I.A.MKU.III1U.NCIIKS. — ■ CONUHIFÉllES
paiement celles qui vivent dans les étangs saumâtres du littoral de la Méditerranée : Venus decussala , virginea , et quelques autres. Dans le midi de la France, où l’on en fait un grand usage, on les Connaît sous le nom d'Arseilles, Clauvisses, etc. On les mange crues ou cuites ; c’est un bon aliment.
Dans les SAMOA VIDES, l’animal a le pied rudimentaire, les bords du manteau entièrement soudés et ne laissant qu'un petit espace en avant pour le pied; en arrière, on voit deux siphons réunis à leur base. Les valves sont inéquilatérales, transverses, ouvertes en arrière ‘ elles montrent les deux impressions musculaires, et l’impression palléale profondément échanerée. Le ligament est externe.
Tels sont les genres Pétricole, Venérupe, Saxicuve et H tutelle.
Ce sont tous des Acéphales marins assez petits ; ils se ereilsehf des galeries dans les pierres et s’y enferment.
Les TELLINIDÉS ont le pied comprimé, de forme triangulaire ; les bords de leur manteau sont soudés, sauf devant le pied, et en arrière on voit deux larges siphons. Leur coquille est allongée transversalement, inéquilatérale et avec la partie postérieure plus courte que l’autre. Le ligament est externe. L’impression palléale est sinueuse en arrière.
Genres Donax , Psammobie, Capse, Sang ui notaire et Tel line.
L’animal des MACTRTDÉ3 a un pied comprimé triangulaire; les hords du manteau sont ouverts en avant et soudés en arrière où ils forment deux siphons assez longs, tantôt séparés, tantôt réunis. La coquille porte un ligament interne, et chez quelques-uns il en existe en outre un externe. Les deux valves sont semblables et montrent deux impressions musculaires. L’impression palléale postérieure est distincte.
Cette famille comprend les genres Amphidesma , Mesodesma , Anatinella, Mactra et Lttlraria.
Les LUC INA DÉS ont le manteau ouvert en avant et fermé en arrière où l’on voit un ou quelquefois deux siphons; le pied est long, cylindrique et, dans certaines espèces, arrondi comme un ver; le ligament est plus ou moins externe. 11 y a deux impressions musculaires. La coquille est libre.
Cette famille a pour genres les Cyrenella, Lucina, Nucütina et C'o rbis.
Les MYADES ont deux siphons généralement très développés, cl quelquefois soudés l’un à l’autre; les bords du manteau sont réunis et laissent seulement un passage en avant pour le pied qui
68 mollusques.
est souvent massif et se prolonge antérieurement. Les coquilles sont équivalvcs, inéquilatérales et restent béantes aux deux extrémités. La charnière est toujours faible.
Ils vivent dans le sable ou dans la vase et pénètrent souvent à d’assez grandes profondeurs. Ils sont tous marins.
Genres Solémye, Solcn (vulgairement Couteau , Solécurte, Pholadomye, Panopce, Mye et Glycimère.
Le genre Mye comprend deux espèces assez communes sur nos côtes, et que les pêcheurs mangent comme des Moules : la plus grande est la Mye des Sables (Mya arenaria) ; l’autre, la Mye tronquée (Mya truncata ). Cette dernière nourrit un Ver parasite extrêmement curieux, le Malacobdella grossa. Ce Ver est logé sur la masse viscérale des Myes ou entre le manteau et les branchies.
Dans la famille des PHOLADIDÉS, l’animal ale corps fort allongé et il ressemble un peu à un Ver.
Le manteau est soudé ; il forme un long sac ouvert en avant pour le passage du pied, et il se termine en arrière par deux longs siphons qui sont quelquefois adossés l’un à l’autre. Le pied est comparativement petit; les branchies sont très longues; elles s’étendent dans le siphon. Les deux valves sont réunies sans ligament et biiillantes. Chaque valve porte un cuilleron qui pénètre dans les parties molles.
Ces Mollusques se creusent des galeries dans le bois ou les pierres, et ils tapissent souvent ces galeries d’une couche calcaire formant un tube dans lequel la coquille reste enfermée.
Ils perforent par un moyen mécanique (1).
Les genres ont été nommés Pholade, Tare! ou Teredo, Teredine, Cloison» aire, Fistulane et Gastrochène.
