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MÉTHODES OB REPRODUCTION

Les bouchers attachent une importance particulière à la conformation des gigots, ce caractère particulier est indépendant de la bonne conformation générale, des sujets à base de sustentation convenable peuvent avoir des gigots plats. La mesure de la distance de Tanus au point de jonction des deux cuisses donne une idée exacte du volume des j^igots : si cette distance est faillie, le mouton est liaut-fendii, la cuisse esl plaie, le gi^^ot mince; si celle lon^Hieuc est iriande, ranimai présente des .i:i^^ots dodus, ronds et bien modelés.

La réalisation de ces conditions en augmentant la surface du corps ordinairement couverte de laine, permet d'obtenir le plus fort poids de toison, qu'il importe de sélectionner ensuite vers la production de la laine de meilleure qualité.

Sélection au point de vue de la production de la laine, — La peau des ovidés est couverte de deux sortes de produclions pileuses.

i*^ La laine et le duvet : poils tins et souples plus ou moins ondulés ;

2*' Le jarre, ])oils ^n'ossiers et raides, d'un diamètre supérieur à la laine, placés soil isolément sur la tète et les membres, soit en 'mélange avec la laine én divei'ses proportions.

On comprend uniquemement sous le npm de toison la laine mélangée ou non de jarre; la toison seule ayant commercialement une certaine valeur, on recherchera les reproducteurs présentant la toison la plus étendue.

Il n'existe pas de race ovine ayant le corps totalement recouvert de toison, les Méi inos de Rambouillet (jui se rapprochent le plus de cet idéal, ont l extrémité de la face nue ; les moutons du Soudan, du Niger ne présentent que du jari e; entre ces extrémités se placent tous les degrés intermédiaires, quelques races ont la tète chauve etles membres nus (Dishleys, Solognots, etc.), d'autres ont les membres nus et la tète ornée d'un bouquet de laine qui s'avance plus ou moins sur le front (Southdown); les brebis du Larzac ont non seulement la téte et les membres mais également le ventre nu, etc., etc...

La quantité n'est pas le seul facteur à envisager; bien que la qualité de la laine soit un caractère de race, il existe suivant les individus une proportion variable de jarre mélan-

16 PRODUCTION DBS JBUNBS MOUTONS.

gée à la laine. LV;Ieveur scb ctionnera les sujets présentant pour le type de laine considéré la pureté la mieux /lélinie et eet examen portera sur la laine couvrant la base de la queue ou la face inférieure de la poitrine, la face externe de la cuisse, i*égion8 où la laine est toujours la plus grossière ; si sur ces parties la laine ne présente pas de jarre, on peut être assuré que null<' part ailleurs on en trouvera.

Les deux rarartéiistiques dt* la valeur d'une laine sont délinies par VéyaliU' de Inn^^uoui' d«'s brins <iui détermine la Corme de la mèche et le iiombre de ces brins par millimètre carré de peau qui régit la fmesse de la laine.

Lorsque les brins sont égaux on* obtient des mèches cylin^ driques ou carrées selon leur nombre, la toison est fermée et, de plus, régulière et homogène ; Thomogénéité est une qualité des plus désirables. Lorsque les brins sont inégaux en longueur les mèches sont pointues, peu serrées, la toison est plus ou moins ouverte d aprés le nombre de mèches ou le tassé.

Le ])rinde laine peut être droit l)ishle\ i ou bouclé (Cot<\v»)ld, Au\er«^nal), Irisé (Southdowu, Bfrriclion), ou ondulé comme on Tobserve d'une façon très remarquable cliez les Mérinos, le brin réalise alors un nombre considérable d'ondulations situées dans le même plan formant des zigzags très rapprochés, (^etto forme particulière est déterminée par la forme hélicoïdale de la gaine du follicule pileux, le brin sort donc en forme spiralée, mais la pression des brins voisins le force à réaliser cette apparence d'ondulation plane. On a cru longtemps qu'il y avait une relalion cei taine entn^ la lom^ueur du brin et sa li isure, dOii la classilication en laines courtes et frisées, laines longues et lisses; on jMMisait égalemenl (jue le nombre des courbes par unité de longueur était d'autant plus grand que le diamètre était petit. Nathusius et Sanson ont montré que le diamètre du brin dépendait uniquement de la section du follicule pileux et que la frisure était régie par la forme de la génératrice, la longueur du brin dépendant de Faction nutritive et de l'abondance régulière de Falimentation.

Ayant examiné les brins dans leur ensemble, il faut maintenant considérer leurs qualités individuelles.

MÉTHODES DE REPRODUCTlOiN.

La recherche la plus importante est colle <lu diainvlre moyen (les hrins qui (Irtn-mine la finesse. On classe à re jioint de vue • les laines commei ciales en super fines ou extra-fines, /lues, inUrmédiatres et ordinaires; il est plus sûr d'apprécier par mesure directe le diamètre du hrin.

L'usage du micromètre est facile, mais il est, en tout cas^ un procédé de comparaison aisé qui consiste à distinguer à rœii nu les brins les plus fins en les plaçant sur un fond de couleur sombre, la manche d*un vêtement par exemple.

L'égalité du brin, c'esl-à-dire runiforinité du diaiuMi'e dans toute son étendue, indique une ronslitution honiocrène et [)ar conséquent une ténacité égale de la laine, hoinoiréne dans toutes ses parties. Nous savons qu'aucune influence extérieure ne peut agir sur le diamètre du hrin qui dépend de celui du col du follicule pileux, mais sous Tinfluence de conditions défavorables, alimentation insuffisante, épuisement à la suite de lactation prolongée, la laine a une pousse moins active et voit son diamètre diminuer. Les brins ainsi obtenus sont moins résistants et connus sous le nom de laine à deux

bouts.

Si les conditions d'alimentation dél'ectueuse ou 1 état jiatliologique se maintiennent, le hvin piM'sente un diamètre inférieur au diamètre normal, et ce detaut constitue la faiblesse, le manque de nerfj d'élaslicité du brin qui se rompt sous la moindre traction.

Le nerf n'est pas rigoureusement proportionné au diamètre, bien qu'il se développe sur le même sens.

()n peut avoir une idée exacte de la résistance du brin en ap[)réciant sa doueeur, c'est-à-dire la sensation obtenue en palpant la mèche cnli e le pouce et l index. En etîet, si la laine est impréf,mée d'un suint onctueux doux au toucher* et tivs Iluide, qui par consé(iuent a ])u pénétrer aisément <lans les interstices des éléments <!onstituants de la substance laineuse, le brin sera résistant, tenace; si le suint est peu abondant ou peu fluide, la laine sera sécAe, par conséquent cassante.

Le suint, produit de sécrétion des glandes sudoripares et des glandes grasses de la peau, est particulièrement abondant chez les ovidés; sa composition révèle la présence .de stéarine,

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