‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 37 sur 168 · ENGRAISSEMENT INTENSIF · texte numérisé non relu

ENGRAISSEMENT INTENSIF

ment la relation nutritive. Le mélange d une cei-luine ({uantité de sel marin aux aliments régularise et excite les fonctions digestives.

Les repas seront nombreux, variés et distribués régulièrement avec grande propreté. On donnera au premier repas la plus grande i)i-()])ortiond*aliments grossiers (mélange de pulpe et de menue paille par exemple) ; le deuxième repas comprendra une certaine quandti'* de ces aliments ^Mos^iers associi'S îi (les alimenls conccnl rés ; ces dernirrs s«M (>nl <listri])iiés seuls au troisième l epas, le reste des aliments {grossiers sera mis à la disposition des moutons au quatrième repas, les animaux pourront achever de les consommer pendant la nuit.

L'eau de boisson sera distribuée à discrétion, fraîche et pure.

Voici quelques spécimens de rations calculées pour 400 kilogrammes de matière humide, les moutons devant recevoir à discrétion ces lalions .Sanson) :

Pulpe de betteraves, 50 kilogr.

Paille de froment 20 —

Paille de fèves 20 —

Tourteau de coton Ift —

100 kg-RN = jîj

Foin de pi é 10 kiloyr.

Betterave 72 —

^ Ralles d'avoine 8 —

Tourteau d'arachide 5 —

Son de froment 5 —

100 kg— RN=j

Foin de prc 15 kiloyr.

Marc de raisin 80 —

Tourteau de sésame 5 —

100 kg— RN-^

: Pour un animal de poids moyen on pourrait également choisir les rations :

EXPLOITATION DES OVIDÊS.

Foin

Pulpes ± kilogr.

Tourteau d'œiUelte 400 grammes.

Orge moulue 300 —

Foin 1 kilogr.

Paille i —

Drèches 2 —

Foin de luzerne lkc,5

Carottes 1 kilogr.

Tourteau de coton 500 grammes.

Son 200 —

Foin 500 grammes.

Paille d*avoino îiOO —

RfMtorave 2 kilop:r.

Fé vérole 400 grain tiics.

Son 250 —

Les inslallalions seront construites simplement, alin de ne pas grever de frais considérables une spéculation zootechniqiie de courte durée ; od pourra utiliser les hangars, clos du cùté des vente dominante ; on construira des locaux simplement aménagés pouvant servir à d*autres usages, de bergerie noUmment une fois les moutons gras vendus.

Pour se rendre compte des progrès de Tengraissement, on examinera les principaux maniements, le bréchet ou poitrine, le contre-cœw\ la c<'>tt\ le travers^ le cimier ou aboid, la mamelle [hvph'i>\^ U' scrotUDi Ix'dirr li*:. 13).

La tonte prati(jiiée dans la liuilaine de l installation «dï're Tavantage, de procurer outre la laine obtenue, une augmentation sensible de l'appétit.

Le mouton à Tengrais est plus vile dégoûté que le b(puf, les rations doivent être variées fréquemment et distribuées avec régularité.

Pour Fengraissement des moutons adultes une relation nutritive large (1/8) donne d*aussi bons résultete qu*une relation nutritive étroite (I /4àl /5) ; dans les rations, l'aliment concentré peut être constitué aussi bien par des i;rains (riches en hydrates de carbone digestibles et relativement pauvres en protéine digestible , du maïs par exemple — (|ne par des tourteau.x (riches en protéine digestible et relativement pauvres

EN6RÀISSEMBNT UNTENSIF.

en hydrate de carbone digestibles). Lorsque la ration renferme déjà en quantité suffisante des aliments assurant la régularité des fonctions digestives (betteraves fourragères^ drèches

FSg, 13. — Maniements du mouton.

humides) le choix des toiiileaux doit èlre surtout (hHenniné par le prix de revient au(iuei ils livrent le kilogramme d éléiiieiits digestibles (Laurent).

vu. — EXPLOITATION DES OVIDÉS PRODUCTION DE LA LAINE.

Nous avons établi précédemment qno la pi oduction de la kines'exerçait parailèiementà celle delà viande. Les conditions d'alimentation, de logement, d'hygiène, etc., étudiées viseront donc également Texploitation des troupeaux au point de vue de la laine, nous devrons simplement examiner ici la récolte et la vente de ce produit.

On se l'tippellora siinpleinent ([ue l alinientation n'aj^it pas sur la linesse <le la laine mais sur la longueur et la régularité de (liarnt'IiT des bi ins.

Récolte de la laine. — L'a«;neau nait en ^aMiéral avec uni^ toison inipail'aile et i'ortement mélangée de jarre, les brins offrent des diamètres variables et des longueurs différentes (toison non homogène) ; les mèches sont pointues, plus ou moins ondulées, mais les brins n'offirent jamais des frisures aussi accentuées que celles qui seront perceptibles plus tard ; le suint est peu abondant et des pigmentations rousses peuvent se présenter, pour disparaître avec l'âge.

Vers sept mois la laine commence à se faire el prend du corps a}>rès la preniit re tonte. A la deuxième tonte fvinfj^l mois) la toison a pris ses caractères (iélinilifs, mais son poids réel et maximum n'est atteint ({u'à la troisième tonte. Ces rendements en laine se maintiennent durant les quatrième et cinquième tontes, soit jusqu'à quatre ans et demi, pour décroître ensuite comme quantité et qualité.

Les brins de la sixième tonte sont moins longs et plus irréguliers, le suint devient de moins en moins abondant, la laine sèche devient cassante, se feutre et se décolore jusqu'à ce qu'apparaisse le jarre vers Tage de sept ans. Les animaux ont ordinairement terminé leur carrière à l'abattoir avant cette date; on consUile laiement ces faits, ainsi (jue la perte des toisons par plaques chez les très vieilles l)ètes. Dans le cas d'état maladif, la laine s'arrache facilement et

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