RACE DU PLATËAU CENTRAL
neuses, la toison csl noire, rousse ou blauclic avec des (urlies sur les menil)res. Le poids vif ne dépasse guère 20 à 2."> kilogrammes, ou ])ar\ient à 30 kilogrammes après engraissement. Le mouton creusuis donne une viande dexcellente qualité, ayant peu d'os ; la viande est très estimée pour la délicatesse de son goût. La toison, grossière, à mèches pointues, pèse environ 700 à 900 grammes et se vend au maximum i fr. 25 ; elle est utilisée sur place à la confection des bas et tricots.
Le tempérament est nisiiquc, sobre, les moutons étant habitués à vivre sur les mairies pâturages. Dans la partie la moins lertile du massif granilicjuc, le mouton marehois est petit, has sur jainl)es, la conlormation s'amplilit; vers le nord, par suite de l ahondance des ressources alimentaires, et aubsi grâce à des croisements avec les types du fU rry.
La petite variété connue sous le nom de Pc/i/s Marchoîs ou Bocagers peuple la i-égion d'Âubusson, vers la vallée derAlliei-.
En règle générale, la Creuse, peu fertile, se pràte mal à Fengraissement; les moutons marchois sont vendus aux provinces voisines, le Berry, le Morvan, le Gharolais; les engraisseurs de la Charente-Inférieure les recherchent même sous le nom de Petits Limousins; leur sobriété native permet un rapide engi aissement dans ces contrées jdus privilégiées.
Dans la l'éjiion du (liocq ifli'euse^, uin' progi'e»ion régulièrement ascendante du jtoids des individus a pu être obtenue grâce à raniélioration du régime alimentaire des mères et des agneaux, à l'introduction dans la ration de grains tourteaux en mélange avec des topinambours écrasés. La sélection appliquée concurremment avec des croisements Southdown a permis d*améliorer les troupeaux (R. Oilry).
On produit depuis quelque temps des premiers métis Marchois-Southdown, aux oreilles courtes et dressées, aux extrémités noires, alliant la rusticité de leur mère aux qualités du père ; les agneaux, précoces, engraissent vile.
Dans les cantons [\v> inonlai^neux de ('>enlroux-la-('.ourtine, où d'iinnienses étendues de ])inyère assurent aux troupeaux une nourrituie saine, ([uoique peu abondante, rexploitaliou du mouton acquiert une certaine importance. Tous les [)roduils, à Texception des agnelles conservées pour la remonte du
VABlâTÊ LIMOUSIN B
tmupeaii,sont vendus à un an et conservées au pâturage dans la lande pendant cinq mois; au bout de ce temps, ils sont revendus sous le nom de doublon» aux cultivateurs des régions de plaine, qui les engraissent et les livrent à la boucherie à la fin de leur troisième année. Le rendement moyen en viande nette pour les bons moutons du pays ne dépasse pas 50 p. 100.
Variété Limousine.
il n'existe pas de transition bien marquée entre les variétés ovines de la Marche et du Limousin ; on observe simplement une amplification des formes tenant à un milieu plus fertile, à mesure qu'on passe de la Creuse à la Haute-Vienne et la Charente (arrondissement de Confolens) en traversant la Corrèze.
Les moutons du Limousin ont subi des perfectionnements sensibles: le poids vif s'est élevé, la conformation s'est régularisée. La qualité i\v la viande est d'ailleurs des plus remar- (juables et la rusticité de ces sujets les lait justement apprécier dans res régions.
Le principal profit de leur exploitation est la production de la chair, la laine, peu estimée, ne pesant pas plus de 500 grammes à i kilogramme. Les Limousins sont expédiés en grand nombre au marché de la Viilette, où leurs gigots sont très estimés.
L^engraissement se pratique, en iiarticulier, dans les vaflées fertiles au climat doux; le mouton de Saint-Léonard est parti eu l i è re m en t appréc i é .
Variété Saintongeoise.
L'augmentation de taille est encore plus sensible dans les moutonsdes petits troupeaux de TAngoumois et de Saintonge, et arrive à une élévation de 0™,60, tout en présentant un squelette fin et des masses musculaires bien développées. La