine durée, en général courte, la cellule subit une véritable dégénérescence ; elle mew^t et ou bien quitte le corps de Fanimal, soit entraînée par les liquides excrétés, soit à la suite d'une simple chute comme pour les vieilles cellules de l'épiderme; ou bien elle est comburée sur place et disparaît au milieu de tous les produits de décomposition de l'organisme. Pendant ce temps, d'autres cellules sont nées, la remplacent et repassent de nouveau par les mêmes modifications successives.

Dans un très grand nombre de cas, la surface de la cellule arrivée à son développement complet se modifie, passe à l'état de couche homogène transparente et élastique ; la cellule offre alors une membrane cellulaire» De plus, entre les cellules peut se trouver interposée une substance intercellulaire unissante, tantôt en couches excessivement minces et décelables seulement par des réactifs; tantôt abondante, constituant alors une masse amorphe ou fibrillaire dans laquelle les cellules sont comme noyées.

La forme primordiale de la cellule est la sphère; mais, le plus souvent, les éléments cellulaires que Ton observe dans les tissus animaux s'écartent beaucoup de

cette forme simple : ainsi, serrées les unes contre les autres, en couches ou en masses, les cellules affectent l'aspect de polyèdres à faces nombreuses, de prismes, de cylindres, de plaques polygonales. D'autres fois, elles sont munies de prolongements multiples et prennent le nom de cellules étoilées. (Figures 14 et 20.)

A côté des cellules proprement dites s'observent encore d'autres éléments histologiques nombreux, surtout des fibrilles très allongées, soit élastiques, soit peu extensibles, soit striées en travers, soit lisses. Ces éléments dérivent des cellules d'une façon plus ou moins directe.

Chez les animaux métazoaires et mésozoaires, le corps entier est donc formé d'éléments histologiques associés entre eux pour en constituer la charpente et les parties molles. Ces associations ayant chacune leur rôle déterminé sont les tissus.

Plus l'animal est élevé dans la série, plus sa complication organique est grande, plus on y observe de tissus diflërents. Chez les métazoaires, on distingue les tissus principaux suivants :

P les épithéliums (fig. 4), tissus de vraies cellules juxtaposées en une ou plusieurs couches, unies par une substance intercellulaire peu abondante et revêtant des surfaces, telles que la surface externe du corps, sous le nom d'épiderme, la surface interne des cavités des oi^anes avec la dénomination plus spéciale d'épithélium et manifestant souvent une grande activité physiologique, comme dans les glandes, par exemple (fig. 32).

Les histologistes avant admis dans les épithéliums certaines divisions utiles à connaître et dont les noms reviendront souvent dans les divers chapitres de ce livre, nous insisterons un peu plus sur cette classe de tissus que sur les autres.

On partage généralement, aujourd'hui, les épithéliums

Figure 4.

EXKXPLBS D'iPITH&LIUMS.

a, épiderme de la greaoallle (d'après natare). Grossissement, 300.

h, épithéliam à cellules caUciformes de restomac de la grenouille (d'après

natare). Grossissement, 250.

c, cellule à cils ribratiles de l'œsophage de la grebouille (dessin réduit d'après

uueâgare au grossissement de 1000 du traita technique de BauTier),

en deux groupes principaux : les épithéliums proprement dits et les endothéliwns.

Épithéliums proprement dits. Ils dérivent de rectoderme ou de Tendoderme. Ce sont : Yépithélium pavimentetiœ stratifié, composé de cellules un peu aplaties superposées en couches multiples (exemple : épiderme des Mammifères); Yépithélium cylindrique, composé de cellules très hautes, c'est-à-dire cylindriques ou prismatiques, serrées les unes contre les autres; Yépithélium vibratile, constitué par des cellules généralement prismatiques offrant, sur leur face libre, un grand nombre de petits cils ou filaments très fins, animés de mouvements incessants (fig. 4, c). Les cils se courbent, puis se redressent alternativement, tous dans le même sens, de façon à produire l'office de petits balais pour déterminer des courants dans les liquides qui les baignent (exemples : Tépithélium des organes respiratoires de la plupart des animaux, l'épi thélium de Tœsophage de la grenouille, etc.).

Endothéliums. Ils dérivent en général du mésoderme. Leurs cellules sont absolument plates et sont juxtaposées comme des dalles ou les plaques de bois d'un parquet. Tel est l'endothélium qui tapisse intérieurement les vaisseaux sanguins des Vertébrés.

2*» Les tissus de substance conjonctive, provenant d'une manière générale du mésoderme ou feuillet moyen, très variables dans leur texture, mais ayant pour rôle commun de servir de soutien aux autres tissus et de former, par conséquent, l'ensemble de la

charpente du corps. Nous pouvons y ranger le tissu cartilagineux, le tissu osseux (fig. 5), enfin, le tissu conjonctif proprement dit, constitué par un réseau de fibrilles et de fibres élastiques accompagné de cellules;

Figure 5.

a, tissu cartilagineux : section du cartilage de^ la tête du fémur de la

gi-enouillc (d'après nature). Grossissement, 450.

b, tissu osseux : section du frontal de l'homme (d'après nature). Grossisse-

ment, 250. (Tissu osseux ?cc.)

il est représenté par la plupart des membranes, par le derme de la peau, par les tendons, par les ligaments, etc.

3® Le tissu musculaire, formant les muscles des animaux et les couches musculaires qui donnent leur contractilité aux parois des organes internes (fig. 8).

4^ Le tissu nerveux, constituant les nerfs et les masses nerveuses centrales, cerveau, moelle épinière, ganglions (fig. M).

5^ Ajoutons, en dernier lieu, les liquides qui charrient des éléments histologiques à forme déterminée, la lymphe, le sang, que Ton peut, jusqu*à un certain point, considérer comme des tissus (fig. 21)).

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