RACE ASIATIQUE
Sus asiaiicm.
Caractères zootechniques. — Lciràne est brarhycéphah', le front large et plat, les os du nez très courts, larges, uni s aux frontaux en formant un an^lc rentrant presque droit et très caractéristique. Le profil ainsi délimité est très anguleux, rentrant ; la face est large, courte, très camuse.
La tète relativement petite présente un groin épais à oreilles courtes, étroites, aiguës et dressées. Le cou court se confond avec les joues fortes et pendantes. Le corps ramassé, cylindi iqiie et de faible longueur, les vcrlèhi es lrnnl)aiies n'étant (lu'au nombre de (|uatre (Kylon) ou cinq (llebrinj;!. Le dos est large ou légèrement ensellé, le ventre développé, touchant presque le sol dans quelques variétés. I^a taille est petite (0™,40) par suite de la forte réduction d(s membres.
Les soies peu abondantes sont blanches ou rousses, le ventre à peu près nu, la peau pigmentée du noir franc au gris très clair et même non pigmentée.
Le tempérament est rusticpie, les animaux sont forts mangeurs et font preuve d'un appétit et d'une puissance digeslive considérables: ils s'engraissent rapidement. La chair est blanche, un |)eu molle, noyée dans une forte pro()ortion de gi'aisse. Le laid est mou, huileux, peu l'echerché des Occidentaux, mais apprécié des Chinois, Mandchoux et Sibériens. Ces animaux sont très précoces.
La fécondité est remarquable, on a pu remarquer des portées de 17 et même 24 gorets (Sanson).
Aire géographiqae, — Originaire d'Asie, cette race a marché vers l'Ouest suivant deux parallèles, l'un allant de la Mandchourîe et de la Sibérie méridionale aux pays finlandais, l'autre de l'Asie Mineure aux rives afi icaines et européennes d(» la Méditeri'anée. Les ])orcs asiatiques peuplent actuellement la (îhine, le Tonkin, TAnnam, la ('ochinchine, le Siam, le Japon, les lies de la Mélanésic, de la Polynésie (avec d'autres
Diyilizea by CjOOglc
PORCS. — UACË ASIATIQUE.
races moins l)it'n (It-lcr-minées). Intmduits en An^^U'lci re et on riance au xvnp sirclo, ils ont servi, sous lo nom de chinois, luiikinois, siamois, à de nombreux croisements. D'après Curnevin, ce type de porc serait autochtone et aurait existé aux époques géologiques passées notamment en Angleterre, Suisse, Suède, France ; ce type disparut complètement et fut importé, à nouveau en Europe aux xvni« et xix* siècles.
Variété Chinoise. — On rencontre les sujets de cette variété en Chine, Indo-Chine et Siam. La taille est petite, la conformation ré<;ulière bien que le train postéricui' manque parfois (rainphMH*.
La robe est noire, blanclM*, pie-noire ou rousse.
La peau est souple et forme sur le coF'ps des plis nombreux, d où le nom de cochon- éléphant que lui donnent les Chinois.
L'engraissement est facile, mais la chair est molle et grasse.
Variété Tonkinoise» — Ces porcs, appelés encore porcs malais du Gap, cochons de Hamac, cochons du Delta, etc., sont de nuance noire. La taille est réduite mais la conformation très l é^rulièi e, sauf la ligne du dos, souvent ensellée ; les gorets naissent avec une l obe rayée comme les marcassins. La chair est rgaiement blanche et molle, peu appiéciée des Européens.
Variété d'Irkoutsk, — Peuplant le nord de TEmpire Chinois, la Mandchourie, la Sibérie méridionale, ces porcs sont petits, d'allure très alerte; la livrée est grise ou café au lait semée de larges taches noires. L'importance de ces variétés réside presque entièrement dans leur uiiUsation à la créa* tion de nombreuses variétés métisses améliorées.
POPULATIOm PORCINES MÉTISSES
De nombi'eux croisements ont été réalisés en Angletem enti*© les trôis types porcins. On utilisa d'abord la race
îbériqiK» rl la ract; asiaLicjiU', alliées aux variétés indigènes (i oiigine ceKifjue. Les métis ayant élé accoiijilés entre eux, il en est résulté un nninhre considérable de prélendues rares nouvelles : Coleshill, Berksliire, llani})sliire, Essex blanche, Essex noire, petits Yorkshire, grands Yorkshire, Windsor, Leicester, Oxlord, Middlessex, (^umberland, Suiïolk, Derby, dont la classification n'a pas élé sans présenter de grandes diflicultés.
Après avoir tenté de grouper ces métis en deux grandes catégories : les petites races et les grandes races, les Anglais
ont linalcment renoncé à toute idée de classification et juLM'iil de la vjileur individuelle des repioducleurs surtout d'aprrs leui' prdl/jrcc.
(les populations métissées constituent, non des ly j)es délinis, mais des macliincs extrêmement puissantes pour la translormalion rapide des aliments en chair et graisse, surtout (mi graisse (Sanson) et comme tels leur réputation s'est étendue en France, Hollande, Belgique, Allemagne, Australie, Italie, Suisse, etc., où elles sont utilisées pour améliorer les variétés indigènes.
Nous étudierons simplement les plus connues et les plus estimées de ces populations porcines anglaises.
Essex.
C'est dans le comté d'Essex qu'eurent lieu les pramières tentatives de métissage.
Lord Western introduisit dans ces régions des verrats napolitains de race ibérique achetés en Italie entre Naples et Paleme; ces reproducteurs furent accouplés aux truies indigènes de race celticiuc. Ces opérations de croisements