‹ ZoologieChapitre 33 sur 60 · DEUXIÈME EMBRANCHEMENT · texte numérisé non relu

DEUXIÈME EMBRANCHEMENT

AXIHAIIX A WF. 1. 10 N , OU EATOMOZOAIREfl.

§ 507. Les animaux qui composent cette grande division présentent, non-seulement une structure extérieure essentiellement différente de celle qui est propre aux trois autres embranche-

raents du règne animal, mais aussi des caractères extérieurs en général si tranchés et si évidents, qu’il est presque toujours facile de les reconnaître au premier coup d’œil. Tout leur corps, en effet, est divisé en tronçons, et semble composé d’une suite d’anneaux placés à la file les uns des autres. Chez les uns, cette disposition annulaire résulte seulement de l'existence d’un certain nombre de plis transversaux qui sillonnent la peau et ceignent le corps ; mais, chez la plupart, l’animal est renfermé dans une sorte d’armure solide composée d’une série d’anneaux soudés entre eux ou réunis de manière à permettre des mouvements. Cette armure a des usages analogues à ceux de la charpente intérieure des animaux vertébrés : car elle détermine la forme générale du corps, elle protège les parties molles, elle donne des points d’attache aux muscles, et elle fournit à ces organes des leviers propres à assurer la précision et la rapidité des mouvements; aussi l’appelle-t-on souvent un squelette extérieur. Mais ce serait à. tort que l’ori voudrait y voir le représentant ou l’analogue du squelette des vertébrés; car, dans la réalité, elle n’est autre chose que la peau devenue dure et rigide, ou même encroûtée par une sorte d’épiderme calcaire de consistance pierreuse. Pour donner une idée vraie de ses usages aussi bien que de sa nature, il serait par conséquent préférable de la nommer squelette légumentaire.

§ 508. Les divers anneaux ou tronçons du corps d’un animal articulé ont toujours beaucoup de ressemblance entre eux ; quelquefois, chez la scolopendre, par exemple (fig. 163), ils sont presque tous la répétition exacte les uns des autres, et toujours ils montrent une tendance remarquable vers cette uniformité de structure. Chaque anneau peut porter deux paires d’appendices ou de membres, l’une appartenant à son arceau dorsal ou portion supérieure (fig. 355), l’autre à son arceau ventral ; et lorsque ces appendices sont peu développés, et que la division du travail physiologique est peu avancée, tous les anneaux en sont effectivement pourvus : aussi le nombre de ces organes est-il quelquefois extrêmement considérable. Mais, en général, les appendices de certains anneaux acquièrent un grand développement, et, par une sorte de compensation ou de balancement organique, les autres restent rudimentaires ou ne se montrent même pas. Presque toujours les appendices de l’arceau inférieur sont les seuls qui se développent, et ils prennent des formes d’autant plus variées, que l’animal est plus élevé dans la série des êtres. Ce sont eux qui, diversement modifiés, constituent les filaments semblables à des cornes qui ornent la tête des insectes

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