‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 108 sur 168 · MALADIES DES PORCS · texte numérisé non relu

MALADIES DES PORCS

teurlenne est malheureusement trop peu répandue en France, bien que la moyenne dos perles par arcidcnls consécutifs soit très peu élevée. Cetl»^ vaccination s'opère en deux fois; le premier vaccin est inoculé sous la peau à la face interne de la cuisse droite (1/8 de centimètre cube); le second est inoculé à la cuisse gauche, douze à quinre jours plus tard; rimmunité s'établit graduellement et est complète douze jours après le deuxième vaccin ; elle dure un an environ.

M. Leclainche préconise remploi combiné d'un sérum immunisant et du virus du rouget; ce séro-vaccln a une action immédiate et se pratique en deux fois à dix jours d'intervalle, la première fois avec du sérum et du virus, la seconde fois avec du virus pui*.

La méthode des toxines due à Lorenz est employée en Allemagne ; il est difficile de se prononcer encore sur la valeur pratique de ces procédés.

Pneumo-entérite iniectieuse des porcs. — La pneumoentérite est une maladie contagieuse virulente inoculable due à la bactérie ùvoide et caractérisée cliniquementpar la présence de foyers d*inflammation dans le poumon et sur Tintestin.

Cette affection a été longtemps confondue avec le rouget et avec la plupart des maladies épizootiquesduporc; il fallut les études de Saussol (1837), lianon (1846), Rosenbaum (1855), Detmcrs Law et Billings (1877), Klein (1878), Salmon (1885), Loeffler (1885), Schuelz (188G), Billings (1888), Cornil et Chantemesse (1888], Rietsch, Jobert et Martinaud (1888), Selander (1888), Brown, Lundgren, Welch et Clément (1894), Smith et More, Silberschmidt fl895), Nocard (1894-1896), etc., pour difiérencier nettement les caractères de la pneumo* entérite.

La pneumo-entérite possède des foyersjplus nombreux que le rouget et les pertes causées sont beaucoup jilus considérables ; en France on la signale dans toutes les régions, bien qu'elle soit souvent confondue avec le rouget.

Les formes cliniques comprennent une forme suraiguë, une forme aiguë, une forme chronique. Dans la forme suraîguë la maladie se manifeste par la diminution de Tappétit la latigue, une soif ardente, la température s*élève (41 à il^), des taches

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rouge cuivré apparaissent à la face interne des cuisses, au ventre, au cou; ce sont ces taches qui ont permis la confusion avec le rouLret ; des vcrtii^cs lïtuiuents précèdent le coma, la mort survient en deux ou trois jours.

Dans la forme aiguë, les signes du début sont vagues» on cherche en vain Tinvasion brusque constatée dans le rouget.

Le pore se lève difficilement, sMsole, rappéilt est nul, Tétat de prostration s*accentue, la respiration est gênée, saccadée; à cette période apparaissent généralement des taches cutanées, les autres syniptùmes varient suivant la prédominance des lésions viscérales soit sur l'appareil respiratoire (forme thoracique\ soit sur l'appareil digestif (forme abdominale) ; la dernière péiiode est manfuéo par une faiblesse extrême; les porcs meurent dans le coma. La maladie évolue entre huit et trente jours.

Dans la forme chronique les animaux mangent mal, maigrissent, des taches rouges apparaissent; les malades sont généralement sacrifiés, beaucoup succombent épuisés après trois ou quatre mois.

Les lésions de la pneumo-entérîte portent sur Tintestin et le poumon, ces lésions sont congestives et hémorragiques, l'estomac et l'intestin f)résentent une intlammation intense. Pour distinguer la pneuino-entérite du rouget, on se basera, en dehorsdesinoculationsde cobaye et de pigeon étudiées plus haut, sur ces différences que le rouget tue ordinairement les malades en quelques jours ; la pneumo-entérite évolue en huit à dix jours et même plus, le rouget n'attaque qu'exceptionnellement les porcelets, la pneumo-enténte frappe les sujets de tout âge, particulièrement les jeunes. La cx»ntagion est assurée par la souillure des aliments, des Htières, au contact des déjections virulentes; les bactéries péiïètrenl dans l'or^^anisme au niveau de l'intestin et cultivent dans les culs-de-sac glaiKhilaii es en déterminant une inflammation qui gagne Tépaisseur des parois; les bactéries sont entraînées par les voies lymphatiques et se diffusent par voie sanguine dans tout l'organisme.

L'immunisation est assurée par Finoculation de virus modifié, par les toxines et la sérothérapie.

L'inoculation par le virus modifié par chauffage à kZ^ confère

MALADIES DBS PORCS.

rimmunité au cobaye et au lapin. Cette méthode appliquée au porc donne des résultats inconstants (Cornil et Chantemesse).

Diverses tentatives ont été réalisées pour conférer Timmunité avec les produits so lubies chez le pigeon, le lapin, le cobaye (Salmon, Selander et Metschnikoff, Smith et Moore, Schweinttz, Silberschmidt) ; enfin la sérothérapie a pu être préconisée avec quelques succès (Metschnikoff, Fuchs, Preisz, Tisza et Peters, Leclainche .

En résumé, le prol)lènii' «le l'imniunisalion est bien près d'être résolu et il sembla ((ue la st''i'o(hérai)ie constitue le procédé le plus immédiatement utilisable Nocard et Leclainche)*

Pneumo-entérite contagieuse ou Pasteurellose. — On distingue actuellement de la pneumo-entérite infectieuse du porc, la pneummU ou pneumo-entérite contagieuse du porc {paeteurelloee) avec laquelle on la confondait jusqu'alors. En réalité, les deux affections sévissent c6te à côte en nombre de foyers et peuvent même coexister sur un même sujet.

La pastctircllose du porc est une maladie septicémique déterminée par une Pastewella i 1 L

La Pas^ewreZ/a se présente dans les tissus sous lornie de cocco-bacilles, de cocci ou de bactéries ovoïdes ; on la rencontre dans le jetage et les matières excrémentielles des malades, dans certains sols ou certaines eaux ; elle envahit les organismes affaiblis et devient alors pathogène pour une cause quelconque.

Linfection directe par des bactéries sapiophytes apportées avecles aliments constitue Porigine ordinaire de Pinfectîon.

Dans la forme suyai'jue, les sujets présentent une lièvre intense avec abattement, sen>ibilité au ventre ; au bout de douze heuies des taches rcniirc-violet apparaissent, la mort survient en vingt-quatre à soixante heures.

La forme aiguë se manifeste par Tinappétence, la soif, les vomissements, la température atteint 42<>. La toux ap^ parait, devient fréquente, la peau se marbre; la respiration dès le sixième jour devient difficile, un jetage Jaunâtre coule des naseaux, la diarrhée succède à la constipation du

<i) IfACi» Traité pratique de bactériologie, 1904, p. 898.

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