‹ Zoologie (volume 4)Chapitre 42 sur 50 · TURBO ÉLEVÉ · texte numérisé non relu

TURBO ÉLEVÉ

Turbo elevatus, nobis.

PLANCHE 37, Ficures 15-19.

Turbo, testä crassä, conicä, nigro-violaceä ; anfractibus quinis, convexis ; infimo spiram superante ; aperturd margarttaceo-viridescente ; columellà& albidä, compresso-concavé ; labro nigro mar-

gtaato.

Operculum calcareum.

La coquille de ce Turbo est assez élevée, épaisse, conique, d'un noir violacé. La spire est composée de cinq tours dont le dernier est plus élevé que les autres réunis. La bouche est nacrée-verdâtre, bordée de noir dans toute l’étendue de la lèvre externe; la columelle est blanche, comprimée et concave.

L'animal a la tête frangée en avant; la membrane latérale est aussi frangée à sa partie antérieure. — Cet animal est d'un noir foncé dans toutes ses parties.

Dimensions de la coquille. — Hauteur, quatorze millimètres ; largeur, onze millimètres. Ce Turbo provient de la côte du Chili.

GENRE TROQUE. — Trochus, Linné.

TROQUE SANDWICHIEN.

Trochus sandwichiensis, nobis.

PLancHe 37, Ficures 23-24.

Trochus , testà elongato=conicä , crassä , griseo-virescente , granulis rubris, seriatis insculptä; anfractibus undecim , depressis ; ultümo basi obtusé angulato , subtùs plano ; aperturä margaritaceà , intus sulcatä ; columell& superne solutä, posticé sulcatä , anticé plicaté.

Operculum corneum , multispiratum .

Coquille conique-allongée, épaisse, d’un gris-verdâtre, marquée de granulations rouges, disposées par séries. Spire composée de onze tours déprimés ; le dernier obtusément anguleux à la base, et plane en dessous. L'ouverture nacrée, sillonnée intérieurement ; la columelle détachée supérieurement , sillonnée en arrière et plissée antérieurement.

L'animal est de couleur grisàtre.

Dimensions de la coquille. — Hauteur, trente millimètres; largeur, vingt-trois millimètres.

Ce Troque provient des iles Sandwich.

Genre MODULE. — Modulus, Gray (14).

M. Gray a proposé ce genre pour le 7rochus modulus de Linné , que Lamarck a placé parmi ses Monodontes ; létude que nous avons faite de l'animal, sur celte espèce et sur une autre que nous décrivons plus loin, nous parait justifier tout à fait l’établissement de cetie coupe générique.

Les Modules s’éloignent beaucoup, en effet, des Troques, des Turbos, des Monodontes, etc., par leurs caractères extérieurs , ainsi que par leur organisation interne , qui les rapprochent bien davantage des Littorines.

Comme celles-ci, les Modules ont une tête proboscidiforme assez large, mais déprimée et anguleuse sur les côtés, comme dans les Mélanies et les Cérites ; leurs tentacules sont gros à la base, et portent les veux en dehors, vers leur partie moyenne; leur pied est entièrement semblable à celui des Littorines , mais sans repli membraneux sur les côtés (pl. 36, fig. 1, 2, +, ebtpl. 91, fig. 25, 206).

L'organisation intérieure de ces Mollusques offre les plus grands rapports avec celle des Littorines et des Littoridines ; les Modules ne différent même guère de

(1) Gray, Synopsis of the British museum, 1840, p. 151. — M. Gray n’a ctabli ce genre que nominalement , et d’après les caractères de la coquille.

PECTINIBRANCHES. 597 celles-ci, comme on peut le voir d’après nos figures, que par la forme du canal déférent qui est très-volumineux et fendu dans toute sa longueur, et par la forme de la verge. ( Voir les figures 1, 2, 4, 5, dont les lettres ont la même signification que pour les Littorines et les Littoridines.) Nous devons indiquer aussi le bord du manteau , qui forme deux lèvres minces et comme frangées.

