Kôov;. corbeau, courbé en bec de corbeau
2. Les Monotrhneê : Oruithorhytigue, Échidni, possèdent un coi*acoïdien complet. Voir le tableau de la classification des Mammifères.
3. Cest par erreur qu'en anatomie humaine on regarde Tapopbyse dite coracolde comme homologue du coracoïdien de Tépaule des Monotrèmes, des Oiseaux, des Beptiles et des Amphibies. Le véritable coracoïdien des Mammifères à épaule incomplète, tels que Thomme, est un tubercule placé à la base de Tapophyse en question et serrant à l'insertion de la longue portion du bieepê ou muscle fléchisseur do r avant-bras.
L omoplate et le coracoïdien sont les deux parties essentielles d'une ceinture scapulaire type.
Le sternum complète le squelette du tronc à la face inférieure. Articulé avec lextrémité des côtes chez de nombreux Vertébrés, il constitue, de plus, un point d appui pour la ceinture scapulaire toutes les fois qu'il existe des coracoïdiens développés et dans presque tous les cas où il existe des clavicules. Nous aurions dû en parler à propos de la portion axiale du squelette; mais labsence d'hémapophyses chez la grenouille nous a, pour ainsi dire, obligés de déplacer la description du sternum de quelques pages.
Le sternum peut n'être qu'une simple bande cartilagineuse; lorsqu'il s ossifie, il se compose ordinairement d'un certain nombre de pièces sternales distinctes, placées bout à bout. Chez la grenouille, la bande sternale ne s'est ossifiée qu'en deux points. L'extrémité antérieure, la portion médiane et l'extrémité postérieure, qui affecte ici Taspect d'une grande plaque échancrée en arrière, sont restées cartilagineuses (fig. 13, s s),
La ceinture pelvienne, à laquelle on donne souvent aussi le nom de bassin, a des connexions plus solides avec la colonne vertébrale que la ceinture scapulaire; elle est constituée, de chaque côté, par trois pièces concourant toutes trois à la formation de la cavité articulaire qui reçoit la tète de l'os de la cuisse. Ce sont : yUium (ilia, flancs) uni à l'extrémité de la pleurapophyse de la vertèbre sacrée et affectant, chez la grenouille, la forme d'une longue tige courbe; Yischion
{itryiov, hanche), dirigé en bas et en arrière; enfin, le pubis, plus antérieur et restant cartilagineux dans le bassin de notre Amphibie (fig. 10, il, is).
Les membres antérieurs et postérieurs comprennent chacun trois segments principaux : le bras, Tavant-bras et la main ; la cuisse, la jambe, le pied. Les parties squelettiques des segments de même ordre se ressemblent beaucoup.
Le bras n est soutenu que par un seul os terminé supérieurement par une tète à surface arrondie roulant dans la cavité articulaire de Tépaule formée, comme nous lavons vu, aux dépens de l'omoplate et du coracoïdien : c'est Yhu7nértis (wuo:, épaule).
Vavant-brds a réglementairement pour squelette deux os longs. L'un des deux, constant, s'articulant largement avec la main, est le 7^adius (radius, rayon de roue) ; l'autre souvent avorté, réduit alors à son extrémité supérieure qui forme la partie saillante du coude, est le cubitus (cubitus, coude). Dans l'avant-bras de la grenouille, le radius et le cubitus sont soudés l'un à l'autre dans toute leur longueur ; la trace de cette soudure est aisément reconnaissable. ^
La main complète comprend trois parties successives : le carpe (/«pTioç, poignet), formé de deux rangées principales d'os courts polyédriques, peu mobiles les uns par rapport aux autres ; le métacarpe, représenté par cinq os longs, les doigts, au nombre de cinq et partagés par des articulations en trois segments ou phalanges, excepté pour le premier doigt du côté
radial, ou pouce, qui n'en a que deux. Chez la grenouille, la main n'a, à proprement parler, que quatre doigts, le pouce est mdimentaire.
La cuisse, comme le bras, n'a pour charpente qu'un seul os, le fémur (fémur, cuisse), terminé également à son extrémité supérieure par une tête engagée dans la cavité articulaire que présente à cet effet la ceinture pelvienne.
La jambe a, pour squelette, deux os, l'un constant, le tibia (tibia, jambe) ; l'autre souvent incomplet, le 'péroné (Trcpovy), agrafe). Le tibia et le péroné de la grenouille sont soudés comme le radius et le cubitus.
L'articulation du coude peut être protégée , chez quelques Vertébrés, par im petit osselet engagé dans les tendons des muscles extenseurs ; l'articulation du genou est, dans un grand nombre de cas, munie d'une pièce protectrice de ce genre, la rotule (rotula, petite roue). Sa présence s'observe surtout chez les Mammifères ; elle manque chez la grenouille.
