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POUMON DR LA GBBNOUILLB

A, portion du re^ieaa capillaire. Gr. 300. (D'après nature.)

B, poamoQ avec les principaux rameaux sanguins. Grandeur

naturelle. (D*aprè8 nature.)

oxygène; l'hémoglobine de ses globules est en partie réduite.

En circulant dans les capillaires pulmonaires, le sang veineux qui n est séparé que par de très minces membranes d'un air riche en oxygène et ne renfermant qu'un peu d'acide carbonique à une tension beaucoup plus Cetible que celle de ce même gaz dans les vaisseaux, perd une partie de Tacide carbonique qu'il renfermait. Il absorbe, au contraire, de l'oxygène qui se -dissout probablement d'abord dans le plasma, puis passe rapidement à l'état de combinaison (oxy-hémoglobine) dans les globules hématiques. Ce sang, ainsi modifié, d'un rouge vermeil, beaucoup plus chargé d'oxygène que le sang veineux, renfermant moins d'acide carbonique, est le sang artériel.

Dans les poumons, le sang a encore abandonné à l'air une certaine quantité d'eau à l'état de vapeur et une très petite quantité d'azote.

L'air renfermé dans le poumon a donc perdu de l'oxygène et contient, actuellement, une notable proportion d'acide carbonique, un petit excès d'azote et est saturé de vapeur d'eau. De nouvelles quantités de sang passant sans cesse dans les capillaires, si cet air restait stagnant, il continuerait à se charger d'acide carbonique et à perdre de l'oxygène, jusqu'au moment où la proportion de ce dernier gaz devenant insuffisante, le sang sortirait du poumon à l'état veineux comme il y est entré.

Il faut donc, pour que les échanges gazeux puissent conserver l'intensité et la rapidité nécessaires aux besoins de l'organisme, non seulement un renouvellement

du sang, mais de plus un renouvellement continuel dair dans les poumons. Cette ventilation pulmonaire s obtient par des mouvements dont les uns chassent des cavités respiratoires Fair chargé d'acide carbonique (expiration), et dont les autres déterminent l'afflux de nouvelles quantités d'air pur (inspiration).

L'inspiration est produite, chez les Mammifères, par la dilatation de la poitrine, s'opérant par le déplacement des côtes en avant et l'abaissement d'une cloison musculaire (le diaphragme), qui sépare la poitrine de l'abdomen. L'expiration ordinaire (sans eflbrts, ni production de sons vocaux) est amenée par l'élasticité pulmonaire et le retour en quelque sorte passif des parois de la poitrine à leur forme initiale ; les muscles inspirateurs cessant d'agir.

Chez la grenouille , il n'y a ni côtes mobiles , ni diaphragme proprement dit; l'inspiration se fait donc d'une autre manière. On admettait depuis longtemps que les grenouilles respirent par déglutition, c'est-à-dire en avalant de l'air. Les expériences de M. P. Bert ont confirmé définitivement le fait : en abaissant les parois de la gorge, les narines étant ouvertes, les grenouilles dilatent la large cavité constituée par la bouche et le pharynx et la remplissent d'air; puis rétrécissant l'orifice nasal et contractant les muscles de la gorge, elles refoulent le gaz dans les poumons. L'expiration a lieu évidemment par l'élasticité des parois des poumons * et

1. Nous ftTons rétamé les mourements respiratoires de la grenouille d'une

une légère action des parois musculaires de l'abdomen. Il résulte de là ce fait singulier qu'on peut asphyxier une grenouille à la longue* en lui maintenant, par un moyen quelconque, la bouche ouverte.

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