Le Taret ordinaire ( Teredo navalis), désigné souvent sous le nom de Ver de mer, attaque le bois, quelle que soit son essence, et le creuse tellement, que le plus simple choc brise les pieux les plus gros et en apparence les plus solides.
C’est une erreur de croire que ce dangereux ennemi nous a été apporté de quelque côte lointaine. Le Taret est malheureusement
(1) Il y a soixante et dix aus, Leendert Bomme attribuait déjà la faculté de perforer à un moyen mécanique.
La Société hollandaise des sciences, à Harlem, a couronné un mémoire de M. Cailliaud, directeur du Musée d'histoire naturelle de Nantes, sur les Tarcts, les Pholades et les Modiolcs qui percent l'argile, la pierre et le bois. La Société .juge la question des Mollusques perforants entièrement résolue (1855). M. Marcel de Serres a aussi traité ce sujet dans plusieurs de ses mémoires.
TCNICIERS.
un animal indigène et dont nous ne devons guère espérer de nous débarrasser.
Pour se prémunir contre les attaques du Taret, on garnit les pieux et les portes des écluses dans nos ports de mer avec des doux en fer; quand aux navires on les recouvre de cuivre ou de zinc.
Il existe plusieurs autres espèces du même genre, et qui causent les mêmes dégâts.
On doit à M. de Quatrefages deux mémoires sur ces Mollusques, l’un traitant de leur organisation et de leur histoire naturelle, l’autre ayant rapport à leur embryogénie (1).
On trouve des Tarets dans le bois fossile du bassin de Bruxelles (Éocène). Nous en avons des échantillons de Lovenjoul, près de Louvain.
Les ASPERGILLIDÉS. — Le corps est allongé comme un ver ; les bords du manteau sont soudés, laissant en avant une toute petite fente pour le pied qui est très rudimentaire; il est terminé en arrière par un tube unique portant deux orifices. La peau sécrète un tube à parois épaisses dans l’intérieur duquel se logent les deux petites valves. Ces valves sont béantes et sans cueilleron.
Les tubes dans lesquels vivent ces Mollusques sont placés verticalement dans la vase, dans des pierres tendres ou dans les masses madréporiques; ils sont ouverts en dessous et portent en dessus une sorte de tamis pour le passage de l’eau; la disposition de ce dernier appareil peut simuler assez bien la pomme d’un arrosoir.
Les Clavagelles (g. Clavagella) sont des Aspergillidés moins communs à l’état vivant qu’à l’état fossile.
Les Aspergilles ou arrosoirs (g. Aspergillum ) ont des représentants dans la mer des Indes, et dans la mer Rouge ; ils vivent sur la plage, s’enfoncent dans le sable et montrent au dehors le pavillon criblé qui termine leur tube.
CLASSE QUATRIÈME
TÜ-XICIERS.
Cuvier les appelait Acéphales sans coquilles, mais Lamarck leur donnait le nom sous lequel nous venons de les désigner.
Ce sont des animaux à forme souvent irrégulière et qu’en géné-
(I) Ann. des se. nal., 3' série, t. II, p, 19 et 101.
70 MOU.l.SIJI. KS.
rai une personne étrangère* a la zoologie ne peut prendre pour un corps vivant, appartenant au règne qui nous occupe. C'est que ces singuliers organismes sont habituellement attachés aux rochers ou aux autres masses solides qui se trouvent dans la mer, et qu’indépendamment delà forme d'un sac ou d'une outre que la plupart d’entre eux affectent, ils ont souvent une peau rocailleuse, cornée ou gélatineuse, Il n’est pas rare de trouver cette peau recouverte de polypiers et de plantes marines; aussi n’est-ce pas sans motifs qu’un de ces animaux a reçu le nom si caractéristique de Mi crocosme.
Les Tuniciers, tout en appartenant au type des .Mollusques, n’ont jamais de coquille, mais leur peau, qui se durcit souvent comme un cuir, peut leur, en tenir lieu. C'est dans cette première enveloppe que l’animal est logé, comme l’Huître l’est dans sa coquille.
Cette enveloppe est surtout remarquable par la présence de cellulose qui y a été signaléo par MM. Schmidt, Dœxvig et Kolliker il!.
Il n’y a pas de tète proprement dite chez les Tuniciers, ni même de. traces de cet organe, et leur corps, qui a souvent une forme plus ou moins globuleuse, ne montre à l'extérieur que deux orifices, dont l’un sert à l’entrée des matériaux nécessaires à 1 entretien de l’animal, et l’autre à l’évacuation des résidus de la digestion ou à celle du produit sexuel.
