I. - MÉTHODES DE REPRODUCTION
Los ♦'(udes précédentes ont éldl)li neltemonl la nécessité d'exploiter les moutons, en vue de la production de la viande et delà laine; or Tune de ces fonctions économiques, la production de la laine, est régie par des qualités purement individuelles. La qualité du brin est un caractère transmis héréditairement et sur lequel ralimentation rationnelle, la gymnastique fonctionnelle, ne peuvent exerceraucune action* Ces faits indiquant le T6\e considérable joué dans; ces phénomènes par riiérédîté, montiTiit la supériorilé de la .sélection comme méthode de reproduction.
Le croisemeni continu [)vu[ éhe préconisé dans (jut l(|U(^'.s cas particuliers, certaines populations pouvant être absorbées graduellement par des sangs anglais : Southdown, Dishley, Kent... ; le croisement industriel pratiqué en vue d^oblenir des premiers métis estimés par la boucherie, est une spéculation zootechnique intéressante ; le métissage est rarement appliqué comme méthode de reproduction, sa réussite exigeant une habileté et une adresse toutes spéciales.
La sélection se pi'é.sente dans la plupart des cas cominc le procédé le plus rationnel, le moins aléatoire et le plus écon<>mi({ue poui amener une population ovine au summum de sa spécialisation.
Le croisement industriel (production de métis) adonné dans l'exploitation des ovins les résultats les plus remarquables, la viande des agneaux précoces et de belle qualité étant toujours très estiniée; mais précisément la nécessité de revenir après les premiers croisements aux reproducteurs de souches pures, possédant les caractères accentués de leur type, détermine l'éleveur à employer une judicieuse sélection parmi les deux familles ovinei» exploitées.
PRODUCTION DBS JEUNBS MOUTONS
Pratique de la sélection, — Sélection au point de vue de la production de la viande. — L'idéal étant de produire non plus un mouton spécialisé pour la laine ou pour la viande, mais un animal capable de livrer concurremment ces deux produits, Téleveur devra s'efforcer de choisir comme reproducteui s des sujets ofFi ant le plus fort «iéveloppement de ])arties comestibles de plus haute valeui* et possédant les toisons les plus lourdes constituées pai' la laine la jilus estimée.
Les reproducteurs choisis devront donc présenter un sijuelette réduit avec un coi-ps Unv^ et ample. \a)s membres seront courts, le . cou réduit, la tète line, les lombes seront larges, la croupe ample, la cuisse épaisse, les gigots bien formés.
Le ventre sera de volume moyen, indiquant le bon fonctionnement des organes de la digestion; le développement excessif de cette région laisse supposer Tusage d*aliments médiocres au début de l'existence du sujet et entraîne souvent un dos ensellé et des niasses musculaires peu fournies.
L'ampleur de la j)oitrine indicpu" un ajipai-eil respiratoire puissant et se manifeste pai* une cote londe, un poitrail hu'ue bien sorti, un garix>t épais, un dos bien soutenu, un ilaiic étroit révélant le grand volume de la cavité tlioracique. Lorsque la poitrine est bien développée les membres antérieurs et même postérieurs sont bien distants, la région stemale est développée, les lombes sont également lai'ges, cette particularité étant entraînée par la rondeur des côtes et l'épaisseur du garrot.
La tête sera petite avec des oreilles minces; une tète volumineuse ou des oreilles épaisses révèlent la grossièreté de l'ossature; il y a toujours un i a[)port de volume enti e h» système cai tilagineux et le système osseux. Un chanfrein étroit hus- (p^é,d♦^s naseaux peu ouvei ts, indiquent un poitrail étroit, des membres l approchés (Magne),
La base de sustentation déterminée par les points où les quatre pieds posent sur le sol sera rectangulaire et non trapézoïdale, la poitrine et la croupe seront ainsi également développées. La conformation sera d'autant plus remarquable que ce rectangle tendra vers un carré, c'est-à-dire que les petits côtés auront plus d'étendue par rapport aux grands; celle dimension ne doit pas èlre inférieure au tiers du grand côté.