CLASSE DES CÉPHALOPODES
plus ou moins allongé, qui renferme tous les viscères et qui est ouvert en avant seulement (fig. 471, o). La tète sort de cette ouver-
Fig. 470. — Calmar commun.
des deux grandes divisions naturelles dont cette classese compose. Chez les poulpes, les sèches et les calmars, il n’en existe qu’une seule paire ; mais chez les nautiles on en trouve deux paires.
Fig. 471. — Branchies du Poulpe (1).
§601. Le cœur est situé entre les branchies, sur la ligne médiane du corps, et n’est formé que par un seul ventricule (fig. /|72, c) ; le sang y arrive des branchies par des veines branchiales (vb) dont les ouvertures sontgarnies de valvules, et pénètre ensuite dans les artères qui naissent de cet organe et qui se distribuent dans le corps. Ce liquide passe ensuite dans un système veineux composé en partie de vaisseaux proprement dits, et en partie de cavités sans parois propres, creusées entre les organes : ainsi l’espace compris autour de la portion antérieure de l’appareil digestif remplit le rôle d’un sinus veineux, et les principaux ganglions nerveux, ainsi que diverses glandes, y sont baignés par le- sang. Enfin le fluide nourricier qui revient ainsi des diverses parties du corps en traversant la cavité viscérale, ou en passant dans des veines proprement dites, parvient dans un gros tronc médian dont les branches se rendent aux organes de la respiration, mais en général pénètrent d’abord dans un réser-
(■]) Corps d'un Poulpe vu par la face inférieure (le manteau est fendu sur la ligne médiane, et, d’un câlé, rejeté en dehors pour montrer l’intérieur de la cavité respiratoire) : — a, base de la tôle j — I, le tube par lequel l'eau sort de la cavité respiratoire; — o, l’une des deux ouvertures latérales par lesquelles l’eau pénètre dans cette cavité ; — b, l’une des branchies.
MOLLUSQUES CEPHALOPODES.
voix* contractile situé à la base de chacun de ces organes. Ces réservoirs poussent le sang dans les vaisseaux des branchies, et par conséquent il y a chez ces animaux deux cœurs pulmonaires aussi bien qu’un cœur artériel; mais cette disposition, qui existe chez tous les céphalopodes à deux branchies, manque chez les céphalopodes téfrahranchiaux.
vb es v c as b
br
ab
bu
cp
Fig. 472. — Organes de la circulation et de la respiralion (1).
§ 602. L’appareil de la digestion est très-compliqué. La bouche est entourée d’une lèvre circulaire et armée de deux mandibules verticales, qui ressemblent beaucoup à un bec de perroquet et qui sont mises en mouvement par des muscles puissants. 11 existe des glandes salivaires très-développées, plusieurs estomacs et un foie volumineux. L’intestin va déboucher dans la cavité
(1) c, le cœur aortique, dont l'extrémité supérieure so continue avec l'aorte supérieure (as), qui distribue le sang à la tôle, etc.; — b branches de ce vaisseau; — a, l’aorte inférieure, qui présente un bulbe à son origine, et se divise bientôt en deux branches (au); — vc, veine cave, dont les parois sont recouvertes par des corps spongieux (es); — vv, veines des viscères allant déboucher dans les doux branches de la veine cave; — cp, sinus veineux ou cœurs branchiaux ; — s, renflement do la hase des artères branchiales ; — br, branchies; — ab, artère branchiale; — vb, veine branchiale ; — bu, bulbe des veines branchiales, situé près do la terminaison de ces vaisseaux dans le cœur et constituant des oreillettes.
branchiale, à la base de l’entonnoir par lequel l'eau est expirée, et communique avec un organe sécréteur très-singulier qui, chez les céphalopodes à deux branchies, produit en abondance
Fie. 473. — Argonaute dans sa coquille.
une liqueur noirâtre, à laquelle on a donné le nom d encre. Le conduit excréteur de cette glande s’ouvre près de 1 anus, et, lorsque cet animal est en danger, il lance au dehors, par l’entonnoir, ce liquide en quantité assez grande pour teindre 1 eau qui