Le tube digestif est complet, c’est-à-dire qu’il y a une bouche et un anus, mais la bouche est précédée d’une grande cavité dont les parois sont tapissées par des vaisseaux qui rendent cette cavité propre à la respiration. Ces vaisseaux sont couverts de cils vibratiles. 11 en résulte que le même canal, très large en avant, sert à la respiration, en retirant l’oxygène de l’eau, et que, plus loin, il sert à la digestion.
L’appareil circulatoire n’est pas moins remarquable. Le sang est épanché entre les viscères, et un tube membraneux, faisant fonction de cœur, pompe ce sang de la cavité générale, puis il le pousse dans les branchies. Un instant après, en se contractant en sens inverse, il le rappelle et le repousse de nouveau dans la cavité branchiale; c’est ce qui a fait dire avec raison que le cœur change de minute en minute son oreillette en ventricule et son ventricule en oreillette, ainsi que scs artères en veines et ses veines en artères. C’est une curieuse observation de physiologie dont il est très facile de se donner le charmant spectacle partout où l'on trouve des Ascidies.
(1) Ann. (1rs sc. ti ni.. 3* série, t. V, p. 103.
Tl'NIÜIERS.
Ces animaux, tout simples qu’ils sont en organisation, ont encore un système nerveux parfaitement distinct, et qui consiste en tin ganglion unique d’où partent divers iilels nerveux. Un. leur trouve même des yeux, surtout pendant la période de leur vie vagabonde, et ils ont une oreille interne située dans le ganglion nerveux.
Tous sont hermaphrodites. Un voit communément dans une anse de leur intestin le testicule et l’ovaire réunis l’un à l'autre. Le produit de ces glandes vient au contact dans le cloaque, et c'est là que la fécondation s’opère; nous avons toujours observé les ovules et les spermatozoïdes développés en même temps.
LesTuniciers se présentent ordinairement sous deux formes distinctes. A la sortie de l'œuf ils sont presque en tout semblables à desTétards de grenouilles, comme Audouin etM. Milne Edwards, et quelques temps après M. Sars, l’ont observé les premiers, et, sous cotte forme, ils nagent librement et choisissent le lieu où ils doivent se fixer; mais ce choix ne se fait pas pour eux; ces Têtards d’Ascidies contiennent dans leurs flancs une nouvelle progéniture qu'ils ont engendrée par agamie ; cette progéniture tantôt simple, tantôt composée de plusieurs individus, sert de point de départ à de nouvelles colonies. Ainsi la dissémination de leurs espèces n’est abandonnée ni aux vagues, ni aux courants, car ce sont les jeunes individus qui sont chargés de ce soin ; ceux-ci se. flétrissent quand ce but est atteint.
La nouvelle génération se développe directement sans jamais prendre la forme d’un Têtard, et elle seule acquiert des organes sexuels d’où sortiront de nouvelles larves. 11 y a de cette manière une alternance dans les générations. La mère, qu’on nous permette cette comparaison, ne ressemble pas à sa fille, mais bien à sa petite-fille et cette mère c’est la larve agame.
Cependant la reproduction des Ascidies n’a pas toujours lieu d’une manière régulièrement alternante. Sous sa forme adulte, le Tunicier peut d’abord engendrer par gemmes des individus semblables à lui, et montrer ensuite des organes sexuels. De là résulte, pour continuer notre comparaison de tout à l’heure, qu’il y a des sœurs qui ne se ressemblent pas, et qu’une mère peut engendrer d’abord par gemmes des filles qui lui ressembleront, et. pondre ensuite des œufs d’où sortiront des filles tout à fait différentes d elle-même.
L’un de nous, qui s’est beaucoup occupé de cette question, a proposé do donner le nom de sco/ex aux individus qui sont agames
ou sans sexes et qui engendrent par gemmes, et le nom de proglottis à ceux qui acquièrent des organes sexuels. Ces derniers engendrent par ovulation.
L'exemple que nous venons de citer plus haut nous montre des individus qui, après avoir été scolex dans le jeune âge, deviennent eux-mêtnes proglottis pendant l’état adulte, tandis que dans la plupart des cas, les scolex se flétrissent après la formation des gemmes, comme épuisés par ce premier mode de reproduction.
