‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 10 sur 168 · IMPORTANCE DE LA PRODUCTION DE LA VIANDE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE LA PRODUCTION DE LA VIANDE

par la ganterie, la toison de? chèvres d'An^^ora, de (>achemire alimente les industries lexlilcs ; mais c'est particulièrement dans le cas du mouton que la production de la laine prend toute son importance.

On a cru longtemps, à tort, qu'il existait un antagonisme bien défini entre Fexploitation de ces deux fonctions économiques, production de la viande et production de la laine, les ovidés étaient classés en moutons à viande et moutons à laine; en réalité tout mouton produit de la laine et de la viande, la valeur respective et comparative de ces productions varie seulement suivant les races, et les deux fonctions économi(|ues, inséparables d'après leur nature même, peuvent être î-emplies par un même individu au plus haut degré de perfectionnement.

Importance économique de la production de la viande, — La démonstration de Taugmentation de la consommation de la viande, entreprise lors de Tétude des bovidés (1), s'applique également au cas particulier du mouton ; il y a même plus, la viande de mouton seule n*est pas produite en France dans une mesure suffisante à la consommation générale, et nous devons • recourir aux pays importateurs, piincipalemenl à TAlgérie.

Protégé par un régime douanii'r l'avoiahle i 2\ la pi oduclion du mouton à viande tend donc à prendre un nouvel essor; nos colonies africaines se sont substituées à l'étranger avec une importation moyenne de 1430000 tètes. Le chiifre des exportations algériennes a même pris, ces dernières années, une importance hors de proportion avec les ressources de l'élevage

(1) Voy. t. II, liovhlés.

(2) Avant 1892, le bétail vivant importé était tarifié « par tète )> à un taux peu élevé. M. Viger fit élever les droits répartis dorénavant au « poids vif ». Le tarif de 1881 n'atteignait pas les viandes fraîches de boucherie» et les abattoirs de Berlin, Vienne, Buda-Pesth expédiaient librement des quantités considérables de moutons abattus et frigoriliés. Les cours s'établissaient ainsi à la Yillette sur les viandes abattues et nos moutons indigènes et algériens étaient dépréciés. Une nouvelle disposition législative releva les droits sur le mouton abatlu et interdit l importation de moutons non découpés par quartiers. Grâce à ces sages mesures, le commerce des viandes fraîches de boucherie a diminué à Timportation et augmenté è. l'exportation.

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