‹ Zoologie élémentaireChapitre 46 sur 165 · C. Globul(8 blancs. Gr. 500. ( Id · texte numérisé non relu

C. Globul(8 blancs. Gr. 500. ( Id

canaux dans lesquels coule avec rapidité un liquide charriant d'innombrables globules elliptiques. Les

canaux sont des vaisseaux ; le liquide et les globules qull contient constituent le sang.

Le sang des Vertébrés crâniotes observé sous une épaisseur suffisante ' est rouge. Sa teinte varie du rouge vermeil au rouge foncé, suivant la région de Tappareil circulatoire où on lexamine. Il se compose d*un liquide, le plasma, tenant en suspension de nombreux éléments figurés de deux natures : les globules rouges et les globules blancs.

Le plasma est un liquide alcalin, plus ou moins jaunâtre, riche en matières albuminoïdes. Il constitue le véhicule des substances nutritives destinées à Tentretien des tissus.

Les globules rouges (fig. 29, b) (hématies, globules hématiques), pris isolément, sont en réalité très peu colorés, ce qui tient à leurs petites dimensions. Ils donnent lieu à la coloration rouge du sang par leur accumulation en nombre énorme, même dans de faibles quantités de ce liquide.

Ce sont de petits corps aplatis, mous et élastiques, qui, chez les Mammifères, paraissent privés de noyau, sont excavés sur leurs deux faces comme des lentilles biconcaves et oflrent, en général, un contour circulaire. Chez les Oiseaux, les Reptiles, les Amphibies et la plupart des Poissons, leur aspect est très différent; le contour est elliptique et il existe un noyau bien distinct.

1. Oe qui n'est pas le cas dans l'obsenration de U membrane interdigitale de la grenouille.

Les plus petits globules rouges s'observent chez les Mammifères (homme 7fJt,5, Tragulus Javanicus 2|ut,5); les plus gros chez les Amphibies (grand axe) (grenouille 22u,5, protée 63a,5, amphiume 70|ut)\

La matière colorante rouge qui impr^e les globules sanguins est V hémoglobine, substance spéciale voisine des albuminoïdes, renfermant du fer et formant avec Foxygène une combinaison lâche, peu stable, Yoœy^ hémoglobine. Celle-ci cède facilement son oxygène sous l'influence d une diminution de pression , de corps réducteurs, etc. Grâce à cette propriété, les globules rouges se chargent d'oxygène au contact de l'air, pendant leur passage à travers l'appareil respiratoire ; puis, entraînés par la circulation, transportent cet agent dans toutes les parties du corps. Ainsi, dans le sang des Vertébrés, tandis que le plasma est le véhicule des substances nutritives, les globules rouges sont des véhicules d'oxygène*.

1. Le signe a (micromilliinètre) a été adopté en histologie ponr indiquer le millième de millimètre, ainsi 7fi,5 signifie 0"i",007d.

2. On vient de voir qu'il existe une différence profonde entre les globules rouges du sang des mammifères et les globules rouges du sang des vertébrés cr&niotes appartenant aux autres groupes.

Cette différence, dont la cause a longtemps échappé aux physiologistes, s'explique actuellement fort bien : le lieu de formation des globules hématiques, chez l'animal développé, parait être, d'après les recherches récentes, la moelle des os et spécialement la moelle rouge ; moelle qui, entre autres éléments, renferme, comme nous l'avons dit (note de la page 58) des cellules nucléées colorées par l'hémoglobine et nommées hénuUobkuteê, Les globules

Les globules blancs (leucocytes, ceUtdes de la lymphe^ fig. 29, c) ne sont point exclusivement propres au sang; on les rencontre en quantité dans la lymphe et dans d'autres liquides de Torganisme. Dans le sang, leur nombre est beaucoup moins considérable que celui des globules hématiques. Ce sont de petites masses nucléées de protoplasme granuleux, contractées et sphériques dans le sang ou la lymphe en mouvement; mais qui, dans ces liquides au repos , changent continuellement déforme en émettant lentement, en difl'érents points de leur surface, des expansions de protoplasme comparables aux pseudopodes de certains protozoaires (amibes, etc.)'.

Retiré des vaisseaux , le sang ne tarde pas à se coaguler, à former une masse demi-solide . Ce phénomène très complexe n'est guère susceptible d'analyse dans un ouvrage élémentaire. Qu'il nous suffise de dire qu'il se produit, dans le plasma, une substance albuminoïde, la fibrine, qui se prend en une sorte de gelée à texture fibreuse et emprisonne les globules en donnant lieu à un caillot rouge, tandis que la partie restée fluide du plasma se sépare en constituant un liquide incolore, le sérum.

ronges nncléés des Poissons, des Amphibies, des Beptiles et des Oiseaux, ne soiient autre chose que ces mémos hématoblastes charriés par le phisma sanguin ; tandis que chez les mammifères, il y aurait une évolution de plus, leon globules hématiques non nucléés représenteraient des dérivés des hématoblastes.

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