BATRACIENS
Fig. 310. — Crapaud.
La forme générale du corps varie : quelques batraciens, les salamandres, par exemple, ressemblent extérieurement à des lézards qui n’auraient pas d’écailles, et les cécilies sont apodes et cylindriques comme les ophidiens ; mais la plupart de ces animaux ont le corps trapu et dépourvu de queue, et les membres très-développés, ainsi que cela se voit chez la grenouille et le crapaud (fig. 316).
§ Zi72. Le mode de développement desbatraciens dill'érc considérablement de celui qui est commun aux reptiles et aux oiseaux, et ressemble
ce qui a lieu chez les poissons.L’embryon, étant encore dans l’œuf, ne se trouve pas enveloppé dans la membrane que les anatomistes désignent sous le nom d’amnios et que l’on trouve toujours chez les animaux des trois classes précédentes; il est également dépourvu du sac à parois vasculaires appelé allantoïde, qui joue un grand rôle dans la respiration des reptiles et des oiseaux pendant l’incubation, et qui manque aussi chez les poissons. Enfin, lorsqu’ils naissent, aucun caractère important ne les distingue de ces derniers animaux.
Lesjeunes batraciens sont connus sous le nom de Têtards , et sont conformés pour la vie aquatique. En naissant, ils n’ont pas encore de pattes, et leur corps se continue en arrière en une longue queue aplatie qui leursert de nageoire ; enfin ils portent de chaque côté du cou de grandes branchies en forme de panaches (6, b, fig. 317), et leur squelette est cartilagineux.
Quelquefois les branchies extérieures persistent pendant toute la vie, et fonctionnent, chez l’animal adulte, de concert avec les poumons dont celui-ci est toujours pourvu : c’est le cas pour les
protées, les axolotls (fig. 318) et les sirènes. Mais chez la plupart des batraciens ces panaches vasculaires ne tardent pas à se flétrir et à disparaître ("fig. 319), sans que la respiration cesse d’étre
aquatique; car les têtards .
possèdent, en outre, des branchies intérieures, comme les poissons. Ces derniers organes sont fixés sous le cou, le long de quatre arcs cartilagineux appartenant à l’hyoïde , e't sont recouverts par la peau ; l'eau y arrive par la cavité de la bouche, et s’échappe ensuite au dehors par un ou deux orifices situés sous le cou. Bientôt les pattes commencent à se montrer. Chez les têtards de grenouilles, ce sont les pattes postérieures qui se forment d’abord, et elles acquièrent une longueur assez considérable avant que les pattes antérieures soient
Fig. 318. — Axolotl.
devenues visibles; celles-ci se développent sous la peau, qu’elles percent plus tard (fig. 319). Chez les salamandres, c’est l’inverse qui s’observe : les pattes postérieures manquent encore lorsque celles de la première paire sont déjà assez développées. Enfin, chez les sirènes, ces dernières ne se forment jamais ; et pendant toute sa vie, l’animal demeure pourvu de deux pattes antérieures seulement. La queue du têtard continue à grandir en même temps que le reste du corps chez les salamandres, les protées, etc. Mais chez les grenouilles et beaucoup d autres batraciens, cet appendice commence à se flétrir lorsque les pattes se sont développées, et s’atrophie peu à peu, de façon a dispal’aitre complètement chez l’animal parlait (fig. 319). Vers la