‹ Zoologie élémentaireChapitre 115 sur 165 · Zoologiteher AHuiçer, III jahrg, 1880, Ji9* 47 et · texte numérisé non relu

Zoologiteher AHuiçer, III jahrg, 1880, Ji9* 47 et

2. La matière colorante avide d*ox]rgène est parfois Terte; c*est alors U ehhrocruorine de Ra^-Lankester,

Figue 66.

A, LoHBBic ouTBRT montrant le système nenreax, les organes génitaux, le tnbe digestif déjeté à gaache.

(Figure en partie schématique, les organes mAles sont dessinés d'après Bloomfield ; le tube digestif d'après d'Udekem.)

pK

pharynx.

oe.

oesophage.

diyerticula glandulaires.

jabot.

géaier.

iw,

intestin moyen.

vd.

Taisseau dorso-intestinal.

chaîne nerreuse.

organes segmeotaires.

ti.

testicules.

oTaires.

entonnoirs ciliés.

Vi,

Tésicules séminales.

spermiductes.

od.

oriductes.

B, Obgakb BiGMBNTAiBX, gTossi. (D'après Gegenbaur.)

Figure 66.

IXIl^BRIO ODVEBT,

L'appareil hématique du Lombric se compose, en effet, P d'un vaisseau dot'sal ou sus-intestinal, suivant la face dorsale du tube digestif et dans lequel le liquide, grâce à la contractiiité des parois, chemine (i'arrière en avant; 2® d'un vaisseau sous-intestinal où le liquide marche d'avant en arrière; 3^ d'un système de trois troncs de moindre calibre accompagnant, en dessous et sur les côtés, la chaîne nerveuse ganglion* naire (fig. 55, C, vd, n).

Le vaisseau sus-intestinal est relié au vaisseau sousintestinal par des arcs vasculaires, dont les uns, périviscéraux, entourent le tube digestif et conduisent directement, dans chaque anneau, le sang du vaisseau dorsal dans le tube sous-intestinal, et dont les autres, moins directs, se résolvent en un réseau cutané. Dans six des anneaux qui suivent le sixième segment du corps, les arcs périviscéraux, très larges, offrent des pulsations manifestes et ont été appelés jadis cœurs (fig. 56, A, oe).

Quant aux vaisseaux qui longent la chaîne nerveuse, leurs rapports avec les deux troncs longitudinaux principaux s'établissent par le système vasculaire de la peau.

Le liquide des vaisseaux hématiques est rouge coagulable, contient de l'hémoglobine, mais ne charrie pas de globules*.

1 . Ainsi, chez les MoUasqnet et la plupart des Articnlés, le liquide langain est k la fois Téhicale de l'oxygène et ?éhicale des substances nntrititet; ches les Vertébrés, ces dem fonctions se partagent entre les globnles et le plasma;

Nous venons de dire que le tube digestif s'étend en ligne droite de la bouche à Fanus. Bien qu'il ne nous ofire pas de coecums latéraux, comme celui des Âphrodites et des Sangsues , il présente , cependant , des Tariations de diamètre et des régions bien distinctes. On peut y constater, en effet, P un intestin buccal comprenant un pharynx musculeux, à surface extérieure un peu villeuse, aspect dû à la présence de petites glandes en grappes superficielles regardées comme salivaires, un oesophage relativement étroit, accompagné aussi de quelques glandes latérales et en grande partie caché, aux débuts de la dissection, par une série de poches blanchâtres faisant partie des organes génitaux, un jabot, suivi d'une deuxième partie élargie et musculaire, appelée communément gésier (fig. 56, A, joA, oej, g), 29 un intestin moyen très long, en apparence à peu près cylindrique, mais qui présente en réalité, du côté dorsal, un repli rentrant longitudinal ou invagination en forme de gouttière profonde que les auteurs ont désignée sous le nom de typMosolis (ru^/ô:, aveugle, awi^v, gouttière, tube). (Fig. 55, C, d.)

Les parois de l'intestin se composent, de dedans en dehors, d'un épithélium à cellules cylindriques, d'une couche vasculaire, d'une musculaire à fibres annulaires et longitudinales , enfin d'une glandulaire externe

enfin, chez les Annélides, quelques Griuttcés, les Échinodennes, peut-être les Brtchiopodes, elles sont défolues i deux liquides distincts renfermés dans des cavités distinctes.

composée de longues cellules en massues sécrétant un liquide jaune ou jaune-yerdâtre, donnant au tube digestif sa teinte superficielle caractéristique.