Mais les Modules se distinguent encore par leur opercule multispiré et tout à fait semblable à celui des Troques. Dans leurs observations générales sur les Turbos, les Troques, etc., MM. Quoy et Gaimard ont signalé les rapports qui existent entre l'animal et l’opercule, dans les divers genres de cette famille ; ils ont trouvé, par exemple, qu'un opercule corné et paucispiré correspondait toujours à une organisation différente de celle des Troques , des Turbos , etc., et analogue à celle des Littorines. Les Modules font exception à cette règle, car , avec une organisation qui se rapproche beaucoup de celle des Littorines, ils ont un opercule corné et multispiré (pl. 37, fig. 30, 31).

Ces Mollusques paraissent vivre sur les bords de la mer, à la manière des Littorines.

MODULE TROCHIFORME.

Modulus trochiformis , nobis.

PLancHe 37, Ficures 25-31.

Modulus, testä conicä, umbilicatä, transversaliter sulcatä , pallide Julv& ; spirä conico-acuté ; anfractibus senis, planis ; ultimo ad periphæriam fortiter angulato, subtus planulato et concentricé profundé sulcato; apertur& sub-quadratä, intus sulcatä ; labio arcuato, in medio dentifero ; labro angulato, acuto, anticé denticulato ; umbilico angusto, infra dilatato. — Operculum corneum,

tenue, multispiratum.

Coquille de forme conique, ombiliquée , sillonnée transversalement, de couleur fauve päle. Spire conique-aiguë, composée de six tours tout à fait planes ; le dernier formant un angle tres-saillant à sa circonférence, plane en dessous et marqué de sillons concentriques profonds. L'ouverture , de forme subquadrilatère, sillonnée intérieurement ; le bord interne arqué, pourvu d’une petite dent aiguë dans son milieu ; le bord externe anguleux, tranchant et dentelé en avant; l'ombilic étroit et profond, un peu dilaté à sa partie inférieure. — Opercule corné, mince et mullispiré.

Nous avons vu des individus dont la coquille est brunâtre en dessus, et d’un blanc bleuâtre à la partie inférieure du dernier tour.

Dunensions de la coquille. — Hauteur, dix-sept milli-

mètres ; largeur, au dernier tour, quinze millimètres.

Nous avons recueilli cette espèce à l'ile de la Puna, à l'embouchure de la rivière de Guayaquil.

Cette espèce se distingue facilement de l'espèce type ( Trochus modulus, Lin.), par sa spire plus élevée, par l’aplatissement du dernier tour à sa face inférieure, et par sa coloration.

GENRE DAUPHINULE, — Delphinula, Lamarck.

Les observations que nous avons faites sur une espèce de ce genre, la Dauphinule notre (D. atrata) (4), concordent avec celles que MM. Quoy et Gaimard ont publiées sur la Dauphinule laciniée (D. lacéniata), si ce n’est pour la membrane latérale du pied qui, dans l’espèce étudiée par nous, est ornée de filaments tentaculiformes, comme dans les Turbos et les Troques (pl. 37, fig. 32, 33). Les Dauphinules ne diffèrent donc presque pas, par les caractères de l’animal, de ces derniers genres auprès desquels il convient, par conséquent, de les ranger, à l'exemple de Linné, plutôt qu’à la suite des Scalaires, comme l’a fait Lamarck dans sa classification.

(1) Rerve, Proceedings zool. Societ., 1842.

GENRE CERITE. — Certtluium, Bruguiere.

CÉRITE OBTUSE.

Cerithium obtusum , Lanx.

PLANCHE 39, Ficures À -2.

Les détails déjà donnés par MM. Quoy et Gaimard sur cette espece, ne s'accordent pas entièrement avec ce que nous avons vu nous-mêmes, surtout pour ce qui a rapport à la coloration de l'animal.

Sur les individus que nous avons observés, cette coloration est d’un brun verdätre, tachetée de brun plus foncé. Le pied est noirâtre, bordé de rouge à son pourtour. Le mufle, allongé et légerement déprimé, est de même couleur que le pied, et marqué également de deux bandes rouges à son extrémité. Les tentacules sont assez gros et cylindriques dans leur moitié postérieure, au bout de laquelle les yeux sont placés; ils sont tres-grêles et filiformes dans le reste de leur étendue ; ces organes sont aussi noirâtres, avec une petite bande rouge autour des veux.

Cette espèce appartient à la division des Cérites à opercule multispiré. — Nous l’avons recueillie dans des flaques d'eau saumätre , à l’île de Pulo-Penang.

