Déodaclyles dentirostres
Ils ne sont pas moins nombreux que les Conirostres; mais au lieu d’être granivores connue la plupart d’entre eux, ils sont géné-
GRIMPEURS ET PASSEREAUX
râlement insectivores. Leur mandibule supérieure est échancrée près de la pointe, caractère peu important sans doute, ainsi que G. Cuvier en fait la remarque, qui manque même quelquefois, mais qui peut être assez facilement constaté dans la majorité des cas et que sa constance rend utile.
On partage les Dentirostres de la manière suivante :
La famille des LANIADÉS comprend les Pies-grièches (g. La mus) et les autres oiseaux ayant des habitudes ainsi que des formes analogues.
La famille des TANAGRIDÉS ou Tangaras (g. Tanagra, etc.) s’en rapproche, à certains égards, et tient en même temps de certains Fringillidés.
La famille des Tl'RDIDÉS ou celle des Merles (g. Turdus ), des Grives, des Cineles, des Martins et des Philédons, est très riche en espèces, et l’on doit en rapprocher les Lyres (g. Menurd), singuliers oiseaux à queue remarquablement développée, plus gros que les autres Passereaux du même sous-ordre, dont on ne connaît que deux espèces, l’une et l’autre de la Nouvelle-Hollande.
La famille des ORIOLIDÉS ou Loriots (g. Oriolus).
La famille des SYLVIADÉS ou Becs-Fins (g. Sylvia, etc.), qui comprend, outre les Fauvettes et les Rossignols, les Pouillots, les Bergeronnettes, les Traquets, les Troglodytes, et d’autres genres qui fournissent aussi des espèces à la faune de nos contrées.
h. Déodactyles ténuirostres.
Ils ont le bec grêle, allongé, non échancré, tantôt droit, tantôt au contraire sensiblement arqué : c’est une réunion peu naturelle. Les groupes que l’on établit parmi eux constituent cinq familles dans les ouvrages actuels d’ornithologie, savoir :
La famille des PROMÉROPIDÉS , comprenant les Promérops, oiseaux d’Afrique, et les Épimaques de l’Océanie. Ils ont des rapports avec les Corvidés et les Paradisidés, et devront sans doute en être rapprochés dans la classification.
La famille des UPUPIDËS ou des Huppes (g. Upupa ), peu nombreuse et propre à l’ancien continent. La Huppe épope [Upupa epops) la représente en Europe.
La famille des CINNYRIDÉS se rattache, au contraire, aux Philédons et aux Turdidés; elle comprend des oiseaux de petite taille, à plumage élégant et souvent métallique comme celui des Colibris, dont ils sont les représentants dans les parties chaudes et australes de l’ancien continent. Ce sont les Sout-manga (g. Cinnyris, etc.).
OISEAUX
La famille des CERTHIADÉS ou Grimpereaux g. Certhia ) réunit aussi lus Tichodromes, les Sitlelles, etc. Elle fournit des espèces aux différentes parties du monde. Ses habitudes sont essentiellement grimpeuses.
11 en est de même de la famille des ANABATIDÉS (g. Anabutes , Fourmilier, Synallaxe, JJendrocolapte, etc. ') ; mais celle-ci appartient à l'Amérique.
La charmante famille des TROCHILIDÉS, qui se compose des Colibris ( Trochilus ) et des Oiseaux-Mouches Omismya, etc.), ne s’observe aussi que dans le nouveau inonde. Ses nombreuses espèces sont toutes fort petites, et c’est parmi elles que l’on trouve les plus petits de tous les oiseaux. Les Trochilidés sont remarquables extérieurement par l’éclat métallique, ainsi que par les ornements de leur plumage. Ce sont des oiseaux qui volent parfaitement, et qui bourdonnent autour des fleurs à la manière des insectes. Leur sternum manque d’échancrures. On connaît plus de 300 espèces de ces charmants petits oiseaux.
Ordre (les Gallinacés.
En établissant l’ordre des Gallinacés sous la dénomination de Gallince, Linnæus y avait placé, indépendamment des Gallinacés proprement dits, les Outardes et les Autruches, et il avait au contraire associé aux Passereaux les Pigeons, dont G. Cuvier fait aussi des oiseaux du groupe dont il est ici question. Les Autruches et les Outardes ont été reportées parmi les Échassiers ; quant aux Pigeons, bien qu’ils aient avec les Gallinacés plus d’analogie qu’avec les Passereaux, dont ils diffèrent en particulier par la forme de leur sternum, leur réunion aux premiers de ces oiseaux a été contestée, et Latliam ainsi que de Blainville proposent d’en faire un ordre à part. Nous les laisserons avec les Gallinacés, mais en les distinguant comme sous-ordre.
Sous-ordre des Gallides ou vrais Gallinacés.
Ces animaux ont été comparés aux Ruminants, et, comme eux, ils nous sont aussi d’une grande utilité. Nos principales espèces d’oiseaux domestiques appartiennent au sous-ordre des Gallinacés proprement dits, et ce groupe peut fournir à la domestication plus d’espèces qu’elle n’en possède encore. Les Gallides ont le régime granivore; leurs habitudes sont sociales; ils ont le vol lourd, sont pulvérulents, et leurs petits ont déjà en naissant assez de force pour suivre leur mère et butiner avec elle. Les mâles sont poly-