LADRERIE
début, au bout de six à douze jours le poi c succoinbe (i).
On signale enlin une forme chronique avec des syniptùnies mal définis : toux, inappétence, amaigrissement; cest ordinairement la terminaison de la forme aiguë non mortelle.
Les lésions sont étendues à toutes les régions, mais prédominent surtout sur le poumon et la plèvre.
Sur l'animal vivant, on diagnostique difficilement les formes surai^uës et chroniques, on différenciera les formes aiguës de la pneumo-enlérite infectieuse ou peste des porcs, en examinant rinlensité moins grande des accidents intestinaux et des troubles respiratoires ; le rouget s'en distin<;ue par une évolution moins rapide et la présence de signes d'hépatisation pulmonaire.
Les traitements sont peu efticaces; applications révulsives sur la poitrine, le calomel, Tipéca. Isoler le malade et désinfecter la porcherie. Â côté du rouget et de la pneumo-entérite il convient de citer la ladrerie et la trichinose.
Ladrerie. — La ladrerie est due à la présence dans le tissu conjonclif sous-cutané et sous-muqueux, dans les muscles et principalement à la face int'éiir'ure de la partie libre de la langue, du cysticerque ladrique {Cisticercu!< ce llulosab') qui manifestes a présence sous forme de granulations saillantes (2). Le cysticerque ladrique n'est auti^ qu'une des phases du développement du ver solitaire [Txnia solium) de Thomme. Ce dernier consommant du porc ladré, le cysticerque se fixe dans son intestin et évolue en ver ruhannaire; les proghttis du tœnia sont expulsés avec les excréments humains, parfois consommés par les porcs qui sont infectés à nouveau, les proglottis se fixant dans le tissu conjonctif du suidé pour se transformer en cysticerque. Le seul mode préventif consiste donc à veiller à une hygiène généi ale non seulement des porcs, mais du personnel de la ferme.
Les porcs vivant en liberté sont plus particulièrement exposés à contracter la ladrerie; on constate les premières
(1) Pour plus de détails, voy. le Dictionnaire vétérinaire de Caguy et Gobert, t. II, p. 387.
(2) C. Davaine, Traité des entozoaires et des maladies vermi-