Cette dernière couche glandulaire représente physiologiquement la glande digestive des Crustacés et des Aranéides (chapitre VIII, § 4, page 344). Son produit, légèrement alcalin, ne renferme ni pigments, ni acides biliaires , mais contient , suivant les recherches de M. Fredericq*, au moins deux ferments, dont l'un dissout les albuminoïdes et dont Tautre transforme les féculents en glycose.

Si Ton ouvre le tube digestif du Lombric, on ne le trouve jamais rempli que d'humus, c'est-à-dire de terre renfermant des débris végétaux décomposés. Comme d'autres Annélides vivant dans le sol, l'animal se borne à avaler la matière meuble au sein de laquelle il vit et à s'assimiler ce que cette matière peut contenir de nutritif. L'opinion des jardiniers d'après laquelle le Lombric fait du tort aux végétaux est donc absurde, et il suffit de se rappeler que cet être inoffensif n'a aucune armature buccale, pour comprendre qu'il est innocent des méfaits dont on l'accuse. Le Lombric fourmille dans les jardins, parce qu'il trouve un milieu propre à son développement et à sa multiplication dans les terres bien fumées et un peu humides.

Le tube digestif étant connu, passons à l'étude du

1. Sur la digutùm in albumino'idâê chez qudq%t€4 Inv$rlébréi» (Bulletini de TAcadémie royale de Belgique, 2* série, tome zlvi, 1878.)

système nerveux. Au-dessus de la région antérieure du pharynx, deux points blancs visibles à la loupe indiquent la présence des ganglions cérébroïdes. Sectionnons le pharynx en arrière de ces ganglions, détachons le tube digestif depuis cette section jusqu'au-delà du jabot, en prenant garde de léser les poches génitales que nous avons signalées plus haut, et déjetons tout rintestin buccal à gauche. Le système nerveux se voit immédiatement sur la ligne médiane (fig. 56, A, n, et fig. 55, C, n).

II comprend un anneau nerveux antérieur analogue à celui des Articulés, suivi d une chaîne nerveuse ventrale.

Les ganglions cérébroïdes fournissent ici des nerfs, dirigés en avant, pour la lèvre supérieure très sensible au toucher. La chaîne nerveuse, ressemblant beaucoup à celle des Arthropodes, se compose aussi de deux cordons, mais intimement accolés. Elle se renfle légèrement, à la hauteur de chaque anneau, en masses ganglionnaires elliptiques d où partent des nerfs destinés au système musculo-cutané. De plus, en avant de chacun des renflements ganglionnaires, la chaîne fournit des paires nerveuses animant les diaphragmes musculaires*.

A droite et à gauche, dans la cavité périviscérale, on

1. Il est k peine nécettiire d'ajouter que chez les Polychètes qui possèdent des organes sensoriels localisés, il y a des nerfs pour les tentacules, les jetz, les otocystes, etc.

aura certainement vu, dès l'ouverture du corps du Lombric, des organes d'un blanc laiteux, en forme de tubes sinueux, occupant les parties latérales de la plupart des segments. Ces tubes délicats sont les organes excréteurs ou orgayies segmentaires des Annélides (fig. 56, A, os).

En examinant un de ces organes segmentaires au microscope (fig. 56, B), on constate qu'il se compose d'un tube étroit replié un grand nombre de fois sur luimême, débutant dans la cavité périviscérale par un entonnoir cilié, tapissé aussi de cils dans sa première moitié, glandulaire et sécrétant de fines granulations blanchâtres dans la partie suivante. Après s'être dilaté en une poche oblongue à parois musculaires, il aboutit à un pore percé dans la peau du côté ventral.

Si l'on considère deux anneaux adjacents, l'entonnoir cilié se trouve situé en avant du diaphragme qui les sépare ; le tube perfore le diaphragme, passe sur son autre face et vient se contourner et se terminer dans l'anneau postérieur.

Partout, chez les Annélides, les organes segmentaires sont constitués sur le même plan fondamental : un entonnoir cilié, un tube cilié et glandulaire, ou accompagné de glandes, replié sur lui-même, et débouchant à l'extérieur par un pore cutané.

La plupart des Vers des autres groupes paraissent nunis de tubes ciliés ayant une fonction excrétoire; nous nous bornons à indiquer le fait. Ajoutons que chez certains Annélides, les organes segmentaires jouent un

autre rôle important en senant de canaux pour l'expulsion des œufs ou des spermatozoïdes.

La oônnaismiee de la nature et de la dispoiition des organes segmentairet a une portée bien pins grande qne le leetenr ne le suppose peut-être. Kon senlement des organes excréteurs hopolognas de ceux des Annélides s'obserrent, ainsi que nous Tarons dit (pages 292 et 870)» chei les Brachiopodes et chei les Prototrachéates ou Péripatides, indiquant, k c6té d'autres (kits, la parenté qui existe entre ces animaux et les Vers supérieurs ; mais les obsenrations modernes ont prouré que chez les Vertébrés, c'est-k-dire chez les Métazoaires les plus élcTés, les organes excréteurs sont primitirement représentés par de Téritables organes segmentaires.

