Et pendant les années soitantes jusqu'en
spontanée. Ils furent combattus pas à pas par M. Pasteur qui, dans de nombreux travaux variés, démontra : 1° que les germes des organismes des infusions flottent bien réellement dans Fatmosphère ; 2** que , dans Tair très pur, comme celui qui entoure les sommets des hautes Alpes, les germes manquent ou sont très rares; 3** que Ton peut recueillir les germes en quantité par filtration*; 4<* que les infusions soustraites à leur influence ne fournissent pas d'organismes ; 5** que l'introduction, dans des infusions jusque-là vierges, des poussières obtenues par filtration d'air, détermine, à coup sûr, l'apparition d'organismes microscopiques; 6** et ceci est, peut-être, le fait pratique le plus important à considérer, que les germes existent en quantité telle et sont si abondamment répandus partout , qu'il faut des précautions infinies et des plus minutieuses pour les éviter*.
1. En faisant passer, à l'aide d'une aspiration conTenable, l'air du Parc do Montsonris, an travers d'an petit appareil renfermant de l'eau glycérinée, mélange visqueux dans lequel venaient se coller les germes flottants, M. Miquel est arrivé, entre autres, k ce résultat que le nombre des organites en suspension peut varier de 500 k 120 000 par mètre cube d'air. {Comptée rendus. Académie des sciences de Paris, tome lxxxyi, 1878.)
On trouvera de nombreux renseignements sur ce sujet intéressant dans Touvrage du même savant : Les organismes vivants de ^atmosphère, Paris,
2. Citons quelques-unes des précautions essentielles : Les vases en verra sont préalablement^m^^ c'est-à-dire chauffés à sec, k une température assea élevée, en les promenant au dessus d'une flamme de gaz ; les liquides k expérimenter y sont introduits par aspiration; les communications avec l'air libre
Enfin, de 1871 à 1877, M. CharUon Bastian a réentamé la lutte avec conviction et énergie; mais, de nouveau, des expériences rigoureuses de M. Pasteur et de rillustre physicien Tyndall qui eut Theureuse idée d'opérer dans des caisses, ou laboratoires minuscules, dont Tair , abandonné longtemps au repos , s'était dépouillé complètement des germes par dépôt lent de ceux-ci sur les parois enduites de glycérine, mirent hors de doute et les causes d'erreur que M. Bastian n'avait pu éviter, et l'absence de toute production d'organismes dans les liquides soustraits aux corpuscules charriés par l'atmosphère.
Telle est, en résumé, la situation scientifique du moment qu'on peut formuler ainsi : Dans Vélat présent dit 7nonde physique et d'après les recherches soignées faites avec les moyens actuels d* observation, la génération spontanée n existe pas.
sont coupées par des tampons de coton; les liquides organiques sont chauffés non à 100», ce qui ne suffit souvent pas, mais k 110<> au bain de chlorure de ealcinm; enfin, la fermeture des vases doit se fidre par fuêion du eol, à Im