CÉRITE DE TOURANNE. Cerithium tourannense, nobis.

Cerithium, testä oblongä , cinerascente, transversim regulariter striatä , granulis nigris biseriatim cincté, in énfimo sex-seriatis ;

aperturä subrotundd ; canali brevissimo.

Operculum multispiratum.

Coquille oblongue, grisätre, régulièrement striée dans le sens des tours, et ceinte de séries de granulations noires, au nombre de deux pour les tours supérieurs, et de six pour le tour inférieur. Ouverture sub-arrondie, à canal très court.

L'animal, d’un gris noirâtre, a les tentacules moins renflés, à leur partie postérieure, que l'espèce précédente. L’opercule est également arrondi et multispiré.

Dimensions de la coquille. — Longueur, trente millimètres ; largeur, vingt-six millimètres.

Cette Cérite provient de Touranne.

Nous avons fait figurer une troisième espèce de Cérite, que nous avons reconnu plus tard être la même que celle qui a été décrite et figurée par M. d'Orbigny, sous le nom de Cérite de Montagne (C. Monta-

net) (4); nous renvoyons donc à la description très-

(A) Foy. dans l'Amériq. mérid., +. V, p. 443, pl. 63, fig. 3-4

exacte que ce naturaliste en a donnée.—Nous l'avons également recueillie dans les eaux saumâtres de la riviere de Guayaquil.

GENRE POURPRE. — Purpura, Adanson.

M. de Blainville donne ainsi les caractères de l'animal des Pourpres, dans sa monographie des espèces de ce genre :

« Animal trachélipode, tres-rarement presque gastéropode, à pied large, arrondi en avant, sans sillon marginal, ni auricules, enveloppé dans un manteau fort mince sur son bord libre, et pourvu d’un tube branchial épais et développé; tête assez épaisse; deux tentacules médiocres, très-rapprochés, renflés dans leur tiers inférieur, et portant les yeux à l'extrémité de ce renflement ; bouche pourvue d’une trompe rétractile; organe excitateur mâle considérable, sans sillon extérieur à sa base. »

Cette caractéristique est en partie inexacte. Le pied des Pourpres n'est pas arrondi en avant, mais se termine, dans ce sens, par un bord presque transverse , présentant quelquefois une légère échancrure sur la ligne médiane ; ce bord est un peu épaissi, auriculé sur les côtés, et pourvu inférieurement d'un sillon marginal. La tête est assez petite et déprimée; les

tentacules, qui la terminent en avant, portent géné-

ralement les yeux à la réunion des deux tiers postérieurs avec le tiers antérieur, ou vers leur partie moyenne.

Nous avons fait représenter l'animal des Pourpres sur plusieurs espèces appartenant aux différents groupes qui ont été établis dans ce genre, savoir :

La Pourpre tuberculee ( P. tuberculata), de Blainville, de la division des Pourpres colombelloïides de cet auteur (pl. 39, fig. 11-13);

La Pourpre ouverte (P. aperta), de Blainville , du groupe des Pourpres ricinules (pl. 39, fig. 8-10);

Une espèce que nous avons rapportée à la Pourpre ondée (P. undata), Lamarck, placée par M. de Blainville dans sa division des Pourpres semi-ricinules (pl. 39, fig. 17-19);

La Pourpre harpe ( P. harpa ), Conrad, qui nous semble se ranger dans la section des Pourpres échinées (pl. 39, fig. 14-16) (1);

Le Pourpre carinifère (P. carinifera), Lamk., la Pourpre kiosquiforme(P. kiosquiformis), Duclos, et la Pourpre cassidiforme (P. cassidiformis), de Blainville, qui font partie des Pourpres fusiformes (pl. 40, fig. 4-6, et pl. 39, fig. 23-25, 26-29);

La Pourpre Bezoar ( P. Bezoar ), de Blainville, de la section des Pourpres pyriformes (pl. 40, fig. 7-12);

La Pourpre striée (P. striata), qui fait partie des Licornes de Lamarck (pl. 39, fig. 35-37);

(4) Cette espèce a été décrite par M. Conrad, dans le Journal de l'Acad. des Sc. nat. de Philadelphie , t. VH, part. 2, p. 266. —

Nous l'avons recueillie aux iles Sandwich.

