‹ Zoologie médicale (volume 2)Chapitre 28 sur 96 · Déodactyles conirostres · texte numérisé non relu

Déodactyles conirostres

Leurs différents groupes sont également considérés comme autant de familles par les naturalistes. Nous nous bornerons à en

(1) Dict, univ. d’hist.nat., article Phycologie.

(2) Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. XLI, p. 878 (1835).

(3) Trans. de la Société de Batavia pour 1781.

(4) Tome I, p. 301, 1848.

OISEAUX

donner une courte énumération en renvoyant aussi, comme nous " l’avons fait pour les autres familles de la même classe, aux ou- j vrages spéciaux d’ornithologie.

La famille des CORVIDÉS, qui a pour type les Corbeaux (g. Corvus), comprend aussi les Pie s, les Geais et beaucoup ! d’autres oiseaux analogues.

Le Corbeau ordinaire ( Corvus corax) et les espèces voisines ont été longtemps vantés en pharmacie. On employait leur cervelle j ou la cendre de leurs chairs contre l’épilepsie. Leur graisse et leur ’ sang passaient pour empêcher les cheveux de blanchir, et leurs 1 œufs étaient particulièrement recommandés contre la dysentérie.

La famille des PARADISIDÉS, ou Oiseaux de Paradis g. Para- j disea) , dont les espèces sont si remarquables par la beauté de leur ] plumage, est bien voisine de celle dont nous venons de parler, j Ces magnifiques oiseaux sont essentiellement australiens.

On peut rapprocher aussi des Corbeaux la famille des ICTÉRIÜÉS j ou Cassiques et Troupiales, qui ont l’Amérique pour patrie.

Nos Chardonnerets (g. Carduelis) s’y rattachent cependant par ] plusieurs particularités, quoiqu’on les classe dans la famille des ! FRINGILLIDÉS, qui est si distincte de celle des Corbeaux. C’est aux j Fringillidés qu’appartiennent lesFringilles proprement dits g. Frin- | gilla), les Loxies, les Veuves, les Bengalis, les Paroares, les Pad- ] das, les Pinsons, les Serins, les Durs-Becs, les Becs-Croisés et une ] foule d’autres encore. Ce groupe de Passereaux est cosmoplite.

La famille des ALAUDIDÉS, ou Alouettes (g. Alauda, etc.;, se distingue aussi par un certain nombre de caractères assez tran- J chés; quelques-unes de ses espèces ont été citées dans les ouvrages de matière médicale.

Dioscoride (liv. Il, ch. 59) attribue à la chair rôtie de deux espèces j d’ Alouette qu’il nomme Kopu&xM'o; la propriété de guérir les coliques. Ce Corgdallos est aussi le Galerita des Latins, et, comme Rondelet en fait la remarque, le même oiseau que l’on appelle dans le midi de la France Coquillade [Alauda ealandra).

C’est aussi parmi les Conirostres que prennent rang les espèces de la famille des PAR1DÉS ou Mésanges (g. Parus, etc. , dans laquelle il faut comprendre les Pardalottes de l’Inde, et, suivant quelques auteurs, les Roitelets (g. Régulas).

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