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DES TISSUS ORGANIQUES DES ANIMAUX

base essentielle de toutes les parties solides animées par le mouvement vital. Ces matières plastiques sont moins variées qu’on ne pourrait le supposer; car chez tous les animaux, la trame de ces parties vivantes paraît être composée principalement d’une substance nommée albumine, ou de fibrine, qui n’est probablement que de l’albumine légèrement moditiée. Toutes les parties solides du corps animal se ressemblent aussi par la présence d’une proportion considérable d’eau qui est interposée entre leurs molécules, et qui contribue puissamment à leur donner la flexibilité, la mollesse et les autres propriétés physiques nécessaires pour qu’elles remplissent les fonctions auxquelles elles sont destinées dans l’économie. Mais le mode de texture des solides ainsi constitués varie beaucoup, et Ton donne le nom de tissus organiques à ces parties qui à leur tour se réunissent pour constituer les organes et qui en sont, pour ainsi dire, les matériaux.

§ 19- Lcs principaux tissus organiques des animaux sont au nombre de quatre, savoir : les tissus cellulaire, utriculaire musculaire et nerveux.

Le tissu utriculaire est composé de cellules microscopiques, à Parois propres, qui ressemblent à de petites vessies, et qui sont quelquefois libres, mais le plus ordinairement accolées entre elles, soit directement, soit par l’intermédiaire d’une substance amorphe. Tantôt ces vésicules sont arrondies ou allongées en forme de cylindre ou de cône et remplies de matières molles ou fluides de natures particulières, de graisse par exemple ; d’autres fois elles s’aplatissent et se dessèchent de façon à présenter l’apparence de petites lamelles. Les différentes surraces libres de l’organisme, soit la surface extérieure du corps, soit la surface des cavités dont celui-ci est creusé, sont en général revêtues par une couche plus ou moins épaisse de ce tissu utriculaire, et souvent l’espèce de pellicule ainsi constituée est garnie d'une multitude de petits prolongements filiormes qui ressemblent aux poils d’une brosse, mais qui sont trcs-flexibles et qui exécutent des mouvements flabclliformes.

On désigne ces appendices microscopiques sous le nom de cils vioratiles.

H autres fois la substance qui entoure les utricules dont

contenant chacun^u^Lyau L'- ' 6 ^ grandi ^ uT*'08 'i0° r°is' ~ a< Pelites cellules matière granuleuse aussi bien’ qu'un’ noyau ^ 'CUr in.'érieur

nous venons de parler se prolonge en forme de longs filaments

Fig 2. (I)

qui, se réunissant par leurs extrémités, constituent une

Fig. 3. (2)

de trame aréolaire et spongieuse appelée tissu connectif ou tissu

(1) Portion do l'épithélium ou revêtement cellulaire de la membrane qui tapisse la trachée de l'homme. — a, couche de libres élastiques qui portent 1 épithélium; b, couche de substance amorphe j — C, cellules en voie île développement et encore art ondies; — (I, cellules allongées ; — e, cellules très-allongées et portant des cils vibratiles.

(2) Parties élémentaires du tissu connectif vues au microscope, — fl, b, C, cellules

sorte

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