Le p/ed complet, ainsi que la main, est décomposable en trois parties : le tarse \^o.^(slf,, claie), formé de deux rangées principales d'os en général courts, polyédriques et peu giobiles ; le métatarse, comprenant cinq os longs ; les orteils; au nombre de cinq et comptant chacun trois phalanges, sauf le premier orteil du côté tibial (gros orteil chez l'homme) qui n'en présente que deux.
Chez la grenouille, la première rangée des os du tarse se compose de deux os longs, parallèles. La deuxième
rangée est très réduite. Les orteils sont très longs, le quatrième a quatre phalanges.
Quant aux ongles garnissant les extrémités des doigts et des orteils des Vertébrés, ce sont des productions épidermiques, ils font donc partie du squelette externe.
Nous ne pouvons terminer ce qui concerne Tendosquelette sans appeler Fattention sur un fait important dont nous avons déjà entretenu le lecteur à propos des muscles. En étudiant le squelette de la grenouille et surtout celui des Vertébrés où les arcs vertébraux inférieurs sont moins incomplets (Poissons, Reptiles, Mammifères), on voit immédiatement que la charpente osseuse du tronc est divisée, dans toute sa longueur, en une série de segments successifs, les segments vertébraux. Ces segments peuvent difl'érer en dimensions, mais ils ont, depuis la tète, jusqu'à lextrémité de la queue, la même composition fondamentale.
L embryologie démontre, de plus, que des segments de même nature constituent originairement la région postérieure du crâne.
La segmentation du corps des Vertébrés s'affirme donc pour le squelette interne, comme pour les muscles.
EXOSQUELETTE.
(Dôrmato-sqaelette, squelette dermique, squelette cutané, etc.)
Le squelette externe est composé d'éléments durs, solides, appartenant à la peau. Tantôt il existe chez les animaux possédait déjà un endosquelette complet,
tantôt il existe seul. Le premier cas s'observe chez un certain nombre de Vertébrés. Nous citerons les ossifications de la peau des tatous, les os qui forment une partie de la boite osseuse des tortues, Tensemble du revêtement écailleux des Poissons. Par extension, on peut regarder, comme faisant partie du squelette cutané, les poils, les plumes, les ongles, Tétui corné du bec des oiseaux, etc.
Le deuxième cas, c'est-à-dire, une exosquelette représentant à lui seul la charpente solide, est le plus répandu dans le règne animal. Les trois grands groupes où il saccuse surtout, sont ceux des Mollusques, des Arthropodes et des Échinodermes. Nous en parlerons en traitant de ces groupes.
UNION DES PAirriES DU SQUELETTE ENTRE ELLES.
(Articolatioiii.)
Des pièces du squelette peuvent être complètement soudées ou fusionnées ; ainsi, chez Thomme, par exemple, les os distincts les uns des autres sont plus nombreux dans le crâne de l'enfant nouveau-né que dans le crâne de l'adulte, les os de certaines régions se soudant pour constituer des masses osseuses complexes.
Si l'union entre deux éléments du squelette a lieu sans soudure , c'est-à-dire si les pièces peuvent encore être détachées l'une de l'autre sans les briser ni les déchirer, on emploie le terme A' articulation. On comprend que , suivant la forme des surfaces en contact, l'articulation sera mobile ou immobile.
Les articulations franchement mobiles prennent le nom général de diarthroses (^litOpca^jt;, articulation). Les articulations diarthrodiales sont de véritables charnières naturelles.
S11 s'agit d'articulations diarthrodiales entre os, les deux os offrent des sur&ices qui se correspondent; lune étant ordinairement convexe, et l'autre concave, soit de façon à rappeler des portions de poulies, soit en affectant l'aspect de portions de sphères ( articulation du fémur avec la ceinture pelvienne chez la grenouille, etc.).
Deux conditions sont indispensables pour réduire les frottements au minimum; le poli des surfaces et la présence d'un liquide lubrifiant. Ces conditions sont réalisées dans le squelette. Le poli est dû à une couche mince, souvent nacrée , toujours parfaitement lisse, de cartilage revêtant les surfaces osseuses en rapport. Le liquide lubrifiant est la synovie (auv, avec, àov, œuf); liquide visqueux, filant, ressemblant au blanc d'œuf, sécrété sur place et renfermé dans une poche membraneuse, bourse synoviale, sorte de manchon s'étendant d'un os à l'autre et s'opposant à l'écoulement de la synovie hors de la cavité articulaire.
Des éléments flexibles et peu extensibles relient les pièces squelettiques entre elles, les empêchent de s'écarter, de se séparer, tout en laissant à l'articulation la mobilité la plus grande.
Dans l'endosquelette des Vertébrés, ce sont les ligaments. Les ligaments s'offrent à nous sous la forme de
membranes enveloppant complètement les articulations, ou de bandelettes situées au pourtour des articulations ; s insérant, dans tous les cas, sur les deux os articulés et s*étendant de Fun à Tautre. Ils sont constitués par un tissu blanc « fibreux , très résistant , flexible et peu extensible.