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Choix des animaux d'engrais. — La viande de mouton devant se.*J (jualilés de sa\ eur, de finesse à >a nuiluiilé. il inipoi le dechoisii' les sujets j>ar\enus à l à^re adulte ou sur le point do le devenir, aulronienl la chairn'a plus les ([ualKésde celle de raj:neau gris et ne possède pas encore celles du mouton.
Déplus, les sujets en période décroissance, détournent de la formation de la viande grasse une partiedesalinicnls pour parfaire leur développement, ils s'engraissent moins aisément, font de la chair plutôt que de la graisse, gagnent du poids, non de la qualité.
Les moutons d'engrais devront être néanmoins adultes depuis peu de temps, la puissance dipestive diminuant avec lage; ils présenteront une bouche fraîche, c'est-à-dii e inonti-ei onl révolution récente des dernières dents pcrinanentes, éj)(M[U(; d autant jdus préinaturt'c «lue les sujets sont précoces. Lesovidés appartenant au.\ viandes précoces de\ ront toujours ètie préférés à cause de leur dév^oppement tardif, delaréirnlarité de conformation, tout en prenant en grande considéiation la qualité pe la viande qui assure toujours des débouchés rémunérateurs.
£NGRâISS£MëNT £XTfiNSIF.
Le choix s'exercei'a également sur la légulai ilé de conformation, l'état (le santé général, la i)ro|)ension à l'engraissement indiquée pai- la souplesse de la peau.
La présence des caractères de la cachexie, visibles à la muqueuse de Tœil, doit faire écarter les sujets qui les présentent.
L'aptitude individuelle à rengraissement peut s'apprécier en palpant avec la main répaisseur du garrot, puis la largeur des lombes au niveau des épaules, les sijgets maigres ont un garrot étroit et saillant et l'on sent immédiatement sous la peau
l'extrémité des vertèbres lombaires. Le plissement facile delà peau à la hase de la (jueue ré\èle un sujet tendre; les animaux durs ont au contraii e la peau adhérente aux parties sous-jacenles. Il est souvent avantageux d'acheter des moutons demi-gras et d'achever simplement leur engraissement. On réalise l'engraissement à Taide de procédés se classant dans l'uue des deux catégories : engraissement extensif et intensif, engraissement mixte*
Engraissement extensif. — L'entretien au pâturage des moutons à Tengrais contribue à donner à la viande une saveur particulièrement estimée. Cette spéculation peut se réaliser
suivant deux modes. Dans les régions où la culture des céréales doniin<' on mène paître les trouj)cau\ >ur les chaumes iierbeux entre la moisson et les premiers labours d'automne; les animaux s'engraissent ainsi aisément.
Dans le second mode les ovidés consomment l'herbe laissée par les bovidés à Tengrais, c'est ainsi qu'en Normandie, Gharolais, Auvergne, etc., on fait passer après les bœufs, des chevaux qui tondent Therbe plus près, et enfin des moutons qui gr&ce à la mobilité de leurs lèvres peuvent couper les plantes rez-terre. Les herbagers, pour utiliser au maximum leur pâture, achètent vers la fin de Tété un certain nombre de moutons qui parviennent à l'état de gras avant les premiers froids.
Le chargement des herbages ou l'étendue^ à laisser aux moutons pâturant sur les chaumes, dépendent de l'abondance des ressources fourragères et de l'aptitude individuelle des sujets. £n principe, l'engraissement extensif ne doit pas
BXPLOlTATIOiN DES OVIDÉS.
dépasser, pour être rémunérateur, la durée de cent à cent vingt jours ; il conviendra donc de ne placer les sujets à
Tenirrais (juc sui* les pâtures fertiles ; les liorbaj^es de moindre <|iKilit(' leccM'oiil soit les bi-ebis fatij:uées par les fiestalions, soil les moutons, mis simplenu'nl en état avant d'être vendus dès l'hiver aux en^naisseurs spéciaux.
La viande des moutons engraissés au voisinage de la mer, sur les prés-salés, possède une saveur spéciale» très appréciée; ces sujets proviennent du littoral normand, breton, poitevin, vendéen et du golfe de Lion. La constitution spéciale de la flore de ces pâtures contribue, ainsi que la teneur de la brise marine en sel, iode, brome, etc., à réaliser cette particularité ; la qualité de la viande n'est pas en effet le privii^LTo (le (M'ilaiiies ijum's. les moutons piés-salés sont aussi bien (l(»s dishieys, des pyrénéens que des llamands, des southdowns.
Engraissement mixte. J )ans ces j)rocédés on associe au régime du j)àturage une ration supplémentaire composée de foin, de paille de bonne qualité, de tourteaux, etc... La ration suivante peut servir de type général :
Foin dû luzerne 250 grammes.
Paill.» aiiO —
Farine d'orge -00 —
Tourteau 200 —
Engraissement intensif. — L'engraissement à la l)eigerie doit se prali(}uri' dans le délai mininuun ni sa durée ne doit pas dépasser quatre-vingt-dix à cent jours pour permettre de réaliser des bénéfices appréciables. Il faudra donc alimenter copieusement les sujets et réduire les pertes de Torganisme. Les meilleures conditions sont réalisées dans les régions à culture intensive où les moutons d^engrais consomment les pulpes de sucreries, lesdrèches, etc. ; on associera à ces rations des aliments concentrés qui détruiront les effets nuisibles que i)ourraient avoir l'absorption en forte piopoi tion de ces aliments a<|ueux. L'appétit des sujets diminuant à mesure que l'opération se poursuit, on devra réserver pour les dernières rations les aliments concentrés, sapides et resserrer graduelle-