‹ Zoologie élémentaireChapitre 27 sur 165 · SA · texte numérisé non relu

SA

appliquons un excitant, électricité, compression ou autre, successivement sur les deux bouts du cordon nerveux.

Si nous excitons le tronçon qui se rend aux centres nerveux (ici la moelle), Tanimal s'agite violemment, donne des signes de douleur, mais n'offre point de mouvements dans les muscles de la patte opérée, muscles auxquels les rameaux du sciatique se distribuent.

Si, au contraire, nous excitons le tronçon qui se rend aux muscles en question, la grenouille ne manifeste aucune sensibilité, mais les muscles de la patte se contractent.

C est cette excitabilité des nerfs par des moyens artificiels qui a permis aux physiologistes, à la suite de nombreuses recherches expérimentales, de déterminer avec sûreté le rôle spécial de tous les nerfs principaux de l'organisme.

Terminons ces généralités, un peu longues, mais que l'importance du système nerveux rendait indispensables, par quelques indications sur la vitesse de la transmission nerveuse. On est généralement tenté de considérer cette vitesse comme énorme, comme comparable, par exemple, à celle de l'électricité ; mais il y a là une illusion résultant de ce que la distance entre les éléments périphériques des nerfs et les centres nerveux est toujours relativement très faible. Des expériences ingénieuses de Helmholtz, reprises ou modifiées depuis par d'autres, ont montré que la vitesse de la transmission nerveuse est environ de 26 à 27 mètres par seconde

dans les nerfs moteurs de la grenouille, de 33 mètres par seconde dans les nerfs moteurs de Thomme, et de 65 mètres dans ceux du cheval • . Elle est donc incomparablement plus faible que celle de Télectricité.

Abordons maintenant la description proprement dite du système nerveux de la grenouille.

Page 1