Enfin, la Pourpre crassilabre (P. labiosa), que M. Gray (1) à mise parmi les Murex, mais qui nous semble devoir être rapportée aux Pourpres d’après les caractères de l’animal , et surtout d’après ceux de l’'opercule (pl. 39, fig. 32-34).

Dans toutes ces espèces, l'animal a les caractères que nous avons indiqués ci-dessus, et l’opercule présente la forme que M. de Blainville a considérée comme propre aux Pourpres.

À la suite de ces espèces, nous allons donner la description de quelques autres qui nous ont paru nouvelles.

POURPRE DE CHUSAN.

Purpura Chusani, nobis.

PLancne 39, Ficures 20-22.

Purpura , testä ovato-fusiformi, albido-fulvä, transversim striatà, tuberculis nigris et bi-seriatis cinctä : tuberculis in infimo an- Jractu quadri-seriatis, superioribus validis, inferioribus ferè obsoletis ; spirä conicä ; anfractibus 5-6, superné depresso-planiusculis ; aperturd ovatä , pallidé luteo-aurantiä ; columell& pland ;

labro quadri-angulato.

Le

Cette espèce se rapproche de la P. kiosquiformis, par la forme de la coquille; mais elle en diffère par

(1) Gray, Spicil. zoolog., 1828, p. 4. — D'Onmenyx, Joy. dans l'Amériq. mér., t. V, p. 453, pl. 62, fig. 3-10.

plusieurs caracteres, et surtout par la disposition des tubercules.

L'animal et l’opercule ont les caractères des antres espèces du genre.

Dimensions de la coquille. — Hauteur, quarantetrois millimètres; largeur, vingt-cinq millimètres.

Cette Pourpre provient de la Chine. — Mais nous l'avons aussi recueillie à Malacca.

POURPRE DE POTHUAU.

Purpura Pothuauï, nobis.

PLancue 39, Fieures 30-31.

Purpura, test& ovatà, ventricosd, cinerascente, spurcé ; Spirä conicd; anfractibus quinis, perlongum costatis ; costis transversim lineis elevatis cancellatis ; interstitiis punctis quadratis impressis ; apertur& ovatà, intus violaceä ; labro interne granulato ; canali

brevi.

Nous n'avons observé ni l'animal, ni l’opercule de celte espèce, ce qui nous la fait rapporter aux Pourpres avec doute; elle présente aussi, en eflet, des rapports avec les Murex.

Dimensions. — Hauteur, vingt-deux millimètres ; largeur, treize millimètres.

Cette espèce provient des îles Philippines.

POURPRE DU PÉROU. Purpura peruviana, nobis.

PLANCHE A0, Fiqures 1-3.

Purpura, testé ovatä, pallidé fuscä ; spirä conicd ; anfractibus senis, superné depresso-planiusculis, transversim sulcatis, longitudinaliter substriatis ; aperturä ovatä, intüs striatä ; columellé auran-

tà, arcuatä, suprà plan.

Coquille ovale, de couleur brune pâle. Spire conique, composée de six tours un peu déprimés supérieurement , sillonnés transversalement. Ouverture ovale, striée en dedans du bord externe; columeile déprimée, arquée et de couleur jaunûtre.

Cette espèce appartient à la section des Pourpres hémastomes de M. de Blainville.

L'animal et l’opercule ont tous les caractères qui sont propres aux Pourpres.

Dimensions de la coquille. — Mauteur, quarante millimètres; largeur, vingt-cinq millimètres.

Cette Pourpre provient des côtes du Pérou.

GENRE BUCCIN. — Buccinum, Linné.

Ce genre, tel qu'il est constitué aujourd’hui , après les réformes faites par Bruguière et par Lamarck, se compose d'espèces qui forment trois ou quatre groupes aussi distincts par les caractères de la coquille, que par ceux de l'animal.

