PRIMATES
chauves-souris; les Pongeurs ; les Insectivores; les Carnivores; les Proboscidiens ; les Jumentês et les Bisulques : en tout huit ordres, dont les placentas sont établis d’après quatre modes différents, ainsi que nous l'avons indiqué par le tableau de la page 13.
Ordre des Primates.
Les Primates, fréquemment appelés Quadrumanes lorsqu’on n’y rapporte que les Singes et les Lémuridés, forment un ordre important de Mammifères, tous plus ou moins rapprochés de l’homme par les principales particularités de leur organisation, et qui ont, comme lui, le placenta de forme discoïde. Ce sont des animaux onguiculés; à pouces généralement opposai des, principalement ceux des membres postérieurs; pourvus de trois sortes de dents; ayant le pénis libre, et dont les testicules descendent dans un scrotum. Leurs mamelles ne sont le plus habituellement qu’au nombre de deux, et elles sont placées sur la poitrine; leur régime est en général frugivore, quelquefois notablement insectivore; leur intelligence est souvent très vive, et le cerveau ’de la plupart d’entre eux montre des circonvolutions plus ou moins profondes; il est établi sur un type analogue à celui de l’homme, mais avec une conformation toujours bien inférieure à celle que présente le nôtre.
Les allures des Primates, et plus particulièrement celles des premiers de ces animaux, rappellent d’une manière assez évidente celles de notre espèce, et leur mimique semble être une reproduction de nos principaux actes. Toutefois les derniers genres de l’ordre (Makis, etc.) sont déjà très différents des premiers sous ce rapport, et leur organisation présente des signes d’infériorité qui doivent les faire considérer comme tout à fait dégradés, si on les compare à ceux des groupes supérieurs. C’est ce que l’on voit même dans la famille des Singes, qui a pour dernier terme les Ouistitis, petites espèces à corps sciuriforme, à pouces antérieurs non opposables et à cerveau complètement lisse.
Il y a deux familles principales de Primates ou quadrumanes: les Simiadés, ou les Singes, et les Lémuridés, comprenant les Makis, ainsi que d’autres animaux qui s’en rapprochent notablement. C’est aussi parmi les Primates que l’on range les deux petites familles des Chéiromydés (genre Chéiromys) et des Galéopithécidés (genre Galéopithèque), dont la première ne renferme qu’une seule espèce propre à l’ile de Madagascar, et dont la seconde fournit aux îles de l’Inde trois ou quatre espèces peu différentes entre elles.
2â MAMMIFÈRES.
Les Galéopithèques sont Remarquables par les membranes aliformes qui s’etenaent entre leurs membres, par leurs incisives inférieures pectinées et par leurs pouces non opposables.
Le Chéiromys ressemble aux Rongeurs, en ce qu'il n’a que deux sortes de dents disposées comme celles de ces animaux. Ses deux mamelles sont abdominales.
Nous nous étendrons un peu plus longuement au sujet des deux familles des Singes et des Lémuridés, qui prennent rang immédiatement après l’homme dans la sériation zoologique, et par conséquent avant les Chéiromys et les Galéopithèques dont nous ne parlons ici que pour mémoire.
FAMILLE DES SIMIADÉS. — Les Singes, ou Primates de la famille des Simiadés, ont le corps sensiblement anthropomorphe, surtout dans les premières espèces, la tête presque arrondie, les yeux rapprochés, le nez écrasé, les oreilles courtes, les pouces, principalement ceux de derrière, facilement opposables aux autres doigts et les dents incisives, au nombre de quatre, en deux paires à chaque mâchoire, comme celles de l’homme.
Ils constituent deux tribus bien distinctes: les Pithécins et les Cébins, dont l’une comprend les Singes de l’ancien continent et l’autre ceux du nouveau.
I. Les Pithécins ou Singes de l'ancien continent ont la formule dentaire de l’homme (32 dents pour la dentition adulte : f incisives, \ canines et l molaires de chaque côté, et 20 dents pour la dentition de lait : § incisives, { canines et | molaires de chaque côté). Leurs narines sont comme celles de l’homme, séparées par une cloison étroite, et la surface terminale de leur nez n’est point en mufle, c’est-à-dire muqueuse, comme celle de beaucoup d’autres mammifères; leur queue n’est pas préhensile, et souvent même elle est si courte, qu’elle ne forme, comme celle de l’homme, qu’un coccyx sous-cutané ; la plupart ont les tubérosités ischiatiques élargies et garnies de callosités cornées; tous ont des hémisphères cérébraux pourvus de circonvolutions, mais la forme de ces circonvolutions n’est pas la même dans les différents genres, et leur nombre n’est considérable que chez ceux qui se rapprochent le plus de l’homme. La masse des hémisphères est d’ailleurs bien moindre que dans ce dernier.
On peut établir cinq groupes de Singes pithécins : les Anthropomorphes ou ïroglodytins , les Cynocéphalins, les Macacins, les Scmnopithécins et les Cercopithêcins.
1. Les Singes troglodglins sont les Orangs-Outangs (g. Simia)