‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 38 sur 168 · BÉGOLTË DE LA LAINE · texte numérisé non relu

BÉGOLTË DE LA LAINE

tombe par touffes au voi^îna^e de la queue, ])uis au venhe, aux flancs, etc... L'enchevètremenl des brins consliluaiil un feu(ra}<e serré ne se niunit'este (|ne painii les houpeaiix mal nouiris, il iinporto «le faire disparuilre cette cause de déprécialinn en modiliant le régime.

La qualité de la laine varie suivant les parties du corps envisagées et on distingue à ce point de vue sept régions.

La première région, constituée par une surface elliptique embrassant Tépaule, les côtés de la poitrine, produit la qualité la meilleure. On peut placer ensuite les parties avoisinant le dessus et le dessous de Tépaule et du flanc, puis les côtés de la ligne médiane du dos ainsi que la cuisse et le voisinage du venlre, enliii la li<:ne médiane du dos, le bas de la cuisse et de Tépaule, la gor^^e.

Les parties non dénommées fournissent unt? laine grossiî're (abalsi : iiaul de la jambe, baut de la queue, nuque, partie, restante du col et du ventre, bas de la jambe, extrémité de la queue, front, extrémité de la jambe et chanfrein.

Le diamètre suit, dans ces sept régions, une progression continue qu'on peut définir ainsi, pour une toison de finesse ordinaire :

DiniiirtiT (lu brin.

Région n» 1 omm.OKi

— 3 Omm.OlS

La longueur du brin varie également d'après la partie du corps considérée, la région où la croissance de la laine parait la plus rapide, est délimitée par une bande comprise entre la troisième vertèbre cervicale et la (juatrième vertèbre dorsale,

en entourant le cou en forme de collier. Le point de la peau

produisant la longueur maxinunn corresiiond à la première verlèbre dorsale ; en partant de ceLle région la longueur du bi in diminue à mosui e qu'on s'étend vers les extrémités ; ces modifications de longueurs eifectuanl graduellement, la toison garde son apparence régulière.

PRODUCTION DB Lk UINB.

La laine peut être plus ou moins « jarreuse » : en général, la proportion de jarre varie parallèlement à la qualité de la laine ; Fépaule et le thorax qui fournissent les plus beaux brins renferment peu de jarre, les membres en sont au contraire pourvus, la ligne du dos et la naissance de la queue présentent souvent du jarre, surtout dans les troupeaux, où aucune sélection ne s'exerce pour ramélioration de la laine.

Il n'est pas sans iiiléièt de décrire ici le prorédé employé pour }M'éh'ver- un spécimen de laine sur un mouton vivant. L'animal est saisi de la main gauche à Tun des jarrets, tandis qu'à Faide de la main droite, on emprisonne sa tête et son cou entre le bras gauche appuyé contre le corps. Le mouton captif ne fait plus aucun mouvement et les deux mains étant libres, on écarte facilement les mèches de la toison pour isoler une petite mèche, tenue solidement à la pointe par la main gauche, tandis que Tindex de la main droite recourbé en crochet, exerce une traction bi us(iue sur les brins (jui cèdent aisément.

Des praticiens ont cherché à déterminer le poids de la toison, pai- l'apport au poids du corps dans les principales variétés ( «uinues, et voici les chilfres cités, à cet elfel, par Cornevin :

varjktës.

Mérinos du Chàtillonnais

Dishlov •

Southdown

Shropshiredown

Solognot

Larzac

Barbarin.. ;

HAPPORT P. lOO

entre le uoids de la toison et celui du corps avant la tonte.

MÂle.

îi,0 —

kl

Femelle.

Connaissant le poids vif d^un animal, on pourrait déterminer avec une appi^ximation suffisante celui de la toison ;

F'if^. li. — Spécimens de «livers hrinsdo laine («l'apivs pholograpliic

de grossissenienl).

1, brin de laine du mouton d'Aden : i' lîarhai in ; 3, .T de la Guadeloupe ; 4, 4' Dishlcy-Mérinos : .'i. Môrinos soyeux ; 6, 6' Soullidown ; 7, 7' Mérinos : 8, 8' DisUli y.

84 PRODUCTION DE LA LAINE

M. Baron propose pour la race mérinos la formule :

Poids de la toison ^ - y (Poids du coi)>s)<.

Récolte de la laine. — L'enlt'vcmeiil des toisons la surface du corps, portf le nom de tonte cl s etlectue à l aide de ciseaux, de force, de tondeuse (1).

L'emploi de la tondeuse est uelLement préférable, elle n'occasionne aucune blessure, coupe à la même hauteur el accomplit i*apidoment le travail.

Des expériences deliuzard et Tessier, Nathusius, Baudouin» ont permis de constater que la pousse de la laine était régulière et que les brins deideux, trois ans' avaient une longueur double, triple des brins de un an. On s*est demandé s*il n*y aurait pas avantage à livrer au commerce des laines à lon^çs brins de deux ou trois ans, les mècbes longues élanl reclierchées et j)ayées plus cber. Mais ces prali(jues entraîneraient de sérieux incon\éinents : la laine, au bout de douze ou (|uatorze mois de pousse est mùrey se détache facilement, s'accroche aux buissons ou pend en loques, le poids d*une toison de deitx ans n'atteindrait donc pas, pratiquementy le poids total des deux toisons d'un^n. Dorant la saison chaude, une toison aussi développée incommoderait les animaux, au point de les faire dépérir ; par suite de cet excès de chaleur organique, la sueur est abondante, le suint est sécrété en grande quantité, il monte trop ei ces deux produits, fermentant après la tonte, ' déprécient la laine.

La ((ueslion de la tonte annuelle semble donc résolue, il ne reste plus qu'à déterminer l'opportunité de deux toutes annuelles ou d'une seule.

Les expériences réalisées par Berthold, Moleschott, Steiger et Stohman, ne concordent pas avec l'observation des faits relatifs à la tonte annuelle ou bisannuelle, mais les considé-

(1) La coutume antique de l'arracha^'r- do la laine « mûre » 8*est consorvt^e dans l'Irlande, les Orcades, les Ferrof, etc. Les (Jrecs ou les Asialiijut's, les jtreniicrs, imaginèrent de tondre les l)Ovid(''s; VniTon dit <iue les premiers « tonsores » arrivèrent de la Gilicic ù Home, l'an 454 de sa fondation.

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