PRODUCTION DES JEUNES MOUTONS
palmitiiie, oléine vu i)i<»j)()i li<iiis diverses. Le suint abondant, de couleur jaunâtre et très Iluide, est toujoui s l iclie en oléine et caractérise une laine douce forte et nerveuse. Le suint pâteux, de couleur blanchâtre, riche en stéarine et palmitîne donne une laine rude, poisseuse et moins forte. Le suint peu abondant, surtout lorsqu'il est pauvre en oléine, indique des laines sèches et cassantes.
La longueur des brins est importante à rechercher, le commerce préférant ces laines. Les toisons qui les présentent oiïitMil donc une plus-value tenant à leiu- ]»lus «:r*an<ie valeur intrinsè(|ne ('( à Irur jdus fort poids, la longueui' varie de 4 à 30 ccnl inu lrcs suixant les races.
Dans chaque catégoi ie, laines courtes ou laines longues^ on peut trouver des diJI'érences tenant à la finesse du brin, la douceur de la toison, Thomogénéité, le tassement. On sélectionnera, en recherchant chez les reproducteurs les brins lins longs ainsi que les toisons homogènes et tassées.
En résumé, la sélection au point de vue de la laine s'exercera sur les individus présentant la toison la plus étenducy à mèches les plus lont/ues et dont les caractères de linesse sont, à Tépoque considérée, les plus recherchés.
Les brebis qui ne piésentent pas, rclulivcnient à rensemble du tiouj)eau, des toisons à mèches longues et à brins lins devront êti*e réformées et on écartera de la reproduction les béliers qui n'offriront pas ces caractères.
La perfection des formes, la précocité entraînent un plus grand développement de la peau et une élévation du poids de la toison ; il y a donc compatibilité parfaite entre ces exigences, il restera uniquement à choisir parmi les sujets améliorés ceux qui présentent la mèche la plus longue et le brin de qualité estimée.
L ue (ierniric i'cniar(jue doit être faite à projtos des J)éliers : les reproduclcui s inàlcs (jui |)résciitciit à la inu^picuse interne de la lèvre, à la langue ou sur la niuipieuse buccale des traces de pigmentation procréent souvent des agneaux à toi.son noire ou tachetée ; il importe donc d'éliminer les sujets ainsi marqués.
Sélection des mâles. — L*examen des qualités de la toison
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ACCOUPLEMENT. 19
sera coiuplété i)ar Tobservation des caractères sexuels du mâle. Les oi*ganes génitaux seront normalement développés, les testicules gros,- allongés ; chez les bétes fines les bourses sont garnies de poils.
En général, le bélier doit avoir la tète relativement courte, le chanfrein large, la nuque forte, les oreilles fines dépourvues de poil, le front dévelo[)pé, le cou épais, eourl, la poitrine amplf, le gai iul peu sorti et arrondi, le dos droit, les reins et la rroupe larjjes.
Le bélier doit être vigoureux et ardent ; il convient de s'assurer de son ardeur au coït, certaines variétés très améliorées montrant des signes de frigidité et même d'impuissance ou d'infécondité. Chaque race présente un type de mâle où les caractères de sexualité se manifestent avec quelque diversité. Bakewell, le grand améliorateur des Dishley, recherchait chez ses reproducteurs les caractères suivants : le cou d*un bélier doit être épais et courbé « de sorte que les gouttes de son nez puissent tomber sur sa poitrine ». La tête sera longue, droite entre les yeux, avec des oreilles minces dépouillées de Ijiiiio.
Sélection des femelles. — Iiulépendainiiient de la Ixtinie conformation des organes rejaoducteurs, de la qualité de la laine, on appréciera le développement de la mamelle soit i)ar le volume, la souplesse du pis, les plis qui! forme en ai rière, la présence de trayons supplémentaires, soit, s'il s'agit d'une primipare, par l'écartement des tétines. Les parturitions doubles étant une particularité souvent héréditaire, on pourra s'informer de la fécondité de la femelle considérée.
il. - ACCOUPLEMENT.
• Pratique de la reproduction. — La brebis, comme toutes les femelles, ne peut être fécondée que lorsqu'elle est en rut. Les chaleurs de l'agnelle débutent ordinairement vers le dixième mois et se manifestent ensuite à des époques périodiques. Le bélier est dans toute sa vigueur sexuelle de quinze mois à quatre ans.
'Les chaleurs de la brebis sont parfois peu marquées, on
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observe simplement une certaine apitalion, de rinquiétude et une diminution de l'a|»pt'(il. Les muqueuses vaj^niiales sont turo^esocntes et sécrètent un liquide à odeur pai lirulirre qui attire le bélier; la brebis fait enlendi'e un bêlement particulier, recherche le màle et se laisse couvrir sans résistance.
