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SYSTÈME NERVEUX DE LA GRENOUILLE

Indications pratiques. L*animal tué est écorché comme il a été dit plus haut à propos des muscles. On a ouvert la paroi abdominale et extrait les viscères : poumons, cœur, foie , intestins , etc. A laide de ciseaux de moyenne force, on a enlevé les os qui forment la voûte du crâne et Tare neural ou supérieur de toutes les vertèbres, de façon à mettre à nu les centres nerveux logés dans la tète et dans le canal rachidien.

Ce mode de préparation suffit pour une dissection peu détaillée. Dans le cas de recherches plus soignées, on emploierait laction préalable d'un liquide durcissant, alcool ou acide chromique faible.

Bien que toutes les parties du système nerveux soient

1. L. Frédéricq et YandeTolde, dans leurs recherches sur le homard n'ont troaré k des températures de -[- 12o et+ 20o centigrades que 6 k 12 mètres pax seconde pour la vitesse de Tinflux nerreux moteur. La transmission nenreuse est donc relativement très lente chez les articulés.

en continuité les unes avec les autres, nous distinguerons , comme on est dans l'usage de le faire , deux groupes de centres nerveux et de nerfs, constituant : l^ le système nerveux de la vie animale ou de relation; 2^ le système nerveux splanchnique ou du grand sympathique.

Système nerveux de la me animale. Les centres nerveux de ce système sont volumineux. Ils occupent une position sus-intestinale et sont renfermés dans un canal protecteur formé par les arcs neuraux de la colonne vertébrale et les parois de la boite crânienne.

La portion logée dans le canal de la colonne vertébrale, porte le nom de moelle épinière. Chez tous les Vertébrés crâniotes, la moelle se différencie en avant, de façon à donner lieu à une série de renflements en continuité de substance les uns avec les autres, remplissant une grande partie de la cavité du crâne et dont lensemble est appelé encéphale (vulgairement cen^eau).

On désigne sous la dénomination de moelle allongée, la partie de la moelle qui, engagée dans la boîte crânienne et généralement élargie, établit la transition entre la moelle épinière proprement dite et les renflements cérébraux. Ainsi que nous le verrons plus loin, la moelle allongée appartient à l'encéphale et en constitue même une section importante (fig. 16, m).

Les renflements de l'encéphale sont creux. Les cavités qu'on y observe, limitées par des parois assez épaisses de substance nerveuse, sont les ventricules du cerveau. Elles communiquent entre elles et se continuent dans

la moelle épinière sous forme d*un canal central étroit qui en occupe Taxe (fig. 15 et fig. 12, B). Le tissu nerveux de la moelle et de Tencéphale se ^ montre constitué, sur

Figure 15.

des coupes transversales, par deux substances d'aspect diflTérent, une substance blanche, composée en majeure partie de fibres nerveuses , et une substance grise, siège des cellules nerveuses d où les fibres émanent. Dans la moelle, la plus grande masse de substance grise est centrale.

Dans le cerveau , la substance grise est, au contraire, en grande partie superficielle.

De la face inférieure de l'encéphale et des parties latérales de la moelle naissent les nerfs. Les nerfs crâniens quittent le crâne par des orifices nombreux de la face ou de la boite crânienne. Les nerfs rachidiens ou

OOUPB HOEIZONTALB DB L'iKCftPHALB

DE LA QBBNouiLLB d'tprès Ecker. (Qr. 6.)

1^, Tentricnles latéraax des hémisphères. /f, troisième Tentricule.

f«, Tentricoles des lobes optiqaes.

fp, Teatricnle postérieur, quatrième ventricule.

C€, cantl central de la moelle épinière.

Figure 16.

spinaux sortent du canal rachidien, tantôt, par des trous percés dans les neurapophyses, tantôt, comme chez la grenouille, par des ëcbancrures dans les bords des arcs supérieurs de vertèbre.

Encéphale. L'encéphale de la grenouille comprend, d'avant en arrière, trois parties, un cerveau antérieur, un cerveau moyen et un cei^^veau postérieur (fig.l6, ca, an, cp).

Le cei^eau antétneur nous offre une paire de renflements elliptiques, les héynisphères, de la partie antérieure desquels font saillie deux prolongements à peu près cylindriques, les lobes olfactifs. Chacun des lobes olfactifs émet un bouquet de petits nerfs, les nerfs olfactifs, ou de l'odorat, donnant à la muqueuse des narines leur sensibilité caractéristique. Chez les Vertébrés supérieurs les hémisphères cérébraux deviennent énormes et chez beaucoup de Mammifères, leur masse est encore augmentée par des replis tortueux ou vermiformes de la surface qu on nomme circonvolutions.

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