‹ Zoologie médicale (volume 2)Chapitre 26 sur 96 · Palmipèdes · texte numérisé non relu

Palmipèdes

OISKAl'X.

Ordre (lis Aciipitres.

Les Accipitres ou Oiseaux de proie, dont les principaux caractères consistent dans la forme crochue et acérée des ongles, dans la disposition également crochue du bec, et dans la présence à la base de ce dernier d’une membrane appelée cire, se laissent facilement partager en deux groupes principaux dont nous ferons seulement des sous-ordres, pour rester autant que possible dans les errements suivis par la majorité des auteurs; ces deux sous-ordres sont ceux des Accipitres diurnes, qui chassent de jour, et des Striges ou Accipitres nocturnes qui chassent pendant la nuit ou au crépuscule.

Ces oiseaux, les plus redoutables de tous par leurs habitudes carnassières, représentent dans la classe qui nous occupe les espèces carnivores de la série des Mammifères. Ils se rapportent ii deux familles principales.

La famille des VULTURIDÉS ou Vautours, qui répond à l’ancien genre Vultur, n’est pas aussi bien armée que celle dont nous parlerons ensuite. Elle a des espèces dans les deux continents, mais elle n’en fournit aucune à l’Australie.

Les Vulturidés propres à l’ancien continent rentrent dans les • genres Vultur , Otogyps et Neophron ; nous en avons plusieurs dans le midi de l’Europe. Ceux d’Amérique sont les Sarcoramphus , ou Condors, les Gryp/ms, les Cat/iartes et les Coragyps.

Les Gypaètes (g. Gypaetus) qui fréquentent les grandes montagnes du midi de l’Europe et de l’Asie ainsi que celles du nord de l’Afrique, établissent une sorte de transition entre les Vulturidés et les Falconidés. Leur espèce européenne est connue en Suisse sous le nom de Lœmmergayer.

De Blainvillc rapprochait des Vulturidés une espèce d'oiseaux un peu plus grande que les Vautours ordinaires, mais plus lourde et à ailes rudimentaires et inutiles au vol, qui fut trouvée à l’île Maurice par les premiers navigateurs qui y abordèrent à la fin du xv' siècle. Cet oiseau, dont la race fut bientôt anéantie, est souvent cité sous le nom de Droxte (üidus ineptus ). On ne le connaît

plus que par un petit nombre de débris, restés dans les collections européennes, principalement en Angleterre, en Hollande et en Danemark. Sa classification est encore incertaine et l’on a oroposé de le placer tantôt auprès des Vautours, tantôt avec les

Sous-ordre des Accipitres diurnes.

OHIMriîL’KS ET PASSEREAEX.

Autruches, tantôt avec les Albatrosses, tantôt avec les Pigeons, sans qu’aucune de ces manières de voir ait réellement prévalu. Cependant il paraît certain qu’on ne doit, associer le Dronte ni aux j Autruches et autres Brévipennes ni aux Palmipèdes. L’étude de son ostéologie décidera si c’est un Vulturidé ou un Colombin.

La famille des FALCONIDÉS ou Faucons est bien plus nombreuse en espèces que celle des Vautours. On lui en connaît déjà deux cent soixante-quinze environ.

Elle se partage en tribus et en genres sous les noms d ’ Aigles, d ’ Autours, de Milans, de Faucons [Falco), de Buses, de Busards, de Caracara, de Gerfauts, de Pygargues, etc., etc.

Demeuve et d’autres auteurs d’anciennes pharmacopées citent plusieurs médicaments que l’on tirait de leur temps du fiel, de la fiente et de quelques autres produits de ces oiseaux. Leur fiente était principalement recherchée à cause de l’urée qui s’y trouve mêlée dans une grande proportion.

Le Secrétaire (g. Secretarius ou Gypogeranus) , dont quelques auteurs forment une famille à part, ressemble beaucoup aux Falconidés par son apparence générale; mais ses tarses sont allongés comme ceux des Échassiers. C’est un oiseau coureur qui fait la chasse aux serpents, et que l’on trouve dans l’Afrique australe.

Sous- ordre des Striges.

