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SYSTÈME NERVEUX

Le systèmp nerveux se compose 1<* d'un vaste réseau de cordons de transmission , les nerfs et les fibres nerveuses, distribuant leurs ramifications dans tous les organes , dans presque tous les tissus, et servant de conducteurs aux excitations; 2^ de centres nerveux, appelés , suivant leur forme ou leur rôle , ganglions, moelle épinière, encéphale, etc.; siège des impressions, où aboutissent et d*où émanent à la fois les excitations centripètes qui déterminent les impressions, et les excitations centrifuges qui produisent dans les organes les différents phénomènes physiologiques.

Le tissu nerveux qui forme ces diverses parties est généralement à peu près incolore. Il est mou, très facilement altérable et n'offre une certaine consistance que parce que ses éléments sont partout soutenus par une charpente et des gaines de nature conjonctive.

La partie essentielle d'un cordon transmetteur est un filament très ténu de substance azotée à texture fibrillaire , appelé cylindre-axe. Dans les nerfs de la vie animale ou de relation des vertébrés , nerfs blancs et d'un aspect moiré caractéristique, chaque cylindre axe est entouré d'une couche ou étui de matière transparente, demi-liquide, de nature graisseuse, la myéline.

La myéline est maintenue autour du cylindre axe par une gaine conjonctive, la gaîne de Schwann. Cet ensemble est une fibre nervetcse.

Les fibres nerveuses sont associées en faisceaux , entourés eux-mêmes d'une gaine commune : le tout constituant un nerf. Mais il faut bien se pénétrer de ce principe que les gaines et la myéline ne sont que des parties accessoires, que le cylindre-axe est ici le seul véritable élément nerveux. En eflet, chez les Vertébrés, les nerfs de la vie organique renferment un grand nombre de fibres sans myéline ; la myéline fait défaut dans les nerfs des arthropodes et de la généralité des animaux inférieurs. Enfin , lors de la terminaison des

fibres nerveuses , soit

Figure 14.

dans les tissus périphériques, soit dans les centres nerveux, on voit le cylindre axe seul en rapport avec les éléments excitables de ces tissus ou de ces centres.

L'élément essentiel des centres nerveux est la cellule neigeuse. Les cellules nerveuses, comprenant chacune une masse protoplasmique finement granuleuse et un noyau muni d'un nucléole, sont très variables dans leur forme et leur taille. Elles

CELLULES NEBYBU8BS DE LÀ MOELLE triiriiBE DE LA QBBNOUILLB.

Gr. 400. (D'après nature.)

sont tantôt arrondies et elliptiques, tantôt munies d'appendices multiples finement fibrillaires et ramifiés, etc.; mais, malgré les variations de contour et de dimension, elles ont un caractère commun d'une haute importance ; elles émettent toutes certains prolongements qui ne sont autre chose que des fibres nerveuses (fig. 14). Ces fibres après avoir cheminé quelque temps dans l'épaisseur des centres, s'associent pour former les nerfs et se prolongent, sans solution de continuité^ jusqu'à leur terminaison, dans les organes auxquels les nerfs se distribuent.

Une fibre nerveuse n'est donc que le prolongement d'une cellule nerveuse ; prolongement qui peut être d'une longueur relativement énorme. En effet, si nous considérons l'une des fibres nerveuses animant un des muscles du pied, il nous faudrait, pour retrouver sa cellule d'origine, suivre, jusqu'à la moelle épinière, et dans toute la longueur de la jambe, de la cuisse et d'une partie du tronc, le trajet dunerfsciatique(fig.l7,t).

Les unes, parmi les cellules nerveuses, sont des cellules sensitives, centres d'impressions, les autres sont des cellules motrices, centres producteurs des excitations de mouvement ou, en général, d'activité des tissus. Les fibres nerveuses qui leur font suite doivent être distinguées, au point de vue fonctionnel, en fibres sensitives et fibres motrices.

Aucune diflérence de texture ne se remarque entre les fibres de ces deux catégories. Elles sont susceptibles de transmettre l'action nerveuse dans le sens centripète,

comme dans le sens centrifuge ; tout dépend de leurs terminaisons centrales et périphériques : Texcitation d une fibre en rapport avec une cellule sensitive ne pouvant déterminer qu'une impression : Texcitation d une fibre en relation avec une cellule motrice ne donnant, comme résultat, qu'une activité spéciale des tissiis périphériques ; par exemple, le mouvement.

Dans l'épaisseur des centres nerveux, les cellules sensitives et les cellules motrices sont reliées les unes aux autres d'une façon plus ou moins directe, il suffit ici de signaler le fait; nous ne pourrions exposer la disposition en vertu de laquelle ces rapports de continuité ont lieu, sans entrer dans des détails histologiques dont le lecteur se ferait difficilement une idée nette.

Ainsi, en résumé, les cellules nerveuses sont reliées entre elles; à celles-ci font suite les fibres nerveuses, et les fibres elles-mêmes viennent se terminer dans les organes en s'unissant d'une manière en quelque sorte intime avec les parties élémentaires des autres tissus. Il en résulte, à travers tout le corps, une continuité entre les éléments histologiques qui seule permet de comprendre la transmission, vers les centres, des plus légères modifications qu'éprouvent les organes et l'influence, sur les organes, des moindres excitations dont le tissu nerveux peut être le siège.

Si un nerf ne renferme que des fibres sensitives, il sera exclusivement sensitif; tel est , par exemple, le nerf de la vision, le nerf optique; s'il ne renferme que des fibres motrices, il sera exclusivement moteur; mais,

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en général, les nerfs sont mixtes, formés à la fois de fibres sensitives et de fibres motrices associées.

A une certaine distance des centres nerveux, les nerfs se divisent ordinairement en branches , en rameaux et en ramuscules.

Il arrive souvent que certaines branches ou certains rameaux d'un nerf s'unissent à des divisions d'un autre nerf. Ces unions portent le nom d'anastomoses. Dans les anastomoses, les fibres de l'un des cordons s'accolent à celles de l'autre et elles continuent parallèlement leur trajet dans une gatne générale commune. C'est ainsi, pour citer un cas assez fréquent, que des fibres émanant d'un nerf sensitif s'accolent à des fibres d'un nerf moteur pour donner un nerf à propriétés à la fois sensitives et motrices.

Quand des anastomoses multiples effectuées dans un espace circonscrit donnent lieu à un réseau de rameaux d'où naissent, en définitive, de nouvelles branches renfermant alors des fibres provenant de divers troncs d'origine , on appelle le réseau en question un plexus nerveux (figure 17, 7, 8, 9, lo).

Jusqu'à présent, nous n'avons considéré les nerfs que comme de simples cordons conducteurs. Certes, chez l'animal intact, on peut les regarder comme tels; mais, en réalité, les nerfs sont eux-mêmes excitables en un point quelconque de leur parcours Coupons en travers le nerf sciatique y nerf principal du membre postérieur, chez une grenouille vivante. Négligeons les phénomènes qui accompagnent immédiatement cette section ; mais

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