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CLASSE DES ACALÈPHES

§ 619. Les Acalèpiies sont des animaux mous, d’une consistance gélatineuse, qui flottent toujours dans la mer, et sont essentiellement organisés pour la nage. Ils n’ont pas, comme les échinodermes, une peau bien distincte des parties sous-jacentes et une cavité intérieure logeant les viscères ; leur organisation est très-simple, et leurs organes intérieurs se réduisent presque à un estomac communiquant en général directement au dehors

par une bouche seulement, et donnant naissance à des canaux qui se rendent dans les diverses parties du corps, et qui s’y ramifient souvent de façon à y donner naissance à un système vasculaire.

La famille la mieux connue de cette classe est celle des Méduses (fig. /|93), parmi lesquelles on range les Hhizostomes (fig. 187), qui abondent sur nos côtes, et qui sont remarquables par la disposition singulière de leur appareil digestif. En effet, l’estomac ne communique pas au dehors, comme d’ordinaire, au moyen d’une bouche ccnlraleplacée entre labasedes tentacules, mais a l’aide d’un grand nombre de petits canaux terminés par

CORRALLlAlRES.

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des pores à l’extrémilé libre de ces appendices. On range aussi dans cette classe les Béroés, qui ressemblent à de petits ballons; les Cestes, qui ont la forme d’un long ruban gélatineux ; et les Physophores, qui offrent l’aspect d’une guirlande chargée de (leurs et de fruits.

En étudiant la reproduction de ces animaux, on a découvert dernièrement un fait physiologique très- remarquable. Les méduses produisent des œufs comme la plupart des êtres animés, mais les jeunes qui sortent de ces œufs ne ressemblent en rien à leur mère: ce sont de petits corps ovoïdes qui ont la surface garnie de cils vibratiles, et qui bientôt se fixent, et, en se développant, constituent des zoophyles déjà connus des naturalistes sous le nom de Polypes hydraires (des Sertulaires, par exemple); ceux-ci se multiplient par bourgeonnement de façon à constituer des colonies d’animaux agrégés, et les divers individus de la nouvelle génération ainsi produite, en se développant, deviennent libres et se métamorphosent en méduses. Cette succession d’individus de deux sortes qui se succèdent alternativement, et ne présentent les mêmes formes qu’à la seconde génération a été désignée sous le nom de métagenèse, ou de génération alternante.

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