Les brebis entrent généralement en chaleur quatre mois après la parturition ou, lorsqu*on cesse de les tnûre, dans le courant de l'été; cet état se renouvelle tous les seize» dix-sept ou dix-huit jours (quinsse jours au minimum, vingt-quatre jours an maximum) ; la présence du bélier parait favoriser ces. manil'eslations.
I^e béliei' est tonjoui's prêt à rarrouideinenf , (jui dans le cas des oM'dés porte le nom de lutte; sa ^i«J;ueln■ à ce ]»oiiit de vue est des plus remarquables et il peut féconder durant la saison de monte — six semaines environ — un nombre de brebis compris en(i*e 30 et 100, suivant son âge, son alimentation, le régime d'exploitation, etc....
Le^ mâles ovins commencent ordinaii'ement la lutte à douze! ou quinze mois et s'accouplent sans inconvénient une fois par jour: les années suivantes ils peuvent fournir deux ou trois saillies par jour. Les femelli's peuvent leur être conduites à (]iiin/.e tnois, iri'àce à une alimentation rationnelle et inlensive. Ces brebis j)ourron( parfaire leui" développement tout en m»»nant à bien la gestation.
On pratique i'accouplement suivant les deux modes : lutte en main, lutte en liberté.
La lutte en maint qui plus exactement rappelle la monte mixte des équidés et des bovidés, consiste à placer dans le compartiment du bélier la brebis ou les brebis en rut et à les en retirer après Faccouplement. Ces procédés doivent être préférés à la lutte libre où les béliers réunis au (roupeau s'aecouplenl à leur fantaisie, luttant ainsi j)]iisienis fois de suile la même bi'ebis et s'éjmisant sans résultat. Si l'on emj)loie cepi'océdéavec plusieuis béliers disséminés dans le troupeau, il faut tout au moins les mettre alternativement parmi les brebis en soumettant les béliei^ séparés à un repris et à une nourriture fortifiante ; on évite ainsi les combats de mâles et les
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ACCOUPLEMENT
saillies consécutives répétées ([ui iiuisnil à lu lécoiidation.
Avec la lutte libre les pi océdés de sélection ne peuvent être ein])loyés ; la lutte à la main permet seule de pratiquer cette méthode de perrectionnemcnt.
L*application du procédé de lutte en main exige la connaisisance de Tétat de rut des femelles; aussi a-t-on soin de placer dans le troupeau un bélier boute-en-train muni d*un tablier de toile enveloppant le corps et le mettant dans Timpossibilité de féconder les brel)is. |j)i*s(|ue le l)ei ffer s'apeiroit à ses tentatives qu'une biebis est eu chaleur, il l'enlève et la conduit au bélier de choix.
Si Ton craint ([ue par défaut d'inattention le berger ne remarque pas les tentatives du bélier boute-en-train ou souffleur ^ on pourra enduire le tablier protecteur de peinture molle, d*ocre : toutes les brebis marquées de rouge à la vulve seront en état d'aptitude à la gestation.
il est bon de suivre le conseil i)rati(}ue suivant : le tablier du«oii/7?eMrdoit être percé d'un trou pour que l'urine s'écoule; raj)parition d'un bélier ainsi entravé occasionne pai'lois une panique dans h» troupeau, cependant les brebis s'uccouluuient vite à ces nouveUes |ii ati(ju»;s (L)"" Aulellet;.
La lutte en main permet de déterminer exactement et de limiter l'époque deTagneiage.
On pratique également pour les moutons un procédé spécial de lutte libre par groupe de brebis. Ce procédé, utilisé autrefois par quelques grands éleveurs anglais, J. Webb notamment, consiste à diviser le troupeau en groupes de "brebis auxquelles on donne le bélier susceptible d'améliorer leurs défauts ou leuis défectuosités; c'est Tancieune méthode dite de rappareillement.
11 est facile de conce\oii' (jue cette ujélhode enti'aîne quelque difficulté dans la tenue ilu troupeau, «'\i're plusieurs béliers et des parcours distincts ; de plus, les elîorts des béliers seront inégalement répartis selon le nombre de brebis en chaleur dans chaque petit troupeau dont il est le màle unique. A ce mode de sélection pratiqué d^une façon générale et d'ensemble, il faut évidemment préférer la sélection individuelle, facilitée pai- la lutte à la main. Le léger reproche qu'on a fait parfois