Les Tuniciers sont tous des animaux marins; ils se fixent sur tous les corps solides qui se trouvent en mer, et leur nourriture consiste principalement en infusoires que leur apportent les courants produits par leurs cils vibratiles. Libres dans le jeune âge, comme nous le disions plus haut, presque tous, au contraire, sont immobiles et restent attachés pendant l’âge adulte.
On en observe dans toutes les mers, et quelques Ascidies sont mangées malgré leur aspect repoussant et leur goût amer. On en apporte régulièrement au marché à Cette ; elles appartiennent surtout à YAscidia sulcata ou microcosmos, espèce du genre Cynthia.
Plusieurs Tuniciers sont très phosphorescents et contribuent à rendre l’eau de la mer lumineuse pendant la nuit; tels sont, en particulier, les Pyrosomes et les Salpes.
Nous divisons cette classe en deux ordres : les Ascidies et les Salpes.
Ordre des Ascidies,
Nous grouperons toutes les espèces de cet ordre dans une famille unique sous le nom d’ASCIDIDÉS.
Les Ascidies étaient déjà connues d’Aristote qui les a désignées sous le nom de Thethies. Le nom d ’Ascidium (de aexov, outre) , qui leur a été donné parBaster, est généralement accepté aujourd’hui.
Cette famille est très riche en espèces; elle renferme des animaux qui, tout en ayant une organisation semblable, présentent cependant des caractères extérieurs bien différents. Ils ont tous la même forme à la sortie de l’œuf et ressemblent à un Têtard ; c’est la forme agame ou le scolex. Celui-ci engendre par voie gemmipare la forme sexuée ou les Ascidies, mais ces Ascidies sont simples et isolées dans le corps de la mère, tandis que d’autres sont réunies à plusieurs et forment une petite colonie composée d’individus nés d’une même génération, et par conséquent tous du même âge.
Certaines Ascidies simples peuvent ensuite engendrer des gem-
TVNICŒRS. — ASCIDIES.
mes et développer plusieurs générations qui restent agrégées comme une colonie de polypes, tandis que d’autres restent toujours isolées et n’engendrent que par voie sexuelle.
De là résultent trois divisions établies parmi les Ascidies par M. Edwards :
Les Ascidies simples, les Ascidies socialeset les Ascidies composées.
Quelques Ascidies simples sont portées sur une tige longue et tlexible; telles sont, en particulier, les Bolténies; d’autres sont réunies à plusieurs sur une tige commune ; le plus grand nombre est sessile.
Le genre Boltéxie (Bol ténia) comprend deux grandes espèces, portées toutes les deux sur un long pédoncule fixé solidement par sa base aux rochers :
Le B. ovifera est de l’océan américain : le B. fusifmmis est du détroit de Davis.
Les Ascidies composées sont ordinairement déposées par leur mère sur un corps solide qu’elles ne quittent plus. On les a distinguées d’après le nombre de rayons qui entourent la bouche et l’anus.
Comme pour les Ascidies simples, c’est d’après ce nombre qu’on en a établi divers genres.
Mais parmi les Ascidies composées, il y a des espèces qui restent libres et flottantes dans la mer; leurs colonies se meuvent et ne s’attachent jamais à des corps solides. D’après ces divers caractères ces animaux sont partagés en genres sous les noms de Cynthia , Phallusia,
Podutethys , Bol ténia ,
Clauelina, Perophora , Chelyosoma, Botryllus, Aplidium, Diazona et Pyrosoma.
Fig. 108. — Ascidie ampulloïdc très grossie.
7Ù MOUJJ6QCK8.
Le genre Otntiiih (PyrUhiu) comprend une (telle el grande espèce de la Méditerranée que l’on mange, la Cynthia microcotmus. I n petit monde animé habite sa surface, qui prend par la une physionomie particulière, mais d’un aspect assez repoussant. Les gens pauvres achètent seuls cet aliment, qui a un goût âcre et amer.
Le genre P/iallusia a pour type une petite espèce de couleur rouge, de la grosseur d’une groseille, qui habite communément les Huîtres de certaines localités [P. gro$sularia\. Elle est utile aux naturalistes en ce qu’on peut se la procurer en vie très facilement et la conserver ainsi partout où arrivent des Huîtres.
Une autre espèce, P/iallusia ampulloides fig. 108', se développe souvent en quantité prodigieuse dans les parcs a Huîtres ; a Ostende, elle envahit jusqu’aux Homards vivants. On ne la voit qu’en été.