Nous arons tu, en eflfet (chapitre V, §{ 6, 7 et 12) que le corps des Vertébrés est divisé en segments successifs ou métamères ; nous afons tu aussi, que les organes urinaires sont constitués, soit chez l'embryon, soit durant toute la rie, par des corps de Wolff. Or, chaque corps de Wolff est, k l'origine, composé d'une série de tubes transTcrsaux à l'axe de l'animal, répétés de métamère en métamère, s'ouTrant, d'une part, dans la canté du corps (carité péritonéale) et, d'autre part, dans un canal collecteur longitudinal commun. Cette disposition qui s'obserre aussi bien dans l'embrjon humain que dans celui des Vertébrés inférieurs, offre un déTeloppement tout particulier chez les embryons des Poissons élasmobranches et persiste même en partie chez ces Poissons adultes. Les tubes Wolffiens, ou, plus exactement, les organes segmentaires des Poissons en question débutent dans la carité péritonéale, absolument comme les organes segmentaires des Vers, par des orifices dilatés en entonnoirs et tapissés de cils Tibratiles * .

Il nous reste à décrire les organes reproducteurs. Leur dissection très pénible nous a semblé un peu trop difficile pour des débutants; aussi n exposerons-nous que le plan général théorique en renvoyant, en même temps, au schéma de la figure 56.

1. SxMriB, Die Urogmitalêyitem derPlaçtoitomen, Leipzig, 1875. D'autres auteurs, Bellbur, Spengel, etc., se sont aussi occupés de ce sujet intéressant*

Tandis que lesPolychèies ont ordinairement les sexes distincts, les Oligochètes sont heimapbrodites; mais hermaphrodites insuffisants. Comme chez les limaces, un accouplement entre deux individus est nécessaire; les réceptacles séminaux de chacun d*eux se remplissant des spermatozoïdes de Tautre.

Les organes génitaux sont situés dans les segmenta de la région antérieure du corps. Les testicules étant placés assez loin en avant des ovaires.

On observe, comme organes génitaux mâles (fig. 56, A) : l® deux paires de petits testicules (tj, 2® quatre entonnoirs ou rosettes ciliées (e), origines des spermiductes (spj, 3<» six sacs d un blanc jaunâtre, les vésicules séminales (vsj, atteignant, à l'époque de la reproduction , un développement tel qu'ils cachent complètement les testicules.

Les testicules produisent des cellules spermatiques dont leis spermatozoïdes dériveront plus tard. Ces cellules tombent dans les entonnoirs ; entraînées par les cils, elles passent dans les vésicules séminales où le développement des éléments du sperme se parachève. On trouve donc les vésicules séminales distendues par un liquide visqueux chargé de spermatozoïdes généralement encore groupés en petites rosaces autour des derniers vestiges des cellules spermatiques.

Les vésicules séminales contiennent, en outre, près» que toujours des parasites (grégarines*, etc.).

i. Voyez chapitre XIII.

Les spermiductes se réunissent deux par deux et donnent lieu à deux canaux simples se terminant à des pores cutanés entourés de petites lèvres, à la face ventrale du quinzième segment. Spermiductes et entonnoirs sont probablement des organes segmentai res modifiés et détournés de leur destination primitive * .

Les organes génitaux femelles se composent : l® de deux petits ovaires (o); 2** de deux oviductes(od)Aé\m' tant par des entonnoirs ciliés et débouchant à la face inférieure du quatorzième anneau; 3<^ d'annexés ou réceptacles du sperme*, destinés à recevoir, pendant Taccouplement, le liquide mâle de Tautre individu. Ces réceptacles , qui ont Taspect de vésicules blanches et présentent un développement très variable, communiquent avec l'extérieur par des pores cutanés situés sur les limites des segments 9-10 et 10-11; ils sont donc placés dans le voisinage des vésicules séminales avec lesquelles il faut éviter de les confondre.

L'accouplement qui a lieu la nuit à la surface du sol est, comme nous l'avons déjà indiqué, réciproque. Les Lombrics, placés en sens opposé , s'accolent par leurs faces ventrales; les ouvertures des réceptacles du sperme de chacun d'eux étant situées en regard de la ceinture de l'autre. Le sperme s'écoule par les orifices des canaux déférents, arrive, en suivant un sillon longitudinal,

1. Voyei pour les oiganes génitaux du Lombric : Bloomfikld, Onarterly jottmal of microêeopictU icwteê, JtnTier 1880, Tolume xx, page 79.

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