Les Striges ou Oiseaux de proie nocturnes sont moins nombreux que les Falconidés, cependant on en a décrit cent cinquante espèces environ. Linné réunissait celles que l'on connaissait de son temps dans le genre unique des Strix, aujourd’hui la famille des STRIGIDÉS.

Ces oiseaux, que les naturalistes modernes ont partagés en diffé- 1 rents genres, fournissent à nos contrées les espèces appelées Grand- Duc, Hibou, Hulotte, Chevêche, Scops ou Petit-Duc, Effraye, etc. A part l’Effraye, elles ont pour caractère commun d’avoir deux • échancrures au bord inférieur du sternum; tandis que les Accipitres diurnes n’y ont qu’une seule paire de trous, lesquels manquent même dans beaucoup d’espèces.

Ordres des Grimpeurs et des Passereaux.

Les Grimpeurs et les Passereaux sont également des Oiseaux pas - | sériformes. Leur réunion constitue un ensemble très considérable d’espèces, en général moins grosses que celles des autres ordres.

OISEAUX

Le nom <le Grimpeurs ou Z y y (dactyles appartient en propre à celles qui ont deux doigts dirigés en avant, et deux en arriére, comme les Perroquets, les Pics et les Coucous, et l’on a confondu sous la dénomination de Passereaux toutes celles qui n’ont qu’un seul doigt en arrière, les trois autres étant dirigés en avant comme ceux de tous les autres oiseaux. La plupart de nos petites espèces appartiennent à cette catégorie des Passereaux, pour laquelle on n’a pas trouvé de meilleure définition que de dire qu’elle manquait des caractères propres aux autres ordres, sans en présenter aucun qui lui fût spécial. Il est possible néanmoins, si l’on examine avec plus de soin les particularités distinctives des Passereaux, et surtout si l’on décompose ce groupe en scs véritables éléments, d’arriver à en donner une définition moins imparfaite.

On peut admettre cinq groupes principaux d’oiseaux passériformes, soit Grimpeurs, soit Passereaux véritables, et chacun de ces groupes semble devoir être considéré comme constituant un sous- i ordre distinct. Ce sont ceux des Perroquets, des Grimpeurs, des ! Dysodes, des Syndactyles et des Déodactyles.

Sous-ordre des Perroquets T .

Les Perroquets ou Préhenseurs ont le bec fort et recourbé à sa pointe, sans qu’il soit, pour cela semblable à celui des Rapaces. '' Leur langue est épaisse, charnue, habituellement dactyloïde. Ils 1 ont en général les tarses courts, et leurs doigts, qui sont robustes, I sont zygodactyles, c’est-à-dire dirigés deux en avant et deux en arrière. Ces oiseaux sont essentiellement grimpeurs, et à cet effet ils se servent également de leur bec et de leurs pieds. Presque tous passent la plus grande partie de leur vie sur les arbres; quelques- 1 uns seulement préfèrent se tenir à terre. Leur sternum est assez peu | différent de celui des oiseaux de proie diurnes, mais un peu plus long, et pourvu dans la majorité des espèces d'une paire de trous. Leurs clavicules sont faibles, et dans certains cas, au lieu de se réunir sur la ligne médiane pour former, par leur ankylosé entre elles, la pièce unique appelée fourchette dans les autres oiseaux, 3 elles restent imparfaites et disjointes. Le gésier des Perroquets est musculeux; leur canal intestinal est long, mais sans cæcum.

Ces oiseaux sont intelligents et irascibles. Leur voix est criarde, I mais néanmoins on les recherche parce qu'ils s’apprivoisent vite, J

(1) Psitlaci, Scopoli (1777). — Prehcnsores, Qlainville

GRIMPEURS ET PASSEREAUX

apprennent avec facilité à répéter des phrases entières, et sont à la fois remarquables par leurs formes, par leurs couleurs et par leur intelligence.

Il y a des Perroquets en Afrique, en Asie, à Madagascar, dans les îles du grand Océan, à la Nouvelle-Hollande et en Amérique.

Ils ont été souvent comparés aux Singes, qu’ils semblent représenter dans leur propre classe, et de Blainville les place en tête de tous les oiseaux.