Dans le genre Aplydium se trouve une espèce extraordinairement commune dans la mer du Nord. C’est une masse très irrégulière, à demi cartilagineuse, de couleur verdâtre, attachée au fond de* eaux à de grandes profondeurs à côté des Alcyons. A cause de sa forme elle porte le nom d’A. ficus; c’est Y Alcyonium ficus de Linné el \ Alcyonium pulmonis intar lobatum d’Ellis.
Les Pyrosomes (g. Pyrosoma ) forment en commun un tube plus ou moins cylindrique, ouvert à sa grosse extrémité et flottant dans la mer. On trouve les Pyrosoma elegans et giganteum dans la Méditerranée ; le Pyrosoma atlanticum dans les mers équatoriales. Durant la nuit on distingue ce dernier de très loin à la lumière qu’il répand. On en voit flotter quelquefois des amas considérables à la surface de la mer, où ils varient instantanément de couleur. Leur teinte passe du rouge vif à l’aurore, à l’orange, au verdâtre et au bleu d’azur.
Ordre des M:il|tcs
Les SALPES diffèrent surtout des précédents parce qu’ils vivent librement et isolés pendant leur état agame, et agrégés au contraire, comme les Pyrosomes, dans leur état sexué. Mais dans ces deux états ils diffèrent à peine les uns des autres ; leur forme est régulière et symétrique; leur enveloppe est anguleuse et d’une transparence si grande que l’on peut voir fonctionner tous les organes dans l’intérieur de leur corps â travers la peau.
Ils vivent dans la haute mer et sont divisés en genres sous les noms de Salpa et Doliolum 1).
(1) En 1815 on était encore dans le Monte si le Doliolum est un Béroé ou
BRYOZOAIRES
C'est sur lus Snl/tn que Gliainisso, le naturaliste poète, a fait la belle découverte île générations doubles et alternantes ; alternativenient, en effet, une génération vit isolée et une autre, qui lui succède, vit agrégée. M. Ivrohn le premier, et ensuite MM. Eschricht, Huxley, H. Millier, H. Leuckart, Vogt.etc., ont confirmé cette belle découverte.
CLASSE CINQUIEME
BRYOZOAIRES
Ces animaux, dont Trembley avait déjà décrit la structure d'après une dos espèces propres à nos eaux douces, ont été longtemps confondus avec les Polypes ordinaires. Ils en sont cependant bien éloignés, MM. de Blainville, Edwards et Ehrenberg uni proposé presque en même temps de les en séparer, et M. Ehrenberg a établi pour eux une classe distincte. Le nom de Bryozoaires . proposé par le savant naturaliste de Berlin, est aujourd'hui généralement accepté (1).
Les auteurs comprennent dans cette division quelques genres qui ne lui appartiennent évidemment pas et que nous en éliminerons, comme par exemple les Vortieelles. Celles-ci sont de vraies Infusoires et elles n'ont rien do commun avec les Bryozoaires.
Les Céphalopodes commencent le type des Mollusques, et ce
un Salpa, mais l'examen chimique le fit rapportera ces derniers par MM. Kolliker et Lœwig (Ann. sc. nat., 1845, vol. V, p. 197). Ils reconnurent, après Schmidt, qu’une partie considérable du corps des Phallusies, des Cynthies,et probablement de tous les Tuniciers, est formée par la cellulose. Plusieurs travaux importants ont été publiés dans ces derniers temps sur ces animaux. Voyez surtout Gcgeubaur, Ueber die Entw. von Doliolum, in ’/.eits. f. H’i'ss. ’/.ool,, t. V, 1853, et Ueber den Enlwickelungsc. von Doliolum, nebsl Bemerlc , ibid., t. VU. 1855. — Vogt, Sur les Tuniciers nageants de la mer de Nice. — R. Leuckart, Zur anatomie und Entwickel. der Tunicalen, in Zoologische Untersucli, Giesseu, 1853. H. Muller, Actes de la Société physico-médicale do Wurf bourg, t. Ill; et Z eits. f. H 'issench. Zool , t. IV’, et Icônes Zootomicœ de Victor Carus, Molluscoideu, tabl. XVIII.
(1) Ehrenberg , Symbolæ physicœ. — Van Benedcn, Recherches sur l’anatomie, la physiologie et l'embryogénie des Bryozoaires qui habitent la rôle d'Ostende ( ilém . Acad. r. de Bruxelles , t. XVIII. 1844). — Busk, Catalogue of marine pnhjpnzoa ; In Microseopical Society. 4 852.