Un de ces groupes correspond au genre Tritonium de Müller, eta pour type le Buccin onde (B.undatum). Les espèces qui appartiennent à cette division, se rapprochent un peu des Fuseaux par la forme de leur coquille; l'animal à une tête assez large, déprimée, portant, en avant et sur les côtés, deux petits tentacules coniques, à la base externe desquels les yeux sont placés ; le pied, de grandeur médiocre, est subauriculé à sa partie antérieure et pourvu inférieurement d’un sillon marginal; l'organe mâle, situé en arrière du tentacule droit, est d’un volume considérable. — Nous rapportons à ce groupe de Buccins, une espèce que M. de Blainville avait rangée parmi les Pourpres, sous le nom de Purpura fusiformis (4), et que M. d’Orbigny a mise plus tard dans les Fuseaux, sous le nom de Fusus purpuroides (2); l'animal de cette espèce n’a ni les caractères des Pourpres, ni

(4) Monographie du genre Pourpre, déjà citée, p. 41, et pl. 41, fig. 7.

2) Voy. dans l'Amériq. mérid., t. V, p. 448 , et pl. 63, fig. À ) 1 P l 5

ceux des Fuseaux, mais ressemble tout à fait à celui du Buccin onde (pl. 42, fig. 1-3); nous proposons donc de la désigner sous le nom de Buccin fusiforme (B. fusiforme). Cette espèce habite les côtes du Pérou.

Un autre groupe de Buccins est celui dont Lamarck avait formé le genre Vasse. Les espèces de celte section se distinguent bien par leur coquille; mais lanimal n'offre pas des caractères moins tranchés. Ces Buccins ont un pied très-grand, débordant ordinairement beaucoup la coquille en arrière et en avant, fortement auriculé à sa partie antérieure et plus ou moins échancré sur la ligne médiane, pourvu aussi d’un sillon marginal, et terminé postérieurement par deux petits appendices, quelquefois bifides; la tête , aplatie, se termine antérieurement par les tentacules qui sont allongés, tres-effilés à leur extrémité, et qui portent les veux, en dehors, à leur partie moyenne. L'opercule est pelit, presque rudimentaire, tronqué au sommet et dentelé sur les côtés. — Nous avons fait représenter plusieurs de ces Buccins, avec l'animal , savoir : le Buccin crénele (B. crenulatum), Bruguière (pl. M, fig. 1-4), le Buccin bouche-jaune (B. luteostoma), Broderip (fig. 5, 7) (1), le Buccin hérissé (B. hirtum), Kiener (fig. 8-10)(2), le Buccin perlé(B.gemmulatum), Lamk. (fig. 11, 13) (3), le Buccin olivätre (B. oliva-

(1) Zool. Journ., vol. IV, p. 376.

(2) Nous avons recueilli cette espèce aux îles Sandwich. (3) Cette espèce provient de Touranne, en Cochinchine.

PECTINIBRANCHES. 609 ceur), Bruguière, et une de ses variétés (fig. 14-19)(1), enfin, le Buccin dentifère ( B. dentiferum), Powis, (fig. 20,21) (2).

Quelques espèces de Buccins, comme le B. lævissunum, Gmelin, et le B. achatinur, Lamk., forment un groupe encore plus tranché que le précédent, par les caractères de l'animal; mais n'ayant pas fait d'observations sur ces espèces, nous n'avons pas à en parler ici.

Enfin, dans le groupe des Buccins proprement dits, l'animal ne diffère que peu de celui des Pourpres; le pied, assez grand, est aussi auriculé antérieurement et pourvu d’un sillon marginal; la tête, plus petite que dans les Buccins de la division des Nasses, se termine par deux tentacules plus courts, moins effilés, et portant également les veux à leur partie moyenne. — Nous n’avons fait figurer, dans cette section, qu'une seule espèce, le Buccin Civette (B. viverratum ), Kiener (3), que nous avons recueilli à Rio-Janeiro.

Il est possible que l’étude des animaux, dans les nombreuses espèces qui composent le genre Buccin, fasse encore reconnaître plus tard d’autres groupes que ceux que nous venons d'indiquer.

(4) Nous avons recueilli cette espèce à Touranne et à Pulo- Pinang.

(2) Proceedings de l’année 1835, p. 95. — Cette espèce habite les côtes du Pérou; l’animal est semblable à celui des espèces précédentes.

(3) Kxener ; species, genre Bucacrn, p. 35, pl. 10, fig. 35.

Bonite. — Zooi. Tome II. Partie IE. 39

Page 1