L'Europe et la région du périple méditerranéen en sont dépourvues, ainsi que l’Asie septentrionale et l’Amérique du Nord.

La Perruche à collier est le premier Perroquet qu’on ait apporté en Europe; on suppose qu’elle le fut à l’époque de la conquête de l’Inde par Alexandre, ce qui l’a fait appeler Psittacus Alexandri. C’est une espèce de groupe des Palœomis qui n’a de représentants que dans le midi de l’Asie et dans les îles qui en sont peu éloignées.

Les espèces, et même les genres du sous-ordre des Perroquets, sont différents suivant les grands centres de populations animales. Ainsi les Perroquets proprement dits, les Eclectus de Wagler et les espèces analogues, appartiennent à la même région que les Palæornis et en même temps à l’Afrique ; tous sont étrangers à l’Amérique. L’espèce de Perroquets à corps cendré et à queue rouge, que l’on nomme habituellement le Jaco ( Psittacus erythracus),e. st une des espèces africaines de ce groupe, et si elle nous vient maintenant du Brésil, c’est parce qu’on l’y a acclimatée.

Il existe h Madagascar des Perroquets d'un genre assez peu différent, et en Amérique la même tribu est représentée parles espèces dites Perroquets amazones, qui forment aussi un genre assez rapproché quoique néanmoins distinct.

C'est également dans l’Amérique que l’on trouve les Perruches de la division des Conurus, les Psittaculcs, tels qu’on les définit maintenant, et les Aras. Ces derniers sont plus grands que la plupart des autres Perroquets; leur queue est longue et étagée, et ils ont les joues dénudées.

L’Océanie et l’Australie possèdent des Perroquets de formes encore plus variées. C’est dans ces régions que l’on trouve les Panksiens, les Cacatoès, les Microglosses, les Lathams, les Loris, les Platycerques ou Perruches laticaudes , les Trichoylosses et les Strigops.

L’unique espèce de ce dernier genre est la plus grosse de toutes celles du même sous-ordre. Elle est remarquable, entre autres particularités, par l’état rudimentaire de son brechet. Ses liabi-

OISEAUX

tudes sont nocturnes et terrestres. Elle a pour patrie 1 de Norfolk, qui est située au nord de la Nouvelle-Zélande. La plus petite des espèces de Perroquets est aussi un oiseau océanien. C'est le Psittacus pygmCBus, type du genre Nositerna ou Micropsitta, que MM. Quoy et Gaimard ont découvert à la Nouvelle-Guinée. Sa taille est comparable à celle du Serin.

Les Perroquets sont des oiseaux plus curieux qu’utiles. On se sert cependant des plumes de certains d’entre eux, qui sont employées comme ornement chez les peuples civilisés aussi bien que chez les sauvages, et dans beaucoup d’endroits on mange leur chair.

Sous-ordre des Grimpeurs (1).

Ces oiseaux sont, avec les Perroquets, les seuls qui aient les pieds zygodactyles. Les dispositions de leur bec sont très diversiformes, et, à part le caractère précédent, on trouve peu d’indications pour les séparer des autres espèces passériformes. Cependant leur sternum a le plus souvent deux paires d’échancrures, tandis que celui des vrais Passereaux n’en a qu’une seule, du moins dans la majorité des cas.

Les Grimpeurs se laissent aisément partager en plusieurs groupes dont on fait autant de familles, malgré le peu d’importance des caractères qui distinguent la plupart d’entre elles.

La famille des PICIOES ou Pics (g. Picus de Linné réunit plus de deux cent cinquante espèces, que l’on partage maintenant en un certain nombre de genres, parmi lesquels il faut surtout distinguer les Picumnes, ou Pics tridactyles, et les Yunx ou Torcols. Il y a des Pics dans toutes les parties du monde, sauf cependant en Australie.

A côté de ces oiseaux se placent les deux petites familles des BUCCONIDÉS ou Barbus, Barbicans et Tamatias, et des GALBU- LIDÉS ou Jacamars. Les premiers sont africains , asiatiques ou sud-américains; les .seconds ne se rencontrent qu’en Amérique.

La famille des RAMPHASTIDÉS (Toucans et Aracaris est plus nettement caractérisée par le grand développement du bec chez toutes ses espèces. Elle n’a de représentants que dans les parties les plus chaudes du nouveau monde.

La famille des CUCULIDÉS ou Coucous n’a pas moins d’importance que celle des Pics, et ses espèces sont également très dispersées géographiquement. Elle répond à l’ancien genre C voulus,

(1) Grimpeurs, Laclp&dp. - Scnnsores, Illig.

GIUMI’EURS ET PASSEREAUX

auquel sont venues s’ajouter une foule d’espèces qui ont souvent servi à l’établissement de coupes génériques nouvelles; tels sont, avec les Coucous proprement dits auxquels appartient notre Cuculus cahorus d'Europe, si remarquable par l’habitude qu’il a de ne pas couver lui-même ses œufs, et de confier à d’autres oiseaux le soin d’élever ses petits : les Indicateurs, les Couas, les Courais, les Taccos , les Malcohas, les Centrops, les Scyt/irops et même les A ni s dont les femelles se réunissent en grandes associations pour l’incubation de leurs œufs.

La famille des TROGONIDÉS ou Couroucous (g. Trogon), dont les espèces, toujours remarquables par la beauté de leurs couleurs, vivent dans les régions chaudes de l’Asie et de l’Amérique, appartient également aux Grimpeurs, et il en est de même des Touracos, dont les ornithologistes font également une famille distincte.

Celle-ci est lafamilledesMUSOPHAGIDÉS (g. Musophagee t Touraco ) qui a d’ailleurs beaucoup d’analogie avec celle des Coucous, et qui pourrait n’en être pas séparée. Ses espèces, qui appartiennent à l’Afrique intertropicale et australe, présentent une particularité digne d’être signalée. Leur quatrième doigt, au lieu d’être constamment dirigé en arrière, comme c’est l’habitude chez les Grimpeurs et chez les Perroquets, est versatile, c’est-à-dire susceptible de se porter tantôt en avant, tantôt en arrière; c’est une disposition que l’on observe aussi chez certains oiseaux de proie.

Sous-ordre des Dgsodes (1).

L’unique genre de cette division est celui des Hoazins [Opisthocomus ), dont il n’y a qu’une seule espèce connue (F O. cristatus), oiseau de l’Amérique équatoriale dont la classification a beaucoup embarrassé les naturalistes. Buffon en faisait un Faisan sous le nom de Faisan de la Guyane; mais l’ensemble de ses caractères, et en particulier ceux de son sternum, ne rappelle en rien ce que l’on voit chez les Gallinacés. Quoique plus semblable aux Passereaux sous ces différents rapports, l’Hoazin se distingue cependant des autres groupes de cette grande division, et il paraît devoir former un sous-ordre à part.

Cet oiseau singulier a les doigts libres et disposés d’après le type déodactyle ; mais son sternum est tout différent de celui des Passereaux de ce sous-ordre, et son anatomie montre encore d’autres particularités qui semblent justifier le rang que nous lui assi-

(l) Ordre des Dysocles , Latrcillc, Familles nat. du règne animal. Paris, 1825.

OISEAUX

ll/l

gnons (1). C’est, un animal phytophage, dont la chair répand une odeur très prononcée que l’on a comparée à celle du castoréum.

Sous-ordre des Syndactyles (2 .

Certains oiseaux pourvus de trois doigts antérieurs ont deux de ces doigts, l’interne et le mitoyen, réunis l’un à l’autre jusqu’à l’avant-dernière phalange. Ils forment une association d’espèces j fort curieuses par la singularité de leurs formes, et que l’on partage aisément en plusieurs familles.

La famille des BUCÉRIDÉS ou Calaos (g. Buceros j appartient à l’ancien continent, et fournit des espèces à l’Afrique, à l’Asie méridionale, ainsi qu’aux îles indiennes. Ce sont les plus gros des : Passériformes, et leur bec, qui est considérable, est ordinairement surmonté par une protubérance cornée, de forme très variée, qui lui donne un aspect singulier.

On rapproche des Calaos YEuryceros Prevostii, qui vit à Madagascar.

La famille des PRIONÏTIDÉS ou Momots (g. Prionites , qui fournit quelques espèces aux régions chaudes de l’Amérique ; la famille des MÉROPIDÉS ou Guêpiers (g. Merops, etc.), plus nombreuse et entièrement de l’ancien continent; enfin la petite famille des TODIDÉS ou Todiers (g. Todus), qui sont des oiseaux américains, ont entre elles d’incontestables affinités. Les Méropidés sont représentés en Europe par le Guêpier apiastre ( Merops apiaster ), qui visite annuellement le midi de l’Europe, et en particulier la Provence et le Languedoc, où l’on voit quelquefois aussi, mais bien plus rarement, le Merops Savignyi, ordinairement africain.

La famille des ALCÉDINIDÉS, ou Martins-pêcheurs , Martins-chasseurs, etc. (g. Alcedo, L.), est facile à reconnaître; ses espèces sont dispersées sur tous les points du globe, même en Australie et en Océanie. Elle nous fournit le Martin-pêcheur ishpe (. Alcedo ispida ) (3).

(1) Yoy. Paul Gémis, Descript. osléol. de l’Hoasin, du Kamichi, du Cariama el du Savacou, suivie de remarques sur les affinités naturelles des Oiseaux (Mémoire inséré dans la Zoologie du voyage de M. de Castelnau dans l’Amérique du Sud).

(2) Ordre XIV” de la classification de Brisson. — Picas pedibus gressoriis, Linné. — Platypodes, Lacépède. — Syndactyles, G. Cuvier.

(3) Les anciennes pharmacopées donnent le nom d 'alcedo à une substaucc médicinale que l’on tirait saus doute de l’Inde.

GRIMPEURS ET PASSEREAUX

Parmi les Syndactyles qui précèdent, les Calaos ont le sternum un peu échancré à son bord inférieur, mais sans échancrures véritables. Les autres ont au contraire deux paires d'échancrures apparentes, du moins dans le plus grand nombre de leurs espèces, mais on ne voit qu’une seule paire dans les Syndactyles suivants, qu’il est convenable de rapprocher des Passereaux déodactyles, auxquels ils ressemblent sous ce rapport.

Ils forment trois petites familles :

Celle des EURYLAIMIDÉS ou Eurylaimes (g. Eurylaimus), oiseaux propres à l’Inde et à ses îles;

Celle des Rl'PICOLIDËS comprenant les deux genres des Rupicola ou Coqs de roche et des Calyptomènes : le premier sud-américain, le second indien;

Et celle des PIPRADÉS ou Manakins (g. Pipra ), qui ne se trouve qu’en Amérique.

Sous-ordre des Déodactyles (1).

On nomme Déodactyles, c’est-à-dire à doigts libres, ou Passereaux proprement dits, les oiseaux de la grande division des Passériformes chez lesquels il y a trois doigts en avant, l’externe et l’interne n’étant réunis l’un à l’autre qu’à leur base, et, suivant l’expression de G. Cuvier, « par une ou deux phalanges seulement. » Presque tous ont le sternum pourvu à son bord inférieur d’une seule paire d’échancrures de forme angulaire ; chez les autres il est entièrement plein (2). Au contraire, on observe la duplicité des échancrures dans un seul des groupes de cette nombreuse division.

Ce groupe est celui des Roll'ieiis (g. Coracias ) qui servent de type à la famille des CORACIADÉS. Cette famille, tout en ressemblant aux Corvidés sous certains rapports, a aussi des analogies incontestables avec les Guêpiers. Nous en avons une espèce en Europe, le Coracias yarrula, qui se montre dans plusieurs de nos chaînes de montagnes.

Les autres Déodactyles, c’est-à-dire les oiseaux passériformes pourvus d’une seule paire d’échancrures sternales ou tout à fait sans échancrure se laissent assez facilement partager en quatre catégories principales répondant aux divisions des Fissirostres , des Conirostres, des Dentirostres et des Ténuirostres de G. Cuvier.

(1) Passereaux déodactyles, !s. Geoffroy.

(2) Cette disposition est fréquente chez les Fissirostres

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