CLASSIFICATION
souvent changé du tout au tout leurs systèmes, et cette instabilité se trouve parfois dans les travaux d'un même auteur sans qu’on le voie arriver pour cela à des résultats plus définitifs.
Tel auteur place à la tête de la classe les Autruches, tandis que tel autre y met au contraire les Oiseaux de proie, ou bien encore les Perroquets.
Brisson admettait vingt-trois ordres d'Oiseaux, tandis que Linné, Cuvier et beaucoup d’autres avec eux n’en reconnaissent que six.
On est également très éloigné d’être d’accord à propos de la sériation des groupes.
L’observation anatomique n’a pas encore permis de triompher de toutes ces difficultés, mais elle a néanmoins conduit à quelques résultats qui méritaient d’être pris en considération. C’est du canal intestinal, du cerveau et surtout du squelette, qu’elle a tiré ses meilleures indications.
Les données fournies par le squelette, et plus particulièrement par le sternum et ses annexes, sont principalement dues aux recherches de Blainville ainsi qu’à celles de l’un de ses élèves, AL Lherminier, aujourd’hui médecin praticien à la Guadeloupe. Elles ont une grande importance lorsque l’on cherche à établir la délimitation des groupes naturels de cette classe. C’est ce que nous essayerons de faire voir en traitant successivement des six catégories admises par Cuvier, et en cherchant à établir les modifications principales dont chacune d’elles est susceptible.
Nous en parlerons conformément au suivant, mais sans prétendre qu’il indique définitivement la série naturelle des groupes.
Divisions à établir dans ces ordres.
Accipitres diurnes.
Accipitres nocturnes.
Perroquets .
Grimpeurs .
Dysodes.
Syndactyles.
Déodaclyles.
Gallides.
Colombins.
Brcvipennes ou Coureurs.
Hérodiens.
Limicoles.
Macrodaclyles.
Cryptorhines.
Longipennes.
Lamelliroslres .
Plongeons.
Manchots.
Ordres